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Le football en France est le sport le plus populaire et dont la pratique est la plus répandue[1].

Importé d'Angleterre à la fin du XIXe siècle sous le nom de football association, le football gagne d'abord la région parisienne et le nord du pays (notamment le Nord et la Normandie où sont créés les premiers clubs en région). Le sud est alors davantage acquis au concurrent du football, le football rugby.

Née en 1919 de fédérations concurrentes, la Fédération française de football compte aujourd'hui environ 40 000 clubs de football et 3 millions de licenciés. Elle organise les compétitions nationales et les matchs internationaux de l'équipe de France, qui a remporté la Coupe du monde de football en 1998 ainsi qu'en 2018 et le Championnat d'Europe en 1984 et 2000.

Le pays compte deux divisions de championnat professionnel (Ligue 1 et Ligue 2), organisé par la Ligue de football professionnel (LFP), ainsi qu'une compétition à élimination directe : la Coupe de France, ouverte à tous les clubs.

Organisation

Le football est géré en France par la Fédération française de football (FFF) fondée le à la suite de la fusion de plusieurs fédérations. Elle regroupe 3 143 688 licenciés (2022) pour 40 194 clubs (2022).

Fondée en 1944, la Ligue de football professionnel (LFP) gère sous le contrôle de la fédération les championnats masculins de Ligue 1 et de Ligue 2 et la Coupe de la Ligue. Des commissions de la FFF gèrent les autres compétitions comme la Coupe de France, les championnats masculins du National, du National 2 et du National 3, le Championnat de France féminin de football (Division 1, Division 2 et Division 3) ainsi que la Coupe de France féminine de football. La FFF via son Département Jeunes gère aussi les championnats de France de Jeunes (Championnat National -19 ans, Championnat National -17 ans) ainsi que la Coupe Gambardella Crédit Agricole (Coupe de France des moins de 19 ans).

L'équipe de France de football et l'équipe de France féminine de football représentent la France dans les compétitions internationales.

Championnats masculins

Palmarès

Le palmarès liste les vainqueurs des différents championnats nationaux ayant été organisées en France. Le premier championnat connu est organisé par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) en 1894, mais dès 1897 il est concurrencé par des compétitions organisées par d'autres fédérations (professionnelle, patronages, etc.). Un championnat unique et professionnel n'est organisé qu'à partir de 1932, sous les appellations successives de « Division nationale » (en 1932-1933), « Division 1 » et, depuis 2002, « Ligue 1 »[2].

Structure actuelle

Niveau Championnat
1 Ligue 1 (L1)
18 clubs
Entré 2 montées Remplacé 2 descentes + Barrage
2 Ligue 2 (L2)
20 clubs
Entré 2 montées Remplacé 2 descentes + Barrage
3 National (N)
18 clubs
Entré 4 montées Remplacé 4 descentes
4 National 2 (N2)
4 groupes de 16 clubs (64 clubs)
Entré 12 montées Remplacé 12 descentes
5 National 3 (N3)
12 groupes de 14 clubs (168 clubs)
Entré 36 montées Remplacé 36 descentes
6 Régional 1 (R1)
Groupes de 12 à 14 clubs répartis par Ligues régionales
7-18 Autres niveaux de Ligues régionales et de Districts départementaux.
La hiérarchie des championnats diffèrent selon les Ligues et les Districts.
  • Championnat national professionnel
  • Championnat national professionnel et amateur
  • Championnat national amateur
  • Championnat régional ou départemental amateur

Évolution

  • Chronologie

La frise chronologique suivante présente l'historique des compétitions de football à envergure nationale disputées depuis 1894. Chaque couleur correspond à la fédération organisatrice de l'épreuve.

Trophée des champions (football)Trophée des champions (football)Coupe de la Ligue française de footballCoupe de la Ligue française de footballCoupe de la Ligue française de footballCoupe de France de footballChampionnat de France de football de National 3Championnat de France amateur 2 de footballChampionnat de France amateur 2 de footballChampionnat de France de football de National 2Championnat de France de football NationalChampionnat de France de football NationalChampionnat de France de football de Ligue 2Championnat de France de football de Ligue 2Championnat de France de football de Ligue 2Championnat de France de footballChampionnat de France de footballChampionnat de France de football
  • Pyramide professionnelle (1932-1970)
Hiérarchie des championnats masculins professionnels de football de 1932 à 1970
Période Niveau I Niveau II Niveau III
1932-1933 Division Nationale
1933-1936 Division Interrégionale
1936-1937 Division Régionale
1937-1939
1939-1945 Championnats de guerre
1945-1970 Division Nationale Division Interrégionale
  • Championnat national professionnel
  • Pyramide amateur (1919-1970)
Hiérarchie des championnats masculins amateurs de football de 1919 à 1970
Période Niveau I Niveau II Niveau III+
1919-1939 Division d'Honneur[3] - [4] Autres niveaux de Ligues et de Districts
1939-1945 Championnats de guerre
1945-1948 Division d'Honneur[4] Autres niveaux de Ligues et de Districts
1948-1970 Division Nationale Division d'Honneur Autres niveaux
  • Championnat national amateur
  • Championnat régional ou départemental amateur


  • Pyramide unique (depuis 1970)
Hiérarchie des championnats masculins de football depuis 1970
Période Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V Niveau VI Niveau VII+
1970-1971 Division Nationale National Division Nationale Division d'Honneur Autres niveaux de Ligues et de Districts
1971-1972 Division 3
1972-1978 Division 1 Division 2
1978-1993 Division 4 Division d'Honneur Autres niveaux de Ligues et de Districts
1993-1997 Division 2 National 1 National 2 National 3 Division d'Honneur Autres niveaux de Ligues et de Districts
1997-2002 National CFA CFA 2
2002-2017 Ligue 1 Ligue 2
depuis 2017 National 2 National 3 Régional 1
  • Championnat national professionnel
  • Championnat national professionnel et amateur
  • Championnat national amateur
  • Championnat régional ou départemental amateur


Championnats féminins

Palmarès

Le palmarès liste les vainqueurs des différents championnats nationaux ayant été organisées en France.

Structure actuelle

Niveau Championnat
1 Division 1 (D1)
12 clubs
Entré 2 montées Remplacé 2 descentes
2 Division 2 (D2)
12 clubs
Entré 2 montées Remplacé 2 descentes
3 Division 3 (D3)
2 groupes de 12 clubs (24 clubs)
Entré 4 montées Remplacé 4 descentes
Barrages PAN
4 Régional 1 (R1)
Groupes de 12 à 14 clubs répartis par Ligues régionales
5 et + Autres niveaux de Ligues régionales et de Districts départementaux.
La hiérarchie des championnats diffèrent selon les Ligues et les Districts.
  • Championnat national professionnel
  • Championnat national professionnel et amateur
  • Championnat national amateur
  • Championnat régional ou départemental amateur

Évolution

Évolution de la hiérarchie des championnats féminins de football[5]
Période Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV
1918-1932 Championnat FSFSF
1932-1974
1974-1982 Division 1 Division d'Honneur
1982-1986 Division 2 Division d'Honneur
1986-1992 Division d'Honneur
1992-2002 Nationale 1A Nationale 1B Division d'Honneur
2002-2010 Division 1 Division 2 Division 3 Division d'Honneur
2010-2017 Division d'Honneur Divisions régionales
2017-2023 Régional 1 Divisions régionales
depuis 2023 Division 3 Régional 1
  • Championnat national de la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF)
  • Championnat national de la Fédération française de football (FFF)
  • Championnat régional des ligues régionales de la FFF


Spécificités dans les Outre-Mer

Le football est également un sport prédominant dans les Outre-Mer et les ultramarins contribuent très largement au football français. En effet, tous les joueurs ultramarins peuvent être retenus en sélections nationales françaises mais les clubs ultramarins sont circonscrits à leurs championnats régionaux et ne peuvent être promus dans les championnats nationaux.

Parmi les 19 ligues régionales de football dépendant de la FFF, 6 correspondent à des collectivités d'Outre-Mer. D'autre-part, le Comité de football des Îles du Nord est également affilié à la FFF tandis que la Fédération tahitienne de football et la Fédération calédonienne de football sont seulement lié par convention à la FFF. La majorité des ligues ou fédérations d'Outre-Mer sont affiliés à la Confédération internationale de football de leur continent, notamment la CONCACAF et l'OFC, ce qui permet à certains de leurs joueurs de participer à des compétitions internationales.

Histoire

Le football est d'abord importé en France au nord d'une ligne Caen-Paris-Laon. La première compétition française est mise en place à Paris en 1894.

Numéros d'affiliation des clubs de football

Depuis la création de la Fédération française de football en 1919, les clubs de football reçoivent un numéro d'affiliation. Les clubs existants en 1919 s'affiliant à la FFF, quelques centaines, font alors partie de la série 1 et reçoivent un numéro par ordre d'arrivée des dossiers. Les clubs créés après cette date viennent ensuite s'ajouter chronologiquement. Il y ainsi environ 2000 clubs affiliés en octobre 1921 et environ 4800 en décembre 1925. En parallèle, la FFF crée une série 2 pour les clubs scolaires et universitaires, débutée en 1921 et arrêtée en 1936, une série 3 pour les clubs corporatifs, débutée en 1925 et arrêtée en 1947, et une série 4 pour les clubs de la zone non occupée lors de la Seconde Guerre mondiale, débutée en 1941 et arrêtée en 1944[6].

En 1947, la FFF revoit toute sa numérotation. En effet, de nombreux clubs ont cessé d'exister, ce qui fait que les numéros d'affiliation approchent les 19000 mais plus de la moitié sont devenus vacants. Elle crée alors une série 5 dans laquelle sont reversés les clubs de la série 1, les numéros étant réattribués dans l'ordre de ceux de la série 1. La FFF s'occupe des 2000 premiers numéros, laissant la nouvelle attribution des numéros suivants aux Ligues régionales. Ainsi, ces 2000 anciens numéros n'en forment plus que 549 nouveaux. Le détail des numéros d'affiliation par Ligue est donnée dans le tableau ci-après. Le premier club affilié avec la nouvelle numérotation porte alors le 8401. En plus de cette série 5, la FFF crée une série 6 pour les clubs corporatifs, dont la renumérotation opère de la même manière. En 2008, la numérotation spécifique de la série 6 s'arrête et se greffe à celle de la série 5. Il existe de plus une série 7 pour les clubs féminins et une série 8 pour les sports-loisirs, dont la numérotation suit celle de la série 5[6].

Actuellement, un numéro d'affiliation se compose de six chiffres : le premier est le numéro de série (5 pour les clubs libres, 6 pour les clubs corporatifs, 7 pour les clubs féminins et 8 pour les sports-loisirs), suivi du numéro d'affiliation (entre 1 et 5 chiffres). Pour la série principale, la 5, Les 556 premiers numéros correspondent à des clubs créés avant octobre 1921 et les 8400 premiers correspondent à des clubs créés avant mars 1947[6].

En cas de fusion entre deux ou plusieurs clubs, le plus petit numéro d'affiliation était généralement conservé pour la nouvelle entité. Cela n'est plus vrai depuis les années 1990, où un nouveau numéro d'affiliation est généralement donné par la FFF. Ce système peut aboutir sur des situations cocasses, de nombreux clubs issus de fusion jouant avec des numéros d'affiliation de clubs fondés de nombreuses années avant la date officielle de création du club. De même, en cas de refondation d'un club à la suite d'une liquidation judiciaire, un nouveau numéro n'est pas systématiquement attribué.

Les premiers clubs à s'affilier à la FFFA sont connus grâce au procès-verbal de la séance du lundi 2 juin 1919, traitant notamment de l'« Affiliation de sociétés nouvelles », et signé du président Jules Rimet et du secrétaire général Henri Delaunay[7].

Premiers numéros d'affiliation à la FFFA
Club Remarques
1Stade roubaisienfusionne en 1964 avec le Racing Club de Roubaix pour former le Racing Stade de Roubaix, disparait en 1990 (fusion)
2Groupement Sportif de Reimsfondé par Pierre Pochonet
3Red Star Amical Club
4Club (...) d'EntraînementUne partie est indéchiffrable
5Association sportive françaiseAssociation sportive Le Perreux francilienne depuis 1988
6Club athlétique de Vitry

Formation

Filières d'accès au football de haut niveau en France[8]
ClassesGarçonsFilles
6e-5e Section sportive scolaireSection sportive scolaire
4e-3e Pôle espoirs
Lycée Centres de formationPôle espoirs
Post-bac Centres de formation

Stades

Le plus grand stade français de football est depuis janvier 1998 le Stade de France avec quelque 80 000 places assises. C'est un stade national qui n'héberge pas de club. Le plus grand stade accueillant un club est le Stade Vélodrome (67 354 places), antre de l'Olympique de Marseille, suivi du Parc Olympique lyonnais (59 186 places), puis du Grand Stade Lille Métropole (50 157 places), puis du Parc des Princes (48 712 places), puis du stade de Gerland (43 051 places) et du Stade Geoffroy-Guichard (42 000 places) et le Matmut Atlantique des Girondins de Bordeaux

Médias

Popularité

Le football pâtit d'une image moyennement positive. Selon un sondage réalisé en décembre 2021, les compétitions nationale ont une image majoritaire positive : 63 % des Français ont une bonne image de la coupe de France, supérieure au championnat de France (55 %)[9]. En 2019, 68 % des Français avaient une bonne opinion de l'équipe de France[10].

Néanmoins, selon un autre sondage de 2016, 55 % des Français disent préférer le rugby au football (36 %)[11], et ont à 44 % une mauvaise opinion du football contre 38 %[12]. Lors de la saison 2018-2019, l'affluence moyenne était de 228 329 spectateurs par journée (dix matchs) pour 67 millions d'habitants. Comparativement, elle était de 381 820 en Angleterre (pour 59 millions d'habitants[Note 1]) et 249 310 en Italie (pour 60 millions d'habitants) pour la même période.

Football et racisme en France

Les rencontres de football sont parfois le lieu de comportements et attitudes racistes provenant des supporters et/ou des joueurs. On peut citer par exemple le cas du joueur marocain Abdeslam Ouaddou qui est victime d'attaques verbales à caractère raciste d'un supporter du FC Metz lors du match contre le Valenciennes FC le [13]. Le supporter est condamné à trois mois de prison avec sursis et trois ans et demi d'interdiction de stade[14].

Le , un footballeur amateur évoluant en deuxième division départementale à Lagnieu devient le premier footballeur français condamné pour insulte raciste sur un terrain. Lors d'un match opposant Lagnieu à Roussillon, le joueur de Lagnieu traite un adversaire de « sale nègre » et « sale singe ». À la suite de cela l'arbitre arrête le match ce qui est très rare. Suspendu, le joueur est condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1 500 euros d'amende pour insultes racistes. Il s'agit là d'un jugement historique en France puisque pour la première fois, la justice condamne un footballeur pour racisme[15],[16]. Ayant fait appel de la décision, la cour d'appel de Lyon confirme, le 22 octobre 2009, sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis[17].

Football féminin

La première trace écrite de la pratique féminine remonte à 1910 à l’école supérieure pour jeunes filles de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)[18].

Suzanne Liébrard en 1920.
Grace Geyoro en 2017.

Son vrai décollage a lieu pendant la Première Guerre mondiale, où les femmes remplacent les hommes au travail mais s'adonnent également au sport. La premier match de football est disputé le et oppose deux équipes du Fémina Sport, l'une étant conduite par Thérèse Brulé et l'autre par Suzanne Liébrard[19]. Succès faisant, les femmes jouèrent en lever de rideau de la rencontre France-Belgique le [19]. Fondée le , la Fédération des sociétés féminines sportives de France organise à partir de cette année-là un premier championnat de France féminin de football[19] jusqu'en 1932.

Durant les années 1920, des figures influentes cherchent à déconsidérer le sport féminin. Ainsi, le fondateur du quotidien L'Auto Henri Desgrange affirme en 1925 « Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public, oui, d'accord. Mais qu'elles se donnent en spectacle, à certains jours de fête, où sera conviés le public, qu"elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n'est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable[19]. » De même, Pierre de Coubertin déclare en 1928, « S'il y a des femmes qui veulent jouer au football, libres à elles. Pourvu que cela se passe sans spectateur, car les spectateurs qui se groupent autour de telles compétitions n'y viennent point pour voir du sport[19]. »

À l'instar d'autres activités comme le rugby ou les sports de combat, la pratique féminine du football est interdite par le régime de Vichy le [19].

Si une pratique récréative a pu subsister après-guerre, la première initiative organisée remonte à quand un journaliste de L'Union lance un appel pour organiser un match féminin lors de la kermesse annuelle[20]. Quinze femmes répondent à cet appel. « À Reims, Humbécourt, Gerstheim, mais aussi dans la banlieue lyonnaise, se développent ainsi des matches féminins en levers de rideau des rencontres masculines, afin de divertir les hommes dans les tribunes. » Mais à Reims, les joueuses s'organisent pour pérenniser leur pratique au sein du FCF de Reims, qui deviendra la section féminine du Stade de Reims. En tant que pionnières, les footballeuses rémoises se lancent alors dans la promotion du football féminin. Pendant cinq ans, elles enchaînent des tournées internationales, jouant même devant 60 000 spectateurs indonésiens à Bandung[20]. Dans le sillage de Reims, d'autres sections se créent, notamment en Champagne-Ardenne, dans le Bas-Rhin, en Charente, dans les banlieues lyonnaise et parisienne, ce qui conduit la Fédération française de football à reconnaître officiellement la pratique le et une cinquantaine d"équipes au cours de l'année[20].

En 1970, la pratique féminine débute avec 1 700 joueuses la première saison. Durant plus de 30 ans, le nombre de licenciés peine à croître à cause d'un manque de reconnaissance, mais aussi des clichés d'un sport masculin. Ce n'est que depuis les années 2010, grâce à une volonté fédérale et la mise en place d'un plan de féminisation du football, accompagnées de résultats sportifs de l'équipe nationale et des clubs français, d'une médiatisation croissante et d'une évolution des mentalités que la tendance haussière se fait ressentir[21].

Le championnat de France est dominé par l'Olympique lyonnais, seul club en ayant fait une priorité majeure[22]. Constatant que le football féminin français n'avait pas autant progressé qu'escompté après l'organisation en France de la Coupe du mondé 2019, par exemple en comparant la tenue de la finale de la Coupe de France 2023 à Orléans devant 7 000 personnes et la finale de la Coupe anglaise devant 80 000 personnes, la FFF adopte le la création d'une ligue féminine pour juillet 2024[22]. Pour obtenir des retransmissions télévisées de meilleure qualité, les normes concernant la qualité sera relevée et trois rencontres au moins devront être disputées dans un stade des championnats masculins[22].

Évolution du nombre de joueuses licenciées en France[23]

Port du voile dans les compétitions féminines

Depuis 2014, à l’instar des fédérations internationales de basket-ball, de handball ou de karaté, la FIFA autorise les footballeuses à porter le voile lors des matchs officiels, mais la FFF a choisi de continuer à l'interdire en France[24], malgré un avertissement de la part de l’ancien président de la FIFA, Stepp Blatter[25]. La FFF invoque des raisons d’hygiène, de sécurité[26], mais Bouchra Chaïb explique que ce sont « de faux arguments, car il existe un hijab homologué pour pratiquer le sport de compétition »[27]. L'autre argument de la FFF est celui de la laïcité. L ’article 1 de ses statuts de explique ainsi que « sont interdits, à l’occasion de compétitions […], tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale »[27]. La FFF invoque également la charte d’éthique et de déontologie du football français, selon laquelle « Un terrain de football, un stade, un gymnase, ne sont pas des lieux d’expression politique ou religieuse. Ce sont des lieux de neutralité »[28]. À cet argument une footballeuse objecte que porter un voile n'est pas faire l'apologie de la religion[28]. Une footballeuse citée par Marianne explique que cette règle a pour conséquence qu'« en France, les footballeuses qui portent le hijab voient souvent leurs ambitions sportives être stoppées tôt dans leur carrière »[29]. Le collectif Les Hijabeuses est créé en 2020[28] pour tenter de mettre fin à cette exception française[30]. Ce débat français s'inscrit dans une série de polémiques sur la façon dont les femmes musulmanes devraient s'habiller, à un moment où est débattue la loi contre le séparatisme[31]. En 2021, le collectif saisit le Conseil d'État, qui conclut, contre l'avis du rapporteur public, que les joueuses sont des usagères d'un service public et ne sont donc pas soumises au devoir de neutralité, mais que la FFF peut édicter les règles qu'elle estime nécessaires au bon déroulement des compétitions et que l'interdiction du voile est « adaptée et proportionnée »[32].

Notes et références

Notes

  1. En comptabilisant Angleterre et Pays de Galles.

Références

  1. les-sports-les-plus-populaires-en-france
  2. (en) François Mazet et Frédéric Pauron, « France - List of Champions », Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation, (consulté le )
  3. Entre les saisons 1926-1927 et 1928-1929, les clubs champions régionaux disputent en fin de saison le Championnat de France amateur.
  4. 1 2 Entre les saisons 1934-1935 et 1947-1948, les clubs champions régionaux disputent en fin de saison le Championnat de France amateur.
  5. « Championnats de France Féminin, D1 et D2 », sur fff.fr, (consulté le )
  6. 1 2 3 « Numéro d'affiliation à la FFF », sur footballenfrance.fr, Association des historiens du football français
  7. Jules Rimet et Henri Delaunay, Procès-verbaux du Bureau Fédéral, Archives de la FFF, , p. 18-19
  8. « Les filières d'accès au haut niveau », sur fff.fr, (consulté le )
  9. Coupe de France : une meilleure image que la Ligue des champions et la L1 chez les Français.
  10. Deux Français sur trois ont une bonne image des Bleus.
  11. Purshoothe Saravanathayalan, « Les Français préfèrent le rugby au football », Le Figaro, .
  12. Sondage avant l'Euro-2016 : le football séduit de moins en moins.
  13. AFP, « Trois ans d'IDS requis », sur www.lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le )
  14. AFP, « Le supporter condamné », sur www.lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le )
  15. Mustapha Kessous, « Un joueur de football condamné pour la première fois pour racisme », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le )
  16. Olivier Bertrand Belley, « Joueur raciste : six mois avec sursis requis », sur www.liberation.fr, Libération, (consulté le )
  17. www.lemonde.fr/sport/
  18. « Les premières footballeuses françaises ont joué à Pont-à-Mousson », sur estrepublicain.fr, (consulté le )
  19. 1 2 3 4 5 6 Pascal Glo, « 1943, l'année maudite du foot français : Et Vichy interdit le football féminin », sur lequipe.fr, (consulté le )
  20. 1 2 3 Tara Britton, « 10 choses à savoir sur le football féminin français qui fête son cinquantenaire », sur lequipe.fr, (consulté le )
  21. Sebastien Duret, « FFF - Historique : de 18 000 à 100 000 joueuses en 25 ans », sur Footofeminin.fr, (consulté le )
  22. 1 2 3 Anthony Hernandez, « Le football féminin français ne veut pas manquer le dernier train du professionnalisme », sur lemonde.fr, (consulté le )
  23. « Les chiffres-clés », sur FFF.fr (consulté le )
  24. Recueilli par Kim Hullot-Guiot, « La FIFA fait le coup du foulard », sur Libération (consulté le )
  25. « Port du voile : Blatter menace la FFF », sur SOFOOT.com, (consulté le )
  26. « Les Hijabeuses : les footballeuses qui luttent contre l'interdiction de porter le voile en compétition », sur Clique.tv, (consulté le )
  27. 1 2 Mickaël Correia, « Football : exclues des terrains par la fédération, les Hijabeuses organisent un tournoi féminin », sur Mediapart, (consulté le )
  28. 1 2 3 Kadiatou Sakho, « Les Hijabeuses, ces footballeuses qui luttent contre leur mise au banc », sur Libération, (consulté le )
  29. Samuel Piquet, « Propagande à peine voilée », sur Marianne, (consulté le )
  30. « Les Hijabeuses luttent contre « l'exception culturelle française » qui interdit le voile aux footballeuses », sur Madmoizelle, (consulté le )
  31. (en) Alexander Durie, « Les Hijabeuses: Muslim women footballers tackle French hijab ban », sur Al Jazeera, (consulté le )
  32. « « Hidjabeuses » : le Conseil d’Etat maintient l’interdiction du voile dans les compétitions de football », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • Mickaël Correia, Une Histoire populaire du football, Paris, Éditions La Découverte, 2018, 416 p.

Liens externes