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Tokyo Skytree
東京スカイツリー
Histoire
Ancien(s) nom(s)
New Tokyo Tower
Architecte
Nikken Sekkei[1]
Construction
du au
Ouverture
Coût
65 milliards de yens (550 millions d'euros)
Statut
Achevée
Usage
Communication, restaurant, observation, diffusion
Architecture
Style
Néo-futurisme
Matériau
structure en acier
Hauteur
Flèche : 634 m
Toit : 495,0 m
Dernier étage : 451,2 m
Surface
31 832,6 m2 ou 229 410,3 m2
Étages
32 au-dessus du sol
3 au-dessous du sol
Nombre dʼascenseurs
13
Administration
Contracteur
Obayashi Corporation
Propriétaire
Tobu Tower Sky Tree Co., Ltd. (d)
Site web
(ja + en + zh-Hans + zh-Hant + ko + th) www.tokyo-skytree.jp
Localisation
Pays
Ville
Coordonnées
35° 42′ 37″ N, 139° 48′ 39″ E
Carte

La Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tōkyō Sukaitsurī) est une tour de radiodiffusion du Japon, située dans l'arrondissement Sumida de Tokyo. Haute de 634 mètres, elle devient, le jour de son inauguration en 2012, la deuxième plus haute structure autoportante du monde après Burj Khalifa.

Structure

Un échafaudage de métal qui porte haut dans le ciel une petite soucoupe volante, du moins quelque chose qui y ressemble.
Vue en contre-plongée de la Tokyo Skytree, avec impression de symétrie verticale, lors d'une journée ensoleillée à 8 h du matin en 2019.
Sumidagawa Hanabi Taikai.

Initialement prévue pour mesurer 610 mètres, la Tokyo Skytree culmine finalement à 634 mètres, soit près du double de la Tour de Tokyo[2]. L'association des trois chiffres 6, 3 et 4 peut être restituée à l'aide de trois syllabes formant l'ancien nom de la province dans laquelle se dresse la tour : Musashi. Il s'agit d'un jeu de mots à base de chiffres (goroawase) : « six » peut se prononcer mu en japonais, « trois » sa et « quatre » shi, pour former « Mu-sa-shi »[3],[4]. La tour possède trois pieds pour une stabilité maximale et une meilleure résistance aux séismes[3]. Sa forme à partir de la mi-hauteur est cylindrique pour une meilleure résistance aux vents. Deux plates-formes d'observation à 350 et 450 mètres offrent un large panorama sur la ville[5],[6].

Financement et fonctionnement

Le coût de sa construction est estimé à 65 milliards de yens (plus de 550 millions d'euros, auquel s'ajoute près d'un milliard d'euros consacré au développement commercial et immobilier du quartier), financé par Tōbu, le groupe audiovisuel public NHK et six chaînes de TV privées[7],[8]. Elle permet de diffuser des émissions télé et radio en numérique sur une surface plus grande que la Tour de Tokyo, dont les émissions sont gênées par les très hauts immeubles qui ont été construits à proximité depuis 1958[3].

Tōbu prévoit environ 5,4 millions de visiteurs de la tour la première année, puis 25 millions chaque année suivante[8]. La structure réalisée est le point culminant d'un futur développement commercial massif autour de la station d'Oshiage.

La Sky Tree abrite un complexe commercial Sora Machi (空街, litt. « ville du ciel ») qui comprend un planétarium, un aquarium, des restaurants et des boutiques, soit quelque 300 magasins répartis sur une surface de 230 000 m2[5],[3].

Dénomination

Du au , les suggestions des Tokyoïtes sont rassemblées afin de donner un nom à la tour, alors simplement intitulée « Nouvelle tour de Tokyo » (新東京タワー, Shin Tokyo tawā). Le , les six noms finaux possibles votés par les résidents de Tokyo sont choisis :

  • Tokyo Edo Tower (東京EDOタワー, Tokyo Edo Tawā) ;
  • Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tokyo Sukaitsurī) ;
  • Mirai Tower (みらいタワー, Mirai Tawā) ;
  • Yumemi Yagura (ゆめみやぐら) ;
  • Rising East Tower (ライジングイーストタワー, Raijingu Īsuto Tawā) ;
  • Rising Tower (ライジングタワー, Raijingu Tawā).

Le nom final de la tour est annoncé le  : Tokyo Skytree.

Évolution du projet

En , six chaînes de l'audiovisuel japonais s'associent autour d'un projet de construction d'une tour de radiodiffusion[9]. En , la société Tōbu rejoint le projet sur demande des autorités municipales de l'arrondissement Sumida. Le chantier de construction de la tour, géré par la société Tobu Tower Skytree, débute en sur le site d'Oshiage. Les travaux se terminent en [9]. L'inauguration de l'ouvrage architectural et son ouverture au public ont lieu le [5],[6].

  • Évolution du chantier
  • Photo couleur d'un chantier de construction devant un groupe d'immeubles, sous un ciel bleu nuageux.
     : lancement du chantier.
  • Photo couleur d'une tour métallique en construction, sous un ciel nuageux.
    .
  • Photo couleur d'une tour métallique en construction, sous un ciel bleu.
    .
  • Photo couleur d'une tour métallique en construction parmi d'autres bâtiments plus petits, sous un ciel bleu.
    .
  • Photo couleur d'une tour métallique surmontée d'une antenne de daiodiffusion, sous un ciel bleu. Un trottoir et une route à quatre voies au premier plan.
    .

Notes et références

  1. (ja) Tokyo Sky Tree, Nikken Sekkei
  2. (en) Tokyo Sky Tree ups the ante, The Independant, le .
  3. 1 2 3 4 (en) Hiroko Nakata, « Tokyo Skytree opener looms large », sur The Japan Times, (consulté le ).
  4. (en) Tokyo Skytree, « Tokyo Skytree Spec », sur Tokyo Skytree (consulté le ).
  5. 1 2 3 Languillon-Ausse 2012, p. 26.
  6. 1 2 Le Point, magazine, « La Tokyo Sky Tree en construction dans la capitale japonaise », sur Le Point, (consulté le ).
  7. Languillon-Ausse 2012, p. 28.
  8. 1 2 Leo West « Le quartier de la Sky Tree Tower à Tokyo doit passer la vitesse supérieure », Aujourd'hui le Japon, le 21 janvier 2011
  9. 1 2 Languillon-Ausse 2012, p. 29.

Voir aussi

Articles connexes

  • Tour de Tokyo
  • Nikken Sekkei
  • Tadao Andō
  • Aquarium de Sumida

Bibliographie

  • Raphaël Languillon-Aussel et al., « Mujô (無常), Nagare (流れ), Fukkô (復興) : entre tradition et modernité, le Tokyo Sky Tree et la culture de l'impermanence, du flux et de la renaissance au Japon », dans Florent Villard, Zhanchun Geng, Yujun Wu, Raphaël Languillon-Aussel, Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 : Transcultural Identity and Circulation of Imaginaries, vol. 7, Lyon, Institute of Transtextual and Transcultural Studies, (ISSN 2105-2549, DOI 10.4000/transtexts.463, présentation en ligne, lire en ligne [PDF]).

Liens externes