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Antony Armstrong-Jones
Illustration.
Antony Armstrong-Jones en 1980.
Fonctions
Membre de la Chambre des lords

(54 ans, 5 mois et 25 jours)
Biographie
Titre complet Comte de Snowdon
Vicomte Linley
Nom de naissance Antony Charles Robert Armstrong-Jones
Date de naissance
Lieu de naissance Londres (Royaume-Uni)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Londres (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Père Ronald Armstrong-Jones
Mère Anne Parsons, comtesse de Rosse (née Messel)
Grand-père paternel Robert Armstrong-Jones
Conjoint Margaret du Royaume-Uni (1960-1978)
Lucy Lindsay-Hogg (1978 ; sep. 2000)
Enfants Polly Fry
David Armstrong-Jones
Sarah Armstrong-Jones
Frances Armstrong-Jones
Jasper Cable-Alexander
Entourage Margaret du Royaume-Uni
Élisabeth II
Philip, duc d’Édimbourg
Profession Designer
Photographe
Réalisateur

Antony Armstrong-Jones

Antony Armstrong-Jones, 1er comte de Snowdon, né le et mort le à Londres, est un designer, photographe et réalisateur britannique.

Lord Snowdon épousa la princesse Margaret du Royaume-Uni, sœur de la reine Elisabeth II, dont il eut deux enfants, David Armstrong-Jones, 2e comte de Snowdon et Lady Sarah Chatto.

Biographie

Né le , il est le fils du major Ronald Armstrong-Jones et d'Anne Messel, qui divorcent en 1934. Sa mère devient en 1935 comtesse de Rosse, par son second mariage avec Michael Parsons, 6e comte de Rosse. Son grand-père paternel était le médecin et psychiatre gallois Sir Robert Armstrong-Jones.

Photographe

En tant que photographe, il commence à se faire connaître par ses portraits de la famille royale lors de leur visite officielle au Canada en 1957, qu'il continue à immortaliser jusqu'aux années 2000[1]. Durant les années 1960, il est le directeur artistique du supplément magazine du Sunday Times. Ses images vont du portrait de personnalité, publiées dans des magazines comme Vogue et Vanity Fair, à la mode, en passant par des travaux documentaires, comme sa série sur les personnes internées pour troubles psychiatriques. En 1979, il photographie Serge Gainsbourg, une photo sert à la pochette de l'album Aux armes et cætera.

La National Portrait Gallery de Londres conserve une centaine de ses portraits.

Premier mariage avec la princesse Margaret

De gauche à droite : lord Snowdon, Première dame américaine Lady Bird Johnson, sa femme la princesse Margaret et le président Lyndon B. Johnson à la Maison-Blanche le .

Le , il épouse la princesse Margaret du Royaume-Uni, sœur de la reine Élisabeth II qui l'anoblit en 1961 en le faisant comte de Snowdon, vicomte Linley ainsi que membre de la Chambre des lords. Le couple a deux enfants :

  • David Armstrong-Jones 2e comte de Snowdon, né le à Clarence House ;
  • Lady Sarah Armstrong-Jones, épouse de Daniel Chatto, née le au palais de Kensington.

En 1964, à la naissance du prince Edward, il est nommé parrain de celui-ci par ses parents, la reine Élisabeth II et son époux, le prince Philip.

En 1966, il est le seul membre de la famille royale à venir à Aberfan (pays de Galles), où a lieu un tragique glissement de terril[2].

En 1976, en raison d'une infidélité devenue publique de la princesse Margaret et des nombreuses aventures d'Antony, le comte et la comtesse de Snowdon se séparent puis divorcent en 1978.

Second mariage avec Lucy Lindsay-Hogg

Il se remarie avec Lucy Lindsay-Hogg (née Davies) en décembre 1978 et ont une fille, Frances Armstrong-Jones, née en 1979. Le couple se sépare en 2000 à la suite des nombreux adultères de Lord Snowdon. D’une relation avec Melanie Cable-Alexander naît un fils, Jasper, en 1998.

En 2004, il est révélé par test ADN que Lord Snowdon est le père de Polly Fry, née quelques jours après son mariage avec la princesse Margaret en 1960.

Distinctions honorifiques

Protocole

  • 1930-1961 : Antony Armstrong-Jones, Esq.
  • 1961-1969 : le très hon. comte de Snowdon
  • 1969-1999 : le très hon. comte de Snowdon, GCVO
  • 1999-2017 : le très hon. comte de Snowdon, GCVO (cr. également baron Armstrong-Jones à vie)

À sa naissance et jusqu'après son mariage avec la princesse Margaret, Antony Armstrong-Jones ne portait que le suffixe « Esquire » (abrégé en Esq.), synonyme de gentleman, puisqu’il n’appartenait pas à la noblesse britannique[3]. Il est titré par sa belle-sœur la reine Élisabeth II un peu plus d’un an après son mariage par lettres patentes, le  ; il reçoit les titres de comte de Snowdon (en anglais, Earl of Snowdon) et vicomte Linley (Viscount Linley), de Nymans dans le Sussex[4],[5]. En tant que comte britannique, il fut accordé dès lors le prédicat honorifique de très honorable ((en) Right Honourable).

Par mandat royal d’Élisabeth II, le comte de Snowdon est également créé baron Armstrong-Jones, le [6] ; il s’agit d’une pairie viagère[7] pour garder son siège au Parlement britannique[8], après l'abolition du droit à siéger au Parlement par pairie héréditaire en dehors de la voie élective.

Nominations annexes

  • 1985 : médaille du progrès de la Royal Photographic Society (FRPS)
  • 1986 : Royal Designers for Industry (FRSA)
  • 2007 : Lucie Award, New York.

Dans la fiction

Dans la série télévisée The Crown, son rôle est interprété par Matthew Goode (saison 2), puis par Ben Daniels (saison 3).

Notes et références

  1. (en) « Lord Snowdon has died at the age of 86 but his photographic legacy sure to live on », sur Daily Mail,
  2. Léna Lutaud, « Deux points de vue sur Elizabeth II », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 17-18 avril 2021, p. 36 (lire en ligne).
  3. (en) « Margaret’s mate to be made Earl says British Press », The Terre Haute Star, Terre Haute, Ind., Star Pub. Co., (OCLC 8790206, lire en ligne, consulté le ).
  4. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 978-2-9507974-3-8, BNF 38895322), p. 513.
  5. (en) « Honours and awards — Home Office », The London Gazette, London, Her Majesty’s Stationery Office, (ISSN 0374-3721, lire en ligne).
  6. (en) « Crown Office », The London Gazette, London, Her Majesty’s Stationery Office, (ISSN 0374-3721, lire en ligne).
  7. (en) Michael Bedford, Dod’s Parliamentary Companion 2000 : 168th year, Londres, Vacher Dod, , 1 209 (ISBN 978-0-905702-28-5, lire en ligne), p. 364.
  8. www.parliament.uk.

Annexes

Bibliographie

  • (en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashion looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus, coll. « Fifty Fashion Looks », , 112 p. (ISBN 978-1-84091-603-4, présentation en ligne), « Lord Snowdon: capturing the vibrancy of a new age », p. 100 à 101.

Liens externes