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Le Dit du Genji
Fragment du plus ancien emaki du Genji Monogatari. H. 21,8 cm. Papier noir décoré à l'or (milieu du XIIe siècle, musée Gotoh)[1].
Titre original
(ja) 源氏物語
Partie de
Heian literature (en)
Comprend
Kiritsubo (d)
Yokobue (d)
Kashiwagi (d)
Suzumushi (d)
Yūgiri (d)
Minori (d)
Wakana (d)
Umegae (d)
Miyuki (d)
Fuji no Uraba (d)
Fujibakama (d)
Makibashira (d)
Nowaki (d)
Maboroshi (d)
Niōnomiya (d)
Azumaya (d)
Yadorigi (d)
Ukifune (en)
Kagerō (d)
Kumogakure (d)
Sawarabi (d)
Shiigamoto (d)
Kōbai (d)
Agemaki (d)
Takekawa (d)
Hashihime (d)
Tenarai (d)
Kagaribi (d)
Hotaru (d)
Aoi (d)
Hana no En (d)
Sakaki (d)
Hanachirusato (d)
Suma (d)
Momiji no Ga (d)
Wakamurasaki (en)
Hahakigi (d)
Suetsumuhana (en)
Utsusemi (d)
Yūgao (d)
Tokonatsu (d)
Akashi (d)
Yomogiu (d)
Tamakazura (d)
Otome (d)
Hatsune (d)
Kochō (d)
Miotsukushi (d)
Asagao (d)
Matsukaze (d)
Usugumo (d)
Sekiya (d)
Eawase (d)
Yume no Ukihashi (d)
Langue
Japonais classique
Auteur
Traductions
Suematsu Kenchō
Arthur Waley
Edward Seidensticker
Helen Craig McCullough
Royall Tyler
Dennis Washburn (en)
Genre
Tsukuri monogatari (d)
Sujet
Mono no aware
Personnages
Hikaru Genji (en)
Kiritsubo Emperor (d)
Kiritsubo Consort (en)
Lady Fujitsubo (en)
Aoi no Ue (en)
Date de création
Années 1010
Pays
Œuvre dérivée
Genji-e (d)
Genji Monogatari (en)
Détail d'un des rouleaux illustrés du Dit du Genji. Écrit au XIe siècle par Murasaki Shikibu. Peint vers 1130. H. 21 cm

Le Dit du Genji (源氏物語, Genji monogatari, ou Conte du Genji, ou Roman de Genji) est une œuvre considérée comme majeure de la littérature japonaise du XIe siècle, attribuée à Murasaki Shikibu. Comme avec la plupart des ouvrages de l'époque de Heian, le Dit du Genji a probablement été écrit principalement (ou peut-être entièrement) en caractères kana (écriture phonétique japonaise) et non en caractères chinois, car il a été écrit par une femme pour un public féminin.

L'intrigue du livre se déroule pendant l'époque de Heian. Le Genji est un fils d'empereur qui ne peut prétendre au trône. Il est donc à l'origine (, gen) d'une nouvelle branche (, ji) impériale.

Le Dit du Genji, qui se présente comme un récit véridique (物語, monogatari), raconte la vie d'un de ces princes impériaux, d'une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes. Toutefois, bien que le roman soit présenté comme une histoire vraie, on pense généralement que Murasaki Shikibu s'est inspirée de Fujiwara no Michinaga (966-1028), un homme d'État réputé.

Il s'agit pour beaucoup du premier roman psychologique du monde. Le caractère intemporel des relations humaines y est pour beaucoup et, si les us et coutumes de la cour peuvent nous être étrangers, les vicissitudes que rencontrent les personnages sont bien plus familières. Par bien des aspects, l'œuvre est une critique incisive et complète des mœurs décadentes de la cour de Heian, mais avec un regard intérieur, intime car, après tout, l'autrice est elle-même une membre de la cour. Si on prend en compte la date de l'œuvre, les sujets abordés sont très en avance sur leur temps. Il y a là la femme bafouée, le mari jaloux, la courtisane, le séducteur impénitent, la fascination du pouvoir, les différentes classes sociales, l'argent.

Une des difficultés majeures de lecture réside dans le fait que les personnages (plus de deux cents) sont presque tous nommés uniquement par leur titre dans la cour impériale. L'histoire durant plusieurs dizaines d'années, les protagonistes évoluent et donc changent de titre. Les lecteurs et les traducteurs contemporains utilisent divers sobriquets pour suivre les nombreux personnages du roman.

Contexte historique

Le Dit du Genji a plus de 1000 ans, la date officielle de célébration du millénaire du Genji ayant été fixée à l'an 2008. On put voir cette année-là plusieurs adaptations scéniques de ce classique de la littérature, dont le fameux chapitre de « La Fleur de safran »[2].

Les religions

Le Japon connaît deux principaux cultes : le shintoïsme et le bouddhisme, ce dernier étant à l'époque du Genji implanté sur l'archipel depuis quatre siècles environ. Ces cultes se sont souvent influencés et ne s'excluent pas mutuellement.

On retrouve évidemment ce mélange dans l'œuvre avec des références culturelles omniprésentes qui pourront parfois surprendre le lecteur moderne. Par exemple, les deux principaux tabous du culte shintoïste sont la naissance et la mort, ce qui expliquera que Genji se dise souillé lorsqu'une de ses amantes meurt chez lui. De même, les esprits sont des créatures courantes dans les croyances de l'époque et personne ne s'étonnera dès lors qu'il fasse procéder à des rites de purification dès que sa femme tombe malade. L'autrice elle-même explique la mort du Genji par la malveillance d'un personnage.

Les fréquents voyages que le Genji fait dans les monastères ou les sutras prononcés contre les mauvaises influences sont des utilisations magiques de traditions bouddhiques, bien implantées au Japon, en particulier grâce au prince Shōtoku.

La Chine

À l'époque du roman, ce sont les Song qui sont les maîtres de la Chine. Toutefois, le rayonnement culturel de leurs prédécesseurs, les Tang a débordé sur les pays alentour, dont le Japon où leur littérature est bien connue et leur langue pratiquée à la cour. Les Chinois sont même nommés « Hommes de Kara » (唐人, karabito, où 唐 est le caractère kara qui désigne les Tang) dans le roman. C'est la même chose pour le terme de Morokoshi (ja) qui désigne la Chine.

La Corée

Bien sûr moins présente que la Chine, la Corée est néanmoins représentée. Elle est désignée par « pays de Koma » dans le livre.

Les relations à la cour

Cette œuvre est l'occasion de plonger au cœur de la vie à la cour impériale, des us et coutumes qui ponctuent la vie très normée des aristocrates.

Arts

Le Dit du Genji est souvent qualifié de roman psychologique. Il est aussi un recueil précieux des différents arts qui ponctuaient la vie à la cour tant ces derniers faisaient partie intégrante du protocole et des réceptions.

Poèmes

Le récit est traversé d'environ 800 poèmes japonais, waka (和歌), dont le sens pour un lecteur non averti peut être difficile à saisir. Ces poèmes sont très nombreux parce que les manières de l'ère Heian interdisaient qu'on s'exprimât d'une façon directe, car c'eût été trop familier et franc (omote et ura). Les poèmes offraient une manière (entre autres) de s'exprimer en termes indirects, tout en montrant la culture de l'interlocuteur. Par conséquent, les personnages s'expriment souvent en citant des poèmes qui étaient très connus à l'époque. Les dames du roman héritent bien souvent de surnoms tirés de ces poèmes.

Calligraphie

La calligraphie et ses différents styles est également un élément culturel fondamental et le Genji semble même l'utiliser pour évaluer la qualité d'une personne féminine. Élevée au Japon en art majeur, la calligraphie était indispensable aux gens de la cour. On remarque que les caractères chinois n'étaient pas si prisés et qu'il était fort bien vu d'user des caractères féminins, les kanas. Une calligraphie leur est d'ailleurs dédiée.

La calligraphie est d'autant plus importante que les échanges entre les personnages, en particulier entre les hommes et les femmes, sont basés sur l'échange de lettres qui ponctuent les relations interpersonnelles. En effet, selon la coutume de la cour, les femmes de l'aristocratie devaient rester cachées à l'intérieur de leur résidence, ne jamais se montrer aux regards masculins sous peine de paraître des femmes légères. Elles restaient ainsi cachées toute leur vie et rares étaient les occasions où elles pouvaient sortir de leur demeure. Elles devaient rester invisibles y compris des jardins de leur demeure dans l'hypothèse où un homme en visite se serait trouvé dans leur jardin. Des stores les cachaient en permanence de la vue extérieure. Et lorsqu'un membre de la famille venait en visite, cela s'appliquait également entre frères et sœurs ; c'est cachés derrière une tenture que la discussion avait lieu.

L'échange de lettres était donc un des moyens principaux de communication. Ces lettres étaient souvent remises par l'intermédiaire des serviteurs, des dames d'atour. Ces lettres faisaient l'objet d'un choix précis quant au papier : texture, couleur — tout était soigneusement réfléchi en fonction du message que l'on avait à transmettre. Il était de bon ton de toujours répondre et très mal vu de ne pas le faire. Lorsque la destinataire ne souhaitait pas répondre directement, c'est une de ses dames de confiance qui rédigeait la réponse à sa place.

Une fois écrite, la lettre était très souvent attachée à un végétal, dont le choix était également lié au type de message que l'on souhaitait faire passer.

Musique

C'est le passe-temps de beaucoup de membres de la cour, tous ou presque jouent d'un instrument. Le koto (cithare japonaise) et le shamisen (luth japonais) sont omniprésents. Une bonne partie du roman décrit des concerts de musique et relate le plaisir qu'ils apportent.

Peinture

La peinture est également un autre art majeur de la cour, et même si tous ne la pratiquent pas, chacun a une bonne connaissance des styles et un concours de peinture est même organisé où le Troisième Empereur, très versé dans cet art, joue le rôle d'arbitre. Et chacun de produire les tableaux qu'il conserve chez lui.

Vêtements

Se vêtir paraît être un passe-temps des plus éminents à la cour de Heian. Le Genji choisit toujours ses tenues avec soin et la concordance des couleurs ainsi que la qualité des tissus est primordiale.

La culture japonaise est très liée aux passages des saisons. La couleur des vêtements s'accorde ainsi à la nature : blanche pour l'hiver, très colorée pour l'été, brun pour l'automne.

Le statut social des personnages influe sur le choix des vêtements : vert pâle pour un jeune aristocrate devant faire ses preuves à la cour.

Parfums

Les nobles d'alors se parfumaient beaucoup. Ils parfumaient les pièces et les vêtements bien sûr, mais également les objets comme les lettres. Les parfums étaient souvent des parfums à brûler, se rapprochant de l'encens.

Il était à l'époque impératif pour un ou une aristocrate de maîtriser la confection des parfums, chaque personne détenant les recettes nécessaires à la confection du parfum le plus adapté à la cérémonie visée. Chaque recette normée et transmise de génération en génération faisait partie de la culture impérative à détenir. Une éducation était incomplète sans cette capacité à confectionner un parfum.

Le Dit du Genji est l'occasion d'un témoignage de concours de parfum où chacun rivalise afin de produire le parfum le plus adapté.

Personnages

Généalogie du Dit du Genji

On notera qu'aucun des personnages principaux du Dit du Genji n'est cité par son nom propre. En effet, à l'époque Heian, on se référait aux gens de la cour par leur titre, l'usage du nom étant considéré comme grossier. On s'amusera de voir quels sont les personnages cités par leur nom dans le roman, souvent des servants. Le nombre de personnages et leur parenté complexe font de ce roman une œuvre délicate à suivre où la moindre promotion va changer le nom d'un protagoniste. Il y aurait plus de deux cents protagonistes dans le roman.

  • Le Genji (光源氏, Hikaru genji, littéralement « genji radieux »). Le héros du roman. Homme de goût reconnu unanimement par toute la cour, il use de son charme pour séduire toutes les belles femmes de la cour. Même si, par la suite, ses conquêtes s'espacent un peu du fait de l'âge, il reste un séducteur dans l'âme. Il atteint sous le règne de son fils illégitime le titre de Grand Ministre et dirige l'empire. Titres : Commandant, Général, Grand Conseiller, Ministre du dedans, Grand Ministre.
  • L'Empereur (桐壺帝, Kiritsubo tei, littéralement « Empereur du pot aux paulownias »). C'est le père du Genji qui règne au début du roman. Il se retire pour laisser son fils, le frère du Genji régner.
  • La Dame du clos aux paulownias (桐壺更衣, Kiritsubo kōi, littéralement « dame de cour du pot aux paulownias »). C'est la mère du Genji que l'empereur a aimée passionnément. Sans appuis à la cour, elle ne pourra assurer à son fils une position sûre, aussi lui octroyer le titre de Genji lui évitera bien des intrigues. Elle n'a pas d'autres enfants que le Genji.
  • La Dame du clos aux glycines (藤壺中宮, Fujitsubo chūgū, littéralement « épouse seconde du pot aux glycines »). C'est une princesse de haut rang dont l'empereur s'éprend lorsque la Dame du clos aux paulownias s'éteint. Elle ressemble de façon troublante à cette dernière. Le Genji va nourrir toute sa vie une passion coupable pour cette dame et même lui faire un enfant. Rongée par le remords, elle se retirera du monde après la mort de l'empereur.
  • Dame Aoi (葵の上, Aoi no ue, littéralement « Dame du malvaceae »). Il s'agit de la première épouse du Genji. Elle est la fille du Ministre de la gauche et un peu plus âgée que le Genji. C'est une nièce de l'Empereur par sa mère et, surtout, elle est la sœur du Commandant chef du secrétariat. Elle mourra peu de temps après avoir mis au monde l'enfant du Genji, hantée par un esprit maléfique.
  • Le Commandant chef du secrétariat (頭中将 / 内大臣, Tō no chūjō / Nai daijin, littéralement « Chef lieutenant général » / « Seigneur gardien des sceaux »). C'est le frère de Dame Aoi, l'épouse du Genji et l'ami de ce dernier. Promu progressivement jusqu'aux plus hautes sphères de l'État, parallèlement au seigneur Genji, il sera son éternel rival lors de ses conquêtes amoureuses puis, à la cour, où chacun essaiera d'éclipser l'autre par l'influence. C'est lui qui dirige l'empire dans les faits durant une bonne partie du roman. Titres : Moyen Conseiller Surnuméraire, Grand Conseiller, Général de la droite, Ministre du dedans, Grand Ministre.
  • La Dame de la Sixième Avenue (六条御息所, Rokujō no miyasudokoro, littéralement « lieu honorable de la sixième avenue »). C'est l'épouse du frère aîné de l'Empereur du clos aux paulownias, qui est décédé avant le début du roman. L'Empereur veille particulièrement sur elle en mémoire de son frère défunt. Amante du Genji, sa jalousie envers la femme de ce dernier, Dame Aoi, sera responsable de la malédiction causant la mort de cette dernière par la hantise d'un esprit mauvais créé de son ressentiment.
  • Dame Murasaki (紫の上, Murasakinoue, littéralement « Dame du grémil »), souvent référée par « Dame de la Deuxième Avenue » au début, ou « Dame de céans » dans le livre. Il s'agit de la nièce de la Dame du clos aux glycines que le Genji va rencontrer par hasard dans un monastère où son père, Ministre délégué aux affaires militaires, ne s'occupe guère d'elle. Elle est encore très jeune mais, lorsque sa grand-mère meurt, il la fait enlever et la loge chez lui, dans sa résidence de la Deuxième Avenue afin d'entreprendre son éducation dans le but d'en faire une épouse idéale et du meilleur goût. Le personnage a une telle présence dans l'œuvre que l'auteur reçoit de la part de la cour de l'époque le nom de dame Murasaki comme pseudonyme. C'est un des tout premiers personnages, sinon le plus important du roman. Bien qu'en apparence, elle accepte quasiment tous les écarts de conduite du Genji, elle lui reproche souvent sa légèreté et son inconstance. Lui s'appuie sur elle en toute occasion et la place devant toutes les autres femmes pour toutes ses qualités.
  • Le Second Empereur (朱雀帝, Suzaku tei, littéralement « Empereur Suzaku »). Demi-frère du Genji, il admire son jeune frère et le protège, même lorsque sa mère, la Dame du Kokiden, essaie de l'évincer en permanence. Cette dernière obtient finalement gain de cause lorsque le Genji séduit une de ses maîtresses, ce qui lui vaudra l'exil. Lorsque le Genji revient, le Second Empereur le rétablit dans les plus hautes fonctions et finit par se retirer dans la montagne, en laissant le trône au fils illégitime du Genji. À la fin de sa vie, l'Empereur est pris d'inquiétude concernant le sort de sa fille préférée, la Princesse Troisième, et va arranger son mariage avec le Genji.
  • Le Troisième Empereur (冷泉帝, Reizei tei, littéralement « Empereur Reizei »). Fils illégitime du Genji conçu avec la Dame du clos aux glycines, il est désigné héritier du trône par son père putatif, l'empereur Kiritsubo. Sa ressemblance avec son père véritable est frappante. Pris de nombreux doutes quant à sa véritable ascendance, il finit par apprendre la vérité par un moine confident de sa mère. Il s'en ouvre alors à son père et lui propose même le trône. Ce dernier refuse l'honneur mais gagne dès lors énormément en influence.
  • La Belle du matin (朝顔, Asagao, littéralement « visage du matin », le nom désigne également les ipomées dont les fleurs s'ouvrent le matin). Elle est la fille du Prince directeur aux rites du début du roman et est une obsession pour le Genji car c'est la seule qui se soit toujours refusée à lui. Elle devient la deuxième prêtresse de Kamo.
  • La Belle du soir (夕顔, Yūgao, littéralement « visage du soir », mais le terme désigne aussi la courge-bouteille dont les fleurs s'ouvrent au crépuscule). Il s'agit d'une ancienne maîtresse du Commandant chef du secrétariat, que le Genji séduit et qui meurt accidentellement dans sa demeure. Elle a une fille, qui sera recueillie par le Genji plus tard.
  • La Fleur dont se cueille la pointe (末摘花, Suetsumuhana, c'est l'ancien nom de la carthame des teinturiers). Elle est fille du gouverneur d'Hitachi. Le nom de ce personnage est une double allusion : à la fleur éponyme, mais c'est également un subtil jeu de mots car en japonais les mots « nez » et « fleur » se prononcent de la même façon: hana, les caractères étant toutefois différents. En effet, la Dame, fille du gouverneur d'Hitachi a un long nez que le Genji aperçoit un matin d'hiver dans toute son horreur : il est long et rouge. Le Genji usera d'ailleurs plusieurs fois de cette ressemblance pour glisser quelques allusions désobligeantes. Dame aux habitudes un peu désuètes, elle ne brille pas par sa poésie et fait montre de goûts surannés, mais est dotée d'une grande dignité et d'une admiration sans bornes pour le Genji et ce sont sans doute ces qualités humaines que ce dernier Genji affectionne mais sans toutefois se départir d'une certaine cruauté à son endroit.
  • La Dame d'Akashi (明石の上, Akashinoue). Fille d'un prêtre d'Akashi et d'une dame noble. Étant de modeste extraction, elle n'a pas vraiment sa place à la cour. La fille qu'elle a eue avec le Genji risque de ne pouvoir accéder à un haut rang du fait cette illégitimité, aussi cette dame consent, après de longs mois, à confier sa fille à Dame Murasaki, afin que la petite soit élevée dans la demeure du Genji. Lorsque l'enfant aura grandi, sa mère sera également installée dans la résidence et verra sa fille plus souvent. Quand cette dernière, élevée au rang d'épouse impériale, s'installe au palais, la Dame d'Akashi se rapprochera encore plus de sa fille et sera finalement acceptée par tous. Elle sait rester à sa place et sa grande humilité affichée affermit sa position à la cour.
  • La Dame du séjour où fleurs au vent se dispersent (花散里の上). C'est une dame plus âgée tenue en haute estime par le Genji. Sœur d'une épouse impériale de son père, elle sera passagèrement l'amante du Genji et il finira par l'installer dans sa résidence de la Sixième Avenue. Cette dame a une relation particulière avec lui et il existe une grande tendresse entre eux, même s'il « ne l'étreint plus comme avant ». Il a une grande confiance en elle et lui confie un temps l'éducation de son fils. Pour ce qui est de son habillement et de ses sens artistiques, « elle ne fait guère d'ombre à la Fleur dont se cueille la pointe ».
  • Le Seigneur fils du Genji (夕霧, Yūgiri, littéralement « brume du soir »). Fils du Genji et de Dame Aoi, qui meurt peu de temps après sa naissance. Il est élevé par sa grand-mère, la Grande Princesse. Il va prendre au fur et à mesure du roman la toute première place car il est appelé aux plus hautes fonctions à la cour. Il est l'ami d'enfance du fils du Commandant chef du secrétariat, et il est amoureux depuis l'enfance d'une sœur de ce dernier. Brillant, beau sans éclipser son père, il a beaucoup de succès avec les femmes. Son père le tient en permanence à l'écart de Dame Murasaki car il craint sa concurrence et, en effet, ne l'apercevant que furtivement, il est subjugué. Son parcours politique à la cour est fulgurant, il est aidé par son père et porté par ses qualités. Titres : Chambellan, Commandant, Conseiller, Moyen Conseiller Surnuméraire, Général de la droite, Grand Conseiller, Général de la gauche.
  • La Petite Demoiselle fille du Genji et de la Dame d'Akashi.
  • La Demoiselle fille du Commandant chef du secrétariat (玉鬘, Tamakazura, littéralement « parure précieuse »), recueillie par le seigneur Genji. Elle se marie avec le Général de la droite.
  • La Demoiselle fille du Commandant chef du secrétariat, amie d'enfance de Yūgiri qui se marie avec elle.
  • Le Fils du Commandant chef du secrétariat (柏木, Kashiwagi, littéralement « chêne »), ami d'enfance de Yūgiri, il tombe amoureux de la femme du Genji, la Princesse Troisième et la fréquente dans le plus grand secret. Un enfant naîtra de cette union : Kaoru. Il meurt avant la naissance de son enfant d'un mal qui l'affaiblit progressivement. Le Genji, au fait du comportement du jeune homme, attribue son mal à la culpabilité qui le ronge.
  • La Prêtresse d'Ise. Fille de la Dame de la Sixième Avenue, elle a éconduit le Genji après que ce dernier se fut désintéressé de sa mère. Elle devient Impératrice en se mariant avec le fils du Genji.
  • La Dame du Kokiden.
  • La Régente du service intérieur.
  • Le Général de la droite.
  • Les serviteurs. Tout ce beau monde a une armée de serviteurs autour de lui. On oublie souvent leur présence mais ils sont indispensables à tout le quotidien. Il y a les Myōbu (命婦).

Lieux

Heian, l'ancienne capitale (aujourd'hui Kyōto), était organisée autour du palais impérial, depuis la Première Avenue, qui passait au nord du palais, situé entre la Première et la Deuxième Avenue, jusqu'à la Neuvième Avenue, au sud de la ville.

Carte de Heian-Kyô montrant l'emplacement du palais.

Résidence de la Deuxième Avenue

C'est la première résidence du Genji.

Résidence de l'Est

Résidence de la Sixième Avenue

Lorsque le Genji commence à avoir un poste à la mesure de ses ambitions, il se fait construire une nouvelle résidence sur la Sixième Avenue. Il la crée suivant quatre directions, avec un jardin associé à chaque saison. Il y loge notamment ses dames les plus proches. Puisqu'une des ailes de la résidence est constituée de l'ancienne résidence de la Dame de la Sixième Avenue, cette aile revient naturellement à sa fille, l'Impératrice, qui y a grandi.

Aile nord-ouest

L'hiver. Dame d'Akashi

Aile nord-est

L'été. Dame du Séjour où fleurs au vent se dispersent

Aile sud-ouest

L'Automne. L'Impératrice, fille de la Dame de la Sixième Avenue.

Aile sud-est

Le printemps. Dame de céans, là où réside le plus souvent le Genji.

Composition

Le Dit du Genji se compose de 54 livres. Chaque livre s'appelle (帖) :

Partie 1

  • 1 Kiritsubo (桐壺, きりつぼ) Le Clos aux paulownias.
  • 2 Hahakigi (帚木, ははきぎ) L'Arbre balai.
  • 3 Utsusemi (空蝉, うつせみ) La Mue de la cigale.
  • 4 Yuugao (夕顔, ゆうがお) La Belle du soir. Ce nom désigne aussi la calebasse.
  • 5 Waka murasaki (若紫, わかむらさき) Jeune grémil.
Waka murasaki, peinture du XVIIe siècle
  • 6 Suetsumu hana (末摘花, すえつむはな) La fleur dont se cueille la pointe. Ce nom désigne également la carthame des teinturiers.
  • 7 Momiji no ga (紅葉賀, もみじのが) La Fête aux feuilles d'automne.
  • 8 Hana no en (花宴, はなのえん) Le Banquet sous les fleurs.
  • 9 Aoi (葵, あおい) Les Mauves.
  • 10 Sakaki (賢木, さかき) L'Arbre sacré.
  • 11 Hanachirusato (花散里, はなちるさと) Le séjour où fleurs au vent se dispersent.
  • 12 Suma (須磨, すま) Suma. Ancienne ville de Suma.
  • 13 Akashi (明石, あかし) Akashi. Ancienne ville d'Akashi.
  • 14 Miotsukushi (澪標, みおつくし) À corps perdu.
  • 15 Yomogiu (蓬生, よもぎう) L'Impénétrable Armoise.
  • 16 Sekiya (関屋, せきや) Le Poste de garde de la barrière.
  • 17 E-awase (絵合, えあわせ) Le Concours de peinture.
  • 18 Matsukaze (松風, まつかぜ) Le Vent dans les pins.
  • 19 Usugumo (薄雲, うすぐも) Ce mince nuage.
  • 20 Asagao (朝顔, あさがお) La Belle du matin. Ce nom désigne également les ipomées.
Couleurs et or sur papier. Livre d'Asagao. Fin XVIIe siècle, Tosa Mitsuoki (1617–1691)
  • 21 Otome (少女, おとめ) La Jouvencelle.
  • 22 Tamakazura (玉鬘, たまかずら) La Parure précieuse.
  • 23 Hatsune (初音, はつね) Prime chant.
  • 24 Kochou (胡蝶, こちょう) Les Papillons.
  • 25 Hotaru (螢, ほたる) Les Lucioles.
  • 26 Tokonatsu (常夏, とこなつ) L'Œillet.
  • 27 Kagaribi (篝火, かがりび) Feu de brasier.
  • 28 Nowaki (野分, のわき) La Tempête.
  • 29 Miyuki (行幸, みゆき) La Chasse impériale.
  • 30 Fujibakama (藤袴, ふじばかま) Les Asters.
  • 31 Maki bashira (真木柱, まきばしら) Le Pilier de cèdre.
  • 32 Ume ga e (梅枝, うめがえ) La Branche du prunier.
  • 33 Fuji no uraba (藤裏葉, ふじのうらば) Feuillage de la glycine.

Partie 2

  • 34 Wakana (若菜, わかな) Jeunes herbes. Ce livre est séparé en deux parties, (上, じょう) et Ge (下, げ).
  • 35 Kashiwagi (柏木, かしわぎ) Le Chêne.
  • 36 Yokobue (横笛, よこぶえ) La Flute traversière.
  • 37 Suzumushi (鈴虫, すずむし) Le Grillon grelot.
  • 38 Yūgiri (夕霧, ゆうぎり) Le Brouillard du soir.
Livre Yūgiri, peinture du XIIe siècle
  • 39 Minori (御法, みのり) La Loi du Bouddha.
  • 40 Maboroshi (幻, まぼろし) Illusion.
  • 41 Kumo gakure (雲隠, くもがくれ) L'Occultation dans les nuages.

Partie 3, alias la partie Uji

  • 42 Niō no miya (匂宮, におうのみや) Le Prince parfumé.
  • 43 Koubai (紅梅, こうばい) Le Prunier rouge.
  • 44 Takekawa (竹河, たけかわ) La Rivière aux bambous.
  • 45 Hashi hime (橋姫, はしひめ) Les Jouvencelles du pont.
  • 46 Shii ga moto (椎本, しいがもと) À l'ombre du chêne.
  • 47 Agemaki (総角, あげまき) Les Boucles du cordon.
  • 48 Sawarabi (早蕨, さわらび) Les Pousses de fougère.
  • 49 Yadorigi (宿木, やどりぎ) Sarments de vigne vierge.
  • 50 Azumaya (東屋, あずまや) Le Pavillon.
  • 51 Ukifune (浮舟, うきふね) Barque au gré des flots.
  • 52 Kagerou (蜻蛉, かげろう) L'Éphémère.
  • 53 Tenarai (手習, てならい) Exercice d'écriture.
  • 54 Yume no ukihashi (夢浮橋, ゆめのうきはし) Le Pont flottant des songes.

Traduction française

La première traduction française, due à Kikou Yamata et publiée en 1928 sous le titre Le Roman de Genji, ne reprend que les neuf premiers chapitres du Genji Monogatari. Elle fut réalisée d'après la version anglaise de A. Waley, le texte original ancien et la traduction en japonais moderne d'Akiko Yosano.

  • Le Roman de Genji de Mourasaki Shikibou, traduit par Kikou Yamata, 1928, Plon ; réédité en 1952 dans la coll. « Feux croisés », 319 p.

La seule traduction française disponible à ce jour est celle de René Sieffert, en deux parties, « Magnificence » et « Impermanence ». Une nouvelle traduction est en cours, mais devrait prendre plusieurs années, en raison de l'ampleur du travail à accomplir.

  • Le Dit du Genji. Magnificence ; Impermanence, Murasaki Shikibu, traduit par René Sieffert, Éditions POF, coll. « Les Œuvres capitales de la littérature japonaise », 1311 p., 1999 (ISBN 2-7169-0262-3) ; réédité en un volume chez Verdier, 1459 p., 2011 (ISBN 978-2-86432-653-3).

Une édition illustrée de cette traduction est disponible, accompagnée de 500 illustrations de la peinture japonaise du XIIe au XVIIe siècle et d'un commentaire iconographique pour chaque illustration. L'édition intitulée Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise[3] compte trois volumes, ainsi qu'un livret intitulé À la découverte du Dit du Genji, sous coffret illustré, 1 280 pages, valisette de transport, Éditions Diane de Selliers, 2008 (ISBN 978-2-903656-37-9) ; et une version en plus petite taille (ISBN 978-2-903656-46-1). Le choix du corpus d'images (genji-e), ainsi que tous les commentaires de cette édition, sont l'œuvre d'Estelle Leggeri-Bauer, maître de conférence à l'INALCO.

Inspiration dans les arts

En peinture

Épisode du Genji-monogatari par Gukei.

Le Dit du Genji a été un thème favori de la peinture japonaise, notamment dans le mouvement du yamato-e à l'époque de Heian, la peinture sur panneaux de l'école Tosa ou des estampes ukiyo-e[4]. Minamoto no Morotoki mentionne déjà des peintures inspirées du Genji en 1119 ; la plus ancienne œuvre conservée reste les Rouleaux illustrés du Dit du Genji (env. 1120-1140), un emaki typique de l'art de la cour de Heian, caractérisé par ses pigments riches apposés sur toute la surface du papier (tsukuri-e) et une atmosphère nostalgique, intimiste, suspendue dans le temps[5]. Plusieurs autres adaptations sur rouleaux, panneaux ou paravents sont mentionnées à l'époque de Kamakura, mais le thème devient réellement classique à l'époque de Muromachi (XIVe-XVe siècles). Ainsi, les figures les plus influentes comme Oda Nobunaga commanditent des peintures du Genji ; de nombreux exemplaires des écoles Tosa et Kanō demeurent de nos jours[6]. Ces peintures sont généralement désignées sous le terme générique de Genji-e (littéralement « peinture de Genji »)[7].

À l'occasion de l'édition d'une version du Dit du Genji illustrée, Diane de Selliers a parcouru le monde pendant sept ans afin de retrouver les œuvres disséminées dans des collections privées, des musées, des temples. Son édition permet au lecteur de s'approprier visuellement ce monde de la cour impériale japonaise et les commentaires des œuvres présentées sont une aide non négligeable à la compréhension de cette œuvre fleuve[8]

Culture contemporaine

Le Dit du Genji reste un thème populaire au XXe siècle. Plusieurs mangas s'en inspirent, partiellement ou intégralement, comme Asaki yume mishi de Waki Yamato, ou les œuvres homonymes de Miyako Maki, Hōsei Hasegawa ou Tatsuya Egawa.

Au cinéma, Le Roman de Genji (1951) est un film de Kōzaburō Yoshimura qui propose une réinterprétation du thème classique (bunga-eiga, genre cinématographique inspiré par la littérature), mélangeant clairement les cultures médiévales et contemporaines[9]. Dans le monde des animes figure aussi le film d'animation expérimental de Gisaburō Sugii : Le Roman de Genji (1987) ; une autre adaptation de 2009 par le studio TMS Entertainment-Tezuka Productions s'intitule Genji monogatari sennenki, série en onze épisodes[10],

Au théâtre, certains des chapitres les plus célèbres, comme Yugao ou Suhetsumuhana La Fleur de safran »), ont été adaptés par des metteurs en scène contemporains, japonais ou occidentaux.

Le personnage de jeu vidéo Genji d'Overwatch édité par Blizzard est inspiré par ce récit, en effet en plus de partager leur nom, le personnage de jeu vidéo se retrouve dans une lutte concernant la succession à la tête de son clan entre lui et son frère.

Verso des billets de 2.000 yens.

Le verso des billets de 2.000 yens représente une scène du Dit du Genji et un portrait de Murasaki Shikibu.

Le Dit du Genji est classé n°1 dans les romans les plus importants à avoir lu dans Les Chemins de L'Essentiel de Jacques Attali[11].

Notes et références

  1. (ja) « Genji Monogatari », sur Musée Gotoh (consulté le ).
  2. « La Fleur de safran », sur YouTube.
  3. Murasaki et al. 2008.
  4. (en) Haruo Shirane, Envisioning the Tale of Genji : Media, Gender, and Cultural Production, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-14237-3, lire en ligne), p. 2-4.
  5. (en) Penelope E. Mason et Donald Dinwiddie, History of Japanese Art, Pearson Prentice Hall, , 432 p. (ISBN 978-0-13-117601-0), p. 116-118.
  6. (en) Haruo Shirane, op. cit., 2008, p. 171-173.
  7. « Genji-e », Japanese Architecture and Art Net Users System (JAANUS).
  8. Diane de Selliers (trad. du japonais), Le Dit du Genji : livre xvii-xxxviii, Paris, D. de Selliers, coll. « La petite collection », , 3 volumes (ISBN 978-2-903656-46-1)
  9. Donald Richie, Le Cinéma japonais, éditions du Rocher, , 402 p. (ISBN 978-2-268-05237-3), p. 170.
  10. (en) « Genji Monogatari Sennenki (TV) », Anime News Network.
  11. Jacques Attali, Les Chemins de L'Essentiel, Fayard, 2018.

Annexes

Bibliographie

Ouvrages

  • (en) Richard John Bowring, Murasaki shikibu, The Tale of Genji, Cambridge University Press, , 106 p. (ISBN 978-0-521-53975-3, lire en ligne)
  • (en) Miyeko Murase et Mitsuoki Tosa, The Tale of Genji : Legends and Paintings, G. Braziller, , 136 p. (ISBN 978-0-8076-1500-3)
  • (en) H. Richard Okada, Figures of Resistance : Language, Poetry, and Narrating in the Tale of Genji and Other Mid-Heian Texts, Duke University Press, , 388 p. (ISBN 978-0-8223-1192-8, lire en ligne)
  • (en) William J. Puette, The Tale of Genji : A Reader's Guide, Charles E. Tuttle, , 196 p. (ISBN 978-0-8048-1879-7)
  • (en) Haruo Shirane, Envisioning the Tale of Genji : Media, Gender, and Cultural Production, Columbia University Press, , 400 p. (ISBN 978-0-231-14237-3, lire en ligne)
  • Shikibu Murasaki, Diane de Selliers, René Sieffert et Estelle Leggeri-Bauer, Le Dit du Genji illustré par la peinture traditionnelle japonaise, Diane de Selliers Editeur, (ISBN 978-2-903656-46-1, présentation en ligne).

Articles

  • (en) Doris G. Bargen, « The Search for Things Past in the Genji Monogatari », Harvard Journal of Asiatic Studies, vol. 51, no 1, , p. 199–232 (présentation en ligne)
  • (en) Tyler Royall, « Rivalry, Triumph, Folly, Revenge: A Plot Line through the Tale of Genji », Journal of Japanese Studies, vol. 29, no 2, , p. 251–287
  • (en) Haruo Shirane, « The Aesthetics of Power: Politics in the Tale of Genji », Harvard Journal of Asiatic Studies, vol. 45, no 2, , p. 615–647 (présentation en ligne)
  • Sumie Terada et Kenji Matsui (trad. Catherine Garnier), « Le Genji monogatari : un roman en wabun », Institut national des langues et civilisations orientales, (lire en ligne)
  • Travail collectif des chercheurs du CEJ (Inalco) et du Greja (Paris 7), « Murasaki Shikibu, « Le clos du Paulawnia (traduction) » », Institut national des langues et civilisations orientales, (lire en ligne)

Articles connexes

  • Le Roman de Genji (film, 1951)
  • Le Roman de Genji (film, 1987) (dessin animé)
  • Littérature japonaise
  • Clan Minamoto
  • Journal de Murasaki Shikibu
  • Rouleaux illustrés du Dit du Genji

Liens externes