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The Daily Telegraph
Image illustrative de l’article The Daily Telegraph

Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue Anglais
Périodicité Quotidien
Genre Généraliste
Prix au numéro £1.20 (4  en Europe continentale)
Date de fondation 1855
Ville d’édition Londres

Propriétaire Barclays family
Directeur de la rédaction Chris Evans
ISSN 0307-1235
Site web https://www.telegraph.co.uk/

The Daily Telegraph ou The Telegraph est un quotidien d'information britannique fondé en 1855 sous le nom Daily Telegraph and Courier. Depuis 1961, il a également une édition dominicale intitulée The Sunday Telegraph, qui a sa propre rédaction.

En , le Telegraph était le journal grand format[1] britannique le plus vendu, avec un tirage quotidien moyen certifié de 842 912 exemplaires, contre 617 483 pour The Times, 358 844 pour The Guardian et 215 504 pour The Independent.

Ce journal est connu pour ses positions très proches du Parti conservateur[2],[3]. Il a soutenu les conservateurs (Tories) dans toutes les élections depuis la seconde guerre mondiale. Certains critiques le surnomment d'ailleurs The Torygraph [4].

Selon un sondage effectué en 2004, 61 % des lecteurs du Telegraph soutiennent le Parti conservateur, contre seulement 31 % de la population générale[5].

Filiale du Telegraph Media Group, il est majoritairement détenu par la famille Barclays.

Propriétaires

Page couverture du 2 décembre 1916 : « Troupes alliées marchant vers Athènes ».

Jusqu'en 1994, le Daily Telegraph et les autres journaux du groupe, était la propriété de l'homme d'affaires britannique d'origine canadienne Conrad Black. Le groupe de presse fut racheté par les frères Barclay, hommes d'affaires britanniques, déjà propriétaires de plusieurs journaux au Royaume-Uni.

Passé historique

Il reste de la longue histoire du journal une mémorable entrevue de l'empereur Guillaume II (de Prusse), publiée en 1908. Affirmant son amitié pour le Royaume Uni, lui qui a du sang anglais, en tant que petit-fils de l'impératrice Victoria s'emporte, perd le contrôle, et va jusqu'à déclarer qu'il a personnellement contribué, par ses conseils, à l'effort militaire anglais dans la guerre de Boers. Toute l'Allemagne ayant soutenu les Boers, elle découvre, consternée, que son empereur est faible d'esprit.

Positions éditoriales

Les liens personnels entre l'équipe éditoriale du journal et la direction du Parti conservateur (Tory), combinés à l'influence du quotidien auprès des militants conservateurs, font que ce journal est souvent surnommé « The Torygraph ».

Avant de se lancer en politique, le premier ministre britannique, Boris Johnson publiait régulièrement des articles dans ses pages. Le quotidien défend également des positions pro-américaines et eurosceptiques[6].

Le scandale des notes de frais

Le , le Telegraph révèle qu'un grand nombre de membres du Parlement britannique (MP) ont réclamé le remboursement abusif de frais extravagants ou sans rapport avec leur charge politique. Le journal distille alors quotidiennement des révélations sur les montants réclamés par les députés. Le scandale indigne l'opinion publique et provoque la démission du président de la Chambre des communes, le travailliste Michael Martin (non impliqué dans le scandale). Dans la foulée, de nombreux députés annoncent qu'ils ne se représenteront pas[7].

Lien avec l'affaire HSBC

Le , l'éditorialiste en chef du journal, Peter Oborne (en), proteste et claque la porte du journal en accusant la direction de tromperie envers les lecteurs et en leur reprochant de céder à la pression de HSBC. Peter Oborne réclame une enquête indépendante, et déclare « la distinction entre le département publicité et le contenu éditoriel s'est effondré » . Selon un ancien responsable du journal « HSBC est un publicitaire qu'on ne peut pas se permettre d'offenser »[8],[9].

Melania Trump

En , après que la couverture du magazine a été consacrée à Melania Trump, le journal se voit contraint d'admettre que « l’article contenait un certain nombre de fausses déclarations qui, nous en sommes conscients, n'auraient pas dû être publiées. » Le quotidien précise avoir « accepté de verser à Mme Trump des dommages et intérêts substantiels, ainsi que ses frais de justice »[10].

Notes et références

  1. En opposition au format tabloïd.
  2. Agnès Alexandre-Collier, « Le Brexit révèle les fractures des conservateurs britanniques », Le Monde diplomatique, (lire en ligne, consulté le ).
  3. Sascha Lavin, « Boris Johnson’s Telegraph Meetings Leave No Paper Trail », sur Byline Times,
  4. « Strange days at the Daily Telegraph. », sur Slate, oct. 25 2006
  5. Ipsos MORI: Voting Intention by Newspaper Readership.
  6. « The Daily Telegraph - Londres », sur Courrier international
  7. « Cameron appelle à dissoudre le Parlement, Brown n'y a aucun intérêt », Le Monde, .
  8. Eric Albert, HSBC sème le trouble au Daily Telegraph, Le Monde du 20 février 2015, Suppl. Éco et Entreprise p. 8.
  9. Peter Oborne (trad. de l'anglais par Martin Coutellier & Thibault Roques), « Pourquoi j’ai démissionné du Telegraph », sur acrimed.org, (consulté le ).
  10. (en) « Melania Trump – An Apology », The Telegraph, .

Annexes

Articles connexes

  • Histoire de la presse écrite au Royaume-Uni
  • Royal Rota

Liens externes