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Rassemblement des Argonautes (?) Cratère attique à figures rouges, 460-450 av. J.-C. Musée du Louvre (G 341).

Dans la mythologie grecque, les Argonautes (en grec ancien : Ἀργοναῦται / Argonaûtai) sont un groupe de héros apparaissant dans de nombreuses légendes, qui partirent d'Iolcos, l'actuelle Volos, avec Jason à bord du navire Argo pour s'emparer de la Toison d'or. Selon les sources, leur nombre varie, mais la tradition rapporte que l'expédition était composée de 87 hommes en plus de Jason et d'une femme, Atalante, sans oublier Médée qui les rejoint par amour pour Jason. La mention la plus ancienne de l'expédition des Argonautes se trouve dans l’Odyssée (chant XII, vers 69 à 72), dans la bouche de Circé.

Périple

Construction de l'Argo : Athéna ajuste la voile, Tiphys tient la vergue et Argos travaille à l'arrière. Bas-relief romain en terre cuite (Ier siècle environ), British Museum, Londres.

Les Argonautes sont des Minyens ou même, selon Hérodote, les ancêtres des Minyens. Pélias envoie son neveu Jason en Colchide s’emparer de la toison d'or accrochée à un chêne. Selon les Argonautiques d’Apollonios de Rhodes, Jason fait construire un bateau pour cinquante rameurs, et réunit l’équipage correspondant : les Argonautes. Ils partent de Pagasae en Thessalie où le bateau a été construit, et se dirigent vers le nord-est. Ils font escale à Lemnos, à Samothrace, pénètrent dans l’Hellespont, font escale à Cyzique, en Mysie et, après s’être engagés dans le Bosphore, ils longent la côte sud de la mer Noire jusqu’en Colchide, terme de leur expédition[1]. Orphée aurait pris part à l’expédition en charmant les sirènes, les rochers branlants bouchant le passage et le serpent gardien de la toison d’or.

Jason accomplit les tâches imposées par le roi Aétès de Colchide[2] grâce à la magie et aux drogues de sa fille Médée.

Le retour se fait par différentes routes selon les sources :

  • la même qu'à l'aller (la plus évidente) ou bien une route par les côtes septentrionales du Pont Euxin (mer Noire), par la Tauride antique et par la Scythie mineure à Tomis (nom qui signifie « tranché » en grec)[3] pour tenter de retarder la flotte d'Aétès lancée à leur poursuite, en sacrifiant Absyrte fils d'Aétès et frère cadet de Médée, emmené en otage, et en jetant les morceaux de sa dépouille à la mer afin d'obliger le roi à les repêcher pour donner une sépulture à son héritier[4] ;
  • une fuite par le Pont Euxin, l'Istros (Danube) et ensuite l'Éridan avec, concernant ce dernier fleuve, trois variantes (dans la géographie mythique, les principaux fleuves d'Europe sont connectés entre eux[5]) :

Catalogue des Argonautes

Les premières listes d’Argonautes sont celle de la IVe Pythique de Pindare et celle de l’inscription de Chios, dont les habitants se disaient descendants des Pélasges de Thessalie, donc des Minyens[8].

On sait que des catalogues d’Argonautes ont existé dès l’époque archaïque[9], notamment dans le Catalogue des femmes[10], chez Phérécyde d'Athènes[11] et chez Eschyle[12] et probablement aussi dans les Naupacties[13]. On retrouvait de telles listes également chez Sophocle[14], Antimaque de Colophon[15] et Cléon de Curium[16].

Parmi les textes conservés, si l’on excepte Pindare qui ne cite qu’une dizaine de demi-dieux[17], le premier catalogue « complet » est donné dans les Argonautiques orphiques[18]. Viennent ensuite Apollonios de Rhodes[19], qui fait souvent office de canon, Diodore de Sicile[20], Hygin[21], le pseudo-Apollodore[22], Stace[23] et Valerius Flaccus[24].

Présence des Argonautes dans les listes
Pseudo-Apollodore[22]Apollonios de Rhodes[19]Argonautiques orphiques[18]Diodore de Sicile[20]Hygin[21]Pindare[17]Stace[23]Valerius Flaccus[24]
AcasteOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
Actor fils d'HippaseOuiNonNonNonOuiNonNonNon
AdmèteOuiOuiOuiNonNonNonOuiOui
AmphiaraosOuiNonNonNonNonNonNonNon
AmphidamasNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Amphion fils d'HypérasiosNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Ancée fils de LycurgueOuiOuiNonNonOuiNonOui[25]Oui
Ancée fils de PoséidonNonOuiNonNonOuiNonOui[25]Oui
Argos fils d'ArestorNonOuiOuiOui[26]NonNonNonOui
Argos fils de PhrixosOuiNonNonOui[26]NonNonNonNon
Argos fils de PolybeNonNonNonNonOuiNonNonNon
Arios fils de BiasNonOuiOuiNonNonNonNonNon
AscalapheOuiNonNonNonNonNonNonNon
AsclépiosNonNonNonNonOuiNonNonNon
Astérion de PellèneNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Astérios de PirésieOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
AtalanteOuiNonNonOuiNonNonNonNon
AugiasOuiOuiOuiNonOuiNonNonNon
AutolycosOuiNonNonNonNonNonNonNon
Boutès fils de TéléonOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
CalaïsOuiOuiOuiOui[27]OuiOuiOuiOui
CanthosNonOuiNonNonOuiNonNonOui
CastorOuiOuiOuiOuiOuiOuiOuiOui
CénéeOuiNonNonNonOuiNonNonNon
Céphée de TégéeOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
Clyménos (?)NonNonNonNonNonNonNonOui
Clytios fils d'EurytosNonOuiNonNonOuiNonNonNon
Coronos fils de CénéeNonOuiOuiNonOuiNonNonNon
Deucalion fils d'HypérasiosNonNonNonNonNonNonNonOui
Deucalion fils de MinosNonNonNonNonOuiNonNonNon
Échion fils d'HermèsNonOuiOuiNonOuiOuiNonOui
ErginosOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
ÉribotèsNonOuiNonNonOuiNonNonOui
Éthalidès fils d'HermèsNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Euphémos fils de PoséidonOuiOuiOuiNonOuiOuiNonOui
Euryale fils de MécistéeOuiNonNonNonNonNonNonNon
Eurydamas fils de DémonassaNonOuiOuiNonNonNonNonOui
Eurymédon fils de DionysosNonNonNonNonOuiNonNonNon
Eurytion de PhthieNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Eurytos fils d'HermèsOuiOuiOuiNonOuiOuiNonOui
HéraclèsOuiOuiOuiOuiOuiOuiOuiOui
Hippalcimos fils de PélopsNonNonNonNonOuiNonNonNon
HylasOuiOuiOuiNonOuiNonOuiOui
Ialmène (?)OuiNonNonNonNonNonNonNon
IdasNonOuiOuiNonOuiNonOuiOui
IdmonNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
IolaosNonNonNonNonOuiNonNonNon
Iphiclès[28]NonNonNonOuiNonNonNonNon
Iphiclos fils de ClymèneNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Iphiclos fils de ThestiosOuiOuiOuiOui[29]OuiNonNonNon
Iphis (?)NonNonNonNonNonNonNonOui
Iphitos d'ŒchalieNonOuiNonNonOuiNonOuiNon
Iphitos de PhocideOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
Iphitos (frère d'Eurysthée)[30]NonNonNonOuiNonNonNonNon
JasonOuiOuiOuiOuiOuiOuiOuiOui
LacoonNonOuiNonNonOuiNonNonNon
LaërteOuiNonNonOui[31]NonNonNonNon
LéitosOuiNonNonNonNonNonNonNon
LéodocosNonOuiOuiNonNonNonNonOui
LyncéeNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
MéléagreOuiOuiOuiOui[32]OuiNonOuiOui
Ménétios fils d'ActorOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
Mopsos fils d'AmpyxNonOuiOuiNonOuiOuiOuiOui
Nauplios fils de ClytonéeNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
NéléeNonNonNonNonOuiNonNonNon
NestorNonNonNonNonNonNonNonOui
OïléeNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
OrphéeOuiOuiOuiNonOuiOuiOuiOui
Palémon (?)OuiOuiOuiNonOuiNonNonNon
PéléeOuiOuiOuiNonOuiNonOuiOui
PénéléeOuiNonNonNonNonNonNonNon
Périclyménos fils de NéléeOuiOuiOuiNonOuiOuiNonOui
PhanosOuiNonNonNonNonNonNon
PhalèreNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
PhiloctèteNonNonNonNonOuiNonNonOui
PhliasNonOuiOuiNonOuiNonNonOui
Phocos fils de CénéeNonNonNonNonOuiNonNonNon
PirithoosNonNonNonNonOuiNonNonNon
PéasOuiNonNonNonNonNonNon
PolluxOuiOuiOuiOuiOuiOuiOuiOui
Polyphème fils d'ÉlatosOuiOuiOuiNonOuiNonNonOui
Priasos fils de CénéeNonNonNonNonOuiNonNonNon
Staphylos fils d'ArianeOuiNonNonNonNonNonNonNon
TalaosNonOuiOuiNonNonNonOuiOui
TélamonOuiOuiOuiOuiOuiNonOuiOui
ThéséeOuiNonNonNonOuiNonOuiNon
TiphysOuiOuiOuiNonOuiNonOuiOui
TydéeNonNonNonNonNonNonOuiOui
ZétèsOuiOuiOuiOui[27]OuiOuiOuiOui

En dehors de ces listes, d'autres noms sont parfois donnés par les auteurs, comme Cios[33] et Arménos[34] chez Strabon, ou Philammon qui remplace Orphée chez Phérécyde[11].

Interprétations

Jason régurgité par le dragon qui garde la Toison d'or (au centre, accrochée à l'arbre); Athéna se tient à droite. Coupe à figures rouges par Douris, v. 480-470 av. J.-C., Cerveteri (Étrurie)

Selon Jean Haudry, la légende des Argonautes a une longue préhistoire et sa formation se répartit entre cinq strates dont la plus ancienne comporte plusieurs contes que l'on peut faire remonter au Paléolithique. Le cœur de la légende argonautique serait typique de la première période de la tradition indo-européenne. C'est une « quête du soleil » figurée par la toison d’or, grâce à laquelle Jason, protégé de la déesse Héra « Belle saison » devient un héros. Son héroïsation est précédée d’une « traversée de l’eau de la ténèbre hivernale » qui lui vaut la faveur de la déesse. Ce schéma traditionnel se repète à la fin de l'expédition au bénéfice de l'ensemble des Argonautes[1].

La légende conserve aussi des données qui remontent à la deuxième période de la tradition indo-européenne et dont le cadre social, celui de la Grèce archaïque, est maintenu par les auteurs d'époques plus récentes. La « quête du soleil » est devenue une « quête de la fortune » et, pour Jason, un rite d'initiation royal[35].

Quatrième strate, une grande partie de la légende argonautique a pour cadre la société héroïque de la fin de la période commune des Indo-Européens et de celle des migrations. Dans ce cadre, l'équipage de l'Argo constitue un compagnonnage guerrier d'hommes venus de toute la Grèce, un Männerbund, lié à son seigneur par des liens contractuels de fidélité personnelle[36]. Certaines de ces confréries pratiquent le travestissement animal, mimant la métamorphose. « Certains Argonautes portent des peaux d'animaux, Ancaios une peau d'ours, comme les berserkir scandinaves, Argos une peau de taureau, Jason une peau de panthère. L'un d’eux, Periclumenos, est capable de changer de forme à volonté comme le Mongan irlandais et ses homologues scandinaves. »[1]

Enfin, dans les temps historiques, la légende s'est accrue d’apports divers, notamment crétois, cariens, lydiens, thraces et égyptiens (Roux 1949 : 40 et suiv.), les récits successifs du périple reflètant les progrès de la géographie[1]. Parmi ces éléments les plus récents, la toison d’or qui tire probablement son origine de l'utilisation de peaux de mouton pour recueillir les paillettes, et sa localisation en Colchide, qui produisait alors de l'or, de l'argent et du fer[1].

Cette utilisation est sans doute à l'origine de l'interprétation alchimique du mythe des Argonautes, attestée pour la première fois par le Souda (Xe siècle) :

« La Toison d'or n'était pas ce que la fable dit d'elle, mais un livre écrit sur une peau et qui enseignait la manière de fabriquer l'or par alchimie[37]. »

Après, entre autres, Eustathe, Pic de la Mirandole et Robert Vallensis[38], Michael Maier, médecin et alchimiste de l'empereur Rodolphe II, fait du chef des Argonautes, Jason (du grec iasis, « médecine ») un médecin en quête de la pierre philosophale, c'est-à-dire de la médecine d'or. Le voyage des Argonautes ne signifierait rien d'autre que les étapes du Grand-Œuvre des alchimistes[39].

Évocations artistiques et adaptations

Le Périple des Argonautes, tableau de Constantínos Volanákis.

Littérature

L'homme de lettres britannique William Morris évoque Jason dans son poème The Life and Death of Jason en 1867.

Le poète français parnassien José-Maria de Heredia, dans son recueil Les Trophées paru en 1893, évoque les Argonautes dans le sonnet « Jason et Médée », dont l'épigraphe est une dédicace au peintre Gustave Moreau.

L'écrivain, poète et mythographe Robert Graves évoque la quête de la Toison d'or dans son roman The Golden Fleece (La Toison d'or), publié à Londres en 1944 et réédité l'année suivante à New York sous le titre Hercules, My Shipmate J'ai navigué avec Hercule »).

André Gide, dans son roman Les Faux-monnayeurs (1925), met en scène une association littéraire appelée « Les Argonautes » dans la satire de la société littéraire française qu'il réalise dans le huitième chapitre de la troisième partie.

Bernard Simonay, dans La Légende de la Toison d'or (2005), retrace l'aventure des Argonautes.

Dans la série Héros de l'Olympe : Le fils de Neptune de Rick Riordan, le personnage de Frank Zhang est un descendant de l'Argonaute Périclyménos.

Dans Le Voyage de l'effroi, de J. H. Brennan, dans la collection des Livres dont vous êtes le héros, le protagoniste se réveille à bord d'un bateau et libère les argonautes.

Peinture

Le peintre symboliste français Gustave Moreau peint un tableau Jason et Médée en 1865 qui montre le couple formé par Jason et Médée à l'issue de la quête de la Toison d'or.

Le peintre grec Konstantínos Volanákis (1837-1907) consacre deux tableaux au mythe : Les Argonautes et Le Retour des Argonautes.

Bandes dessinées

Le dessinateur américain Carl Barks lance Picsou, Donald et les trois neveux Riri, Fifi et Loulou sur la piste de la Toison d'or dans une bande dessinée de 1955, À la recherche de la Toison d'or (The Golden Fleecing).

Le dessinateur belge Crisse raconte l'odyssée de la Toison d'or dans sa bande-dessinée Atalante (série commencée en 2000), dont le personnage principal est Atalante, la seule femme de l'équipage.

Dans la collection « la sagesse des mythes » lancée par Luc Ferry, Jason et la toison d’or, série en trois tomes sur un scénario de Clothilde Bruneau et les dessins d’Alexandre Jubran (Glénat 2016-2019), raconte en BD le mythe de Jason et le voyage des Argonautes suivi d’un texte explicatif de Luc Ferry sur les mythes et leur source.

Au cinéma

Le périple des Argonautes donne lieu à plusieurs péplums qui s'inspirent assez librement des différentes sources du mythe. Le plus fameux péplum sur ce sujet est Jason et les Argonautes de Don Chaffey, sorti en 1963, connu entre autres pour les effets spéciaux de Ray Harryhausen[40]. Le voyage des Argonautes les emmène dans une géographie imaginaire ; les interventions des dieux sont régulières et codifiées (Héra n'a le droit d'aider Jason que cinq fois). Le scénario semble s'être inspiré d'assez près des Argonautiques d'Apollonios de Rhodes, même s'il en écarte certains épisodes (l'île de Lemnos) et en remanie d'autres. Ainsi les Argonautes rencontrent Talos à l'aller, et le dieu Triton intervient pour les aider à franchir les Symplégades. Les soldats nés des dents du dragon sont représentés comme des squelettes, et Jason affronte lui-même la créature gardant la toison, et qui est ici une hydre.

Un téléfilm américain, Jason et les Argonautes, a été réalisé en 2000 par Nick Willing[41].

Jeux vidéo

Rise of the Argonauts, un jeu vidéo de rôle développé par Liquid Entertainment et sorti en 2008, propose au joueur d'incarner Jason en quête de la toison d'or. Le jeu s'inspire très librement du mythe antique, puisque la toison d'or a ici le pouvoir de ressusciter les morts, que les Argonautes rencontrent Méduse qui appartient en réalité au mythe de Persée et que Jason est amené à croiser Achille, qui fait habituellement partie de la génération suivante dans les textes antiques[42].

Références

La série The Terror, qui raconte le périple de 2 navires dans l'Arctique, fait référence aux Argonautes.

Un établissement sportif et culturel, inauguré en 2017 dans le quartier de l'Argonne, à Orléans (Loiret, France), a été nommé « Argonaute », à l'issue d'une consultation des habitants.

Série d'animation

  • Le protagoniste de l'animé DanMachi, Bell Cranel, possède une compétence se nommant "Argonaute"

Notes

  1. 1 2 3 4 5 6 Jean Haudry, Les origines de la légende argonautique, etudesindoeuropeennes.fr, 2015, p.9
  2. Otar Lordkipanidzé et Teimouraz Mikéladzé, « La Colchide aux VIIe – Ve siècles. Sources écrites antiques et archéologie », Collection de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité, vol. Le Pont-Euxin vu par les Grecs : sources écrites et archéologie (Symposium de Vani, Colchide, septembre-octobre 1987), no 427, Annales littéraires de l'Université de Besançon, , p. 167-187 (lire en ligne).
  3. Virtualtourist.com, The Ancient City of Tomis consulté le 16 novembre 2008.
  4. Cet épisode est considéré par les folkloristes comme l'origine probable du motif de la fuite magique, dans laquelle une magicienne sème des obstacles derrière elle pour protéger sa fuite et celle de son compagnon (conte-type AT 313, motif D672 selon Stith Thompson). Voir (de) Die magische Flucht - 313.
  5. Francis Vian, « Poésie et géographie : les retours des Argonautes », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 131-1, 1987, p. 249-262 (en ligne).
  6. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, « Absyrtides insulae », dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang, t. 1, Librairie Hachette, (lire sur Wikisource), p. 9 : dans cet article, les auteurs ne prennent pas parti parmi les hypothèses concernant les « îles Absyrtides » qu'aucune source antique ne situe avec précision et qui pourraient se trouver aussi bien à Paliastomi en Colchide, dans le Pont Euxin (îles Leukè ou Eukon aux bouches du Danube - cf.: Bogdan Cacuci, « Le relief de la Dacie antique » sur www.antica.home.ro ), en Propontide (îles Démonesoi, Proconnèse, Halonée ou autre - cf.: Konrad Mannert, Geographie der Griechen und Römer: Kleinasien, vol. 6, Grattenauer, (lire en ligne), p. 595, Samuel S. Cox, Isles of the Princes, G. P. Putnam's Sons, (lire en ligne), p. 1), dans l'Adriatique (îles Absyrtides) ou en mer Tyrrhénienne (archipel Toscan, îles Pontines, îles Phlégréennes, Capri, îles Éoliennes ou îles Égades - cf.: Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert 1994, (ISBN 285036195X)).
  7. Pour Alain Moreau, l’expédition aboutit ainsi à une nouvelle naissance grâce à Argo qui les a « portés dans son ventre » et leur a fait passer l’initiation nécessaire pour qu’ils deviennent des héros : cf.: Le Mythe de Jason et Médée. Le Va-nu-pied et la Sorcière, Les Belles Lettres, coll. « Vérité des mythes », Paris 1994, p. 118.
  8. Bernard Haussoullier, Bulletin épigraphique (note bibliographique), Revue des Études Grecques, Année 1890, 3-10, pp. 205-213.
  9. La liste des sources donnée ici reprend (en) Andrew Zissos, Valerius Flaccus Argonautica. Book 1. A commentary, s.v. 350-483.
  10. Catalogue des femmes [détail des éditions], fr. 63 MW = Σ Apollonios de Rhodes, I, 45. Ce fragment suggère aussi l'existence d'un Catalogue des Argonautes homérique.
  11. 1 2 Phérécyde d'Athènes, 3F26 FGrH = Σ Apollonios de Rhodes, I, 23.
  12. Les Cabires, fr. 97a Radt.
  13. Naupacties [détail des éditions], fr. 4 Bernabé = Σ Apollonios de Rhodes, III, 515.
  14. Les Lemniennes, fr. 385-386 Radt.
  15. Lydé, fr. 67 Matthews.
  16. Σ Apollonios de Rhodes, I, 77.
  17. 1 2 Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne), IVe Pythique (12 noms).
  18. 1 2 Argonautiques orphiques [détail des éditions] [lire en ligne], v. 118-229 (50 noms).
  19. 1 2 Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], I, 20-227 (55 noms).
  20. 1 2 Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 41, 2-3 et suiv. (13 noms cités, 54 au total).
  21. 1 2 Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], XIV (63 noms).
  22. 1 2 Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], I, 9, 16 (44 noms).
  23. 1 2 Stace, Thébaïde [détail des éditions] [lire en ligne], V, 398-444 (20 noms cités, 50 au total).
  24. 1 2 Valerius Flaccus, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], I, 350-483 (51 noms).
  25. 1 2 Stace cite « Ancée, qui menace nos murs avec fureur » (V, 399), sans qu'il soit possible de déterminer de quel personnage il s'agit.
  26. 1 2 Diodore cite Argos comme le constructeur de l'Argo (IV, 41, 3), sans qu'il soit possible de déterminer de quel personnage il s'agit.
  27. 1 2 Diodore, IV, 42, 2.
  28. Diodore, IV, 49, 3.
  29. Diodore parle des « fils de Thespios » (IV, 41, 2 et 48, 5). S'il s'agit d'une confusion avec Thestios, alors il pourrait s'agit d'Iphiclos, Prothoos et Cométès.
  30. Diodore, IV, 48, 4.
  31. Diodore IV, 42, 5.
  32. Diodore, IV, 42, 4.
  33. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], XII, 4, 3.
  34. Strabon, XI, 4, 9.
  35. Alain Moreau, Le Mythe de Jason et Médée. Le Va-nu-pied et la Sorcière, Les Belles Lettres, coll. « Vérité des mythes », Paris, 1994
  36. René Roux, Le problème des Argonautes. Recherches sur les aspects religieux de la légende, Paris, Éd. De Boccard, 1949, p. 31 et 175
  37. Sylvain Matton, L'Interprétation alchimique de la mythologie, Paris, P.U.F., (lire en ligne), p. 74.
  38. Sylvain Matton, L'Interprétation alchimique de la mythologie, Paris, P.U.F., (lire en ligne), p. 73 ss.
  39. (la) Michael Maier, Arcana arcanissima, S.l., , 285 p., p. 62 à 77.
  40. (en) « Jason et les Argonautes (1963) », sur Internet Movie Database (consulté le )
  41. (en) « Jason and the Argonauts », sur Internet Movie Database (consulté le )
  42. Dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes, par exemple, Achille n'est encore qu'un nouveau-né au moment de l'expédition des Argonautes : Argonautiques, I, 553-558.

Bibliographie

  • René Roux, Le problème des Argonautes. Recherches sur les aspects religieux de la légende, Paris, Éd. De Boccard, 1949.
  • Pierre Lévêque et Otar Lordkipanidzé (dir.), Sur les traces des Argonautes, Université de Franche-Comté (actes du 6e symposium de Vani), 1996 (ISBN 978-2-251-60613-2) [lire en ligne].
  • Dimitris Michalopoulos, Les Argonautes, Paris: Dualpha, 2013 (ISBN 978-23537-425-1-6).


Voir aussi