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Turku
Åbo (sv)
Blason de Turku
Blason
Drapeau de Turku
Drapeau
Turku
Différentes vues de Turku.
Administration
Pays Drapeau de la Finlande Finlande
Région Finlande-Propre
Maire Minna Arve
Langue(s) parlée(s) finnois : 88,1 %
suédois : 5,2 %
autres : 6,7 %
Démographie
Population 192 794 hab.[1] (30.6.2020)
Densité 629 hab./km2
Géographie
Coordonnées 60° 27′ 06″ nord, 22° 16′ 12″ est
Altitude Max. 50 m
Superficie 30 637 ha = 306,37 km2 [2]
· dont terre 245,67 km2 (80,19 %)
· dont eau 60,7 km2 (19,81 %)
Rang superficie (277e / 336)
Rang population (6e / 336)
Histoire
Province historique Finlande du Sud-Ouest
Province Finlande occidentale
Fondation 1229
Droits de Cité depuis 1229
Localisation
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Turku
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Turku
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Turku
Liens
Site web www.turku.fi

    Turku (/ˈtur.ku/ , en suédois : Åbo /ˈoː.bʊ/ ) par le passé Aboen en français est une ville de Finlande de 184 300 habitants située dans le Sud-Ouest du pays à l’embouchure du fleuve côtier Aura.

    C’est la sixième ville du pays après (dans l’ordre) Helsinki, Espoo, Tampere, Vantaa et Oulu. L’agglomération, la troisième du pays, compte 300 000 habitants avec comme principales villes Raisio (23 900 habitants), Kaarina (22 100 habitants), Lieto (15 400 habitants) et Naantali (14 000 habitants). Administrativement, c’est la capitale de la région de Finlande propre (Varsinais-Suomi) et de la province de Finlande occidentale.

    Histoire

    Jusqu’en 1812, Turku, dont le nom était alors Åbo, fut la capitale de la Finlande, alors assujettie au royaume de Suède. Lorsque la Russie administra le pays après la guerre russo-suédoise de 1808-1809, la capitale fut transférée à Helsingfors (aujourd'hui Helsinki), les Russes trouvant Åbo géographiquement trop proche de la Suède. La capitale est restée à Helsinki depuis, et Turku a perdu son caractère de premier ordre.

    Le Turku médiéval

    Le château de Turku, l'un des plus grands châteaux médiévaux de Finlande.

    L'histoire de Turku débute souvent par la lettre du pape Grégoire IX datée du . La lettre autorise le transfert de l'archevêché de Turku vers une place plus appropriée, signifiant déplacer l'archevêché de Nousiainen à Koroinen[g 1]. La vallée du fleuve côtier Aura était prospère et de population relativement dense dès l'âge du fer, ainsi il n'est pas étonnant qu'on y ait transféré le centre du diocèse. La ville de Turku actuelle prend forme à la fin du XIIIe siècle un peu plus bas que la péninsule de Koroinen en bordure de l'Aura. L'archéologue Markus Hiekkanen a émis l'hypothèse que la ville est fondée conjointement par le roi, l'évêque et l'ordre dominicain institué en 1249. L'année de fondation de Turku reste cependant inconnue car aucun document à ce sujet n'a été conservé. La cathédrale de Turku est inaugurée en 1300. Selon la théorie communément admise, le mot Turku viendrait du mot russe tǔrgǔ, qui signifie marché[3]. Avec son évêché et son couvent dominicain, Turku était le centre religieux de la Finlande. Le Turku médiéval était aussi un centre commercial et maritime animé. Turku était la plus grande ville de Finlande et l'une des plus grandes du royaume de Suède.

    Construit à proximité de la ville, le château de Turku est un des modèles les plus importants appuis du pouvoir en Finlande, pourtant il sera plusieurs fois le théâtre de guerre moyenâgeuses.

    Les habitants de Novgorod pillèrent la ville en 1318, les Danois en 1509 et en 1522.

    Turku du XVIe siècle à la fin de la domination suédoise

    Inauguration de l'Académie royale d'Åbo en 1640, peint par Albert Edelfelt.

    Après le Moyen Âge, Turku garde sa position de plus grande ville de Finlande.

    De 1556 à 1563, Jean III de Suède ayant sa cour dans le château de Turku, les habitants de Turku peuvent avoir un aperçu de la grandeur de l'Europe.

    Au XVIe siècle, le château de Turku est assiégé six fois dans le cadre des luttes de pouvoir en Suède[r 1].

    Au XVIIe siècle, la situation et beaucoup plus paisible et la position de Turku comme centre régional devient plus évidente quand on y crée un certain nombre d'institutions éducatives et administratives. Par exemple, le gouvernement provincial est fondée à Turku en 1617, et la première Cour d'appel en Finlande, la Cour d'appel de Turku est instituée en 1623[4].

    Au XVIIe siècle, la ville compte près de 3 000 habitants dont des prêtres, marchands, artisans et serviteurs, fonctionnaires, étudiants et le personnel universitaire. Durant les périodes 16371640 et 16481654, Per Brahe en est le gouverneur général. Le château de Turku est le centre administratif du gouvernement[5]. Le contexte du XVIIe siècle, favorable au développement de la ville, prend fin dans la période 17001721 avec la grande guerre du Nord et la grande colère qui en résulte c'est-à-dire avec l'Occupation russe. Turku est alors le centre de commandement de l'occupation. Pendant les années 17421743, durant la guerre russo-suédoise la ville est à nouveau occupée pendant l'épisode dit de petite haine. La petite haine prend fin avec le traité d'Åbo[6]. La seconde moitié du XVIIIe siècle est plus paisible et permet de développement industriel de Turku. Au XVIIIe siècle Turku a deux des plus importants fabricants de tabac. La construction navale commence en 1732 avec l’établissement du chantier naval de Crichton-Vulcan et la construction navale devient l'une des activités principales de la ville[7]. La population de la ville augmente et au tournant du siècle elle est de 11 000 habitants. À la fin du XVIIIe siècle, la culture et la science prospèrent comme l'attestent par exemple la fondation du premier jardin botanique et de laboratoires ainsi que la parution du plus ancien journal de Finlande Tidningar Utgifne Af et Sällskap i Åbo en 1771. En 1790 on fonde à Turku la plus ancienne association de Finlande la Musikaliska Sällskapet i Åbo ou Turun Soitannollinen Seura.

    Turku et la domination Russe

    Turku n'opposera aucune résistance à l'entrée des Russes en octobre 1809 pendant la guerre de Finlande. La vie y continue paisiblement malgré l'occupation russe. La cour d'appel de Turku a siégé et plus tard au printemps l'évêque de Turku Jacob Tengström et le corps professoral de l'Académie royale prête serment d'allégeance au Tsar[8].

    En 1809, Turku devient le centre gouvernemental du Grand-duché de Finlande, c'est-à-dire la capitale de la Finlande autonome. De par sa position historique, la ville abritait déjà des administrations importantes. Elle est également capitale du Gouvernement d'Åbo et Björneborg.

    La cathédrale de Turku et son évêque sont les autorités religieuses les plus importantes du pays. Turku a une université et est le centre maritime et commercial de Finlande. En 1812, la capitale est transférée à Helsinki, car selon Alexandre Ier Turku était d’esprit trop suédois et trop proche géographiquement de son ancienne mère patrie.

    Plus tard, Carl Erik Mannerheim, que l'on considère comme le Premier des premiers ministres de Finlande, dira dans ses mémoires que le déplacement de la capitale de Turku à Helsinki était de son avis une erreur, et que les opportunistes finlandais y avait vu des avantages[9].

    L'incendie de 1827

    Turku durant le grand incendie de 1827.

    Les 4 et , la ville est ravagée le grand incendie de Turku. Plus de 2 500 bâtiments y sont détruits, soient les deux tiers de la ville. À la suite de cette catastrophe, la planification de Turku est confiée à l’architecte Carl Ludwig Engel. Celui-ci remplace les dernières traces de constructions médiévales par un plan quadrillé aux rues larges, droites et parallèles[10],[11]. Le centre-ville est toujours bâti selon les plans de Engel.

    Après l'incendie, l’université est transférée à Helsingfors, la ville perdant encore un peu de son influence, mais elle resta la plus peuplée de Finlande, jusque vers 1850[12]. En 1827, hormis le siège de l'archidiocèse de Turku tous les instruments du gouvernement central sont transférés à Helsinki après le grand incendie. Le XIXe siècle est marqué par la reconstruction de la ville et par un réveil national, le Mouvement fennomane. Il circule ce que l'on appelle le romantisme de Turku.

    La période de l'indépendance

    La rue Aurakatu au centre de Turku dans les années 1910.
    Le château de Turku en été 1941 après le bombardement par l'URSS.

    La guerre civile éclate juste après la déclaration d'indépendance et Turku est comme les autres grandes villes sous administration des rouges. Cependant la guerre est brève et au printemps 1918, les rouges se retirent de Turku. Pendant la guerre d'Hiver et la guerre de Continuation Turku soufre des bombardements de l'URSS. Entre-autres le château de Turku est très endommagé et le quartier de Martti est presque entièrement détruit. Durant la guerre d'Hiver, l'URSS largue 4 000 bombes qui endommageront plus de 600 bâtiments. Les bombardements tuent 52 personnes et en blessent 152. Après Viipuri, Turku aura été la ville la plus bombardée pendant la guerre d'Hiver[13]. Après guerre, Le président Mannerheim était d'avis que la capitale devrait être transférée de Helsinki à Turku. En effet, l'armistice de Moscou de 1944 oblige la Finlande à louer Porkkala comme base militaire à l'URSS[14]. Après les guerres, la population de Turku croit fortement avec la génération nombreuse du baby boom) et la migration des ruraux vers les villes De nombreux anciens bâtiments seront remplacés par des immeubles modernes, ce que l'on appellera plus tard la maladie de Turku[15]. À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, Turku s'est développée comme ville de commerce et de voyage.

    Économie

    Turku est le centre économique de la sous-région qui a une structure économique diversifiée qui s'appuie sur une offre de formation très large. En 2006, le produit intérieur brut de Turku est de 30 572  (pour toute la Finlande : 31 719 /habitant)[16]. Environ la moitié des firmes de développement de médicament et de diagnostic de Finlande sont situées dans la région de Turku[17].

    Les secteurs d'activité

    À côté de l'industrie pharmaceutique, les points forts traditionnels de Turku et sa région sont particulièrement l'industrie de la construction navale (chantier naval de Perno) et l'industrie agroalimentaire. De nouveaux arrivants sont les secteurs de l'informatique, de la logistique et des voyages. La région de Turku a plusieurs clusters dont les plus importants sont le Cluster maritime de Finlande et le cluster des biotechnologies[18]. Parmi les sociétés cotées en bourse dont le siège social est situé dans la région de Turku, on peut citer Raisio, Teleste, Biotie Therapies et HKScan[19]. Parmi les 500 plus grandes entreprises finlandaises situées dans la région de Turku, on peut lister entre autres : HKScan, Meyer Turku, Assurances Veritas, Turun Osuuskauppa, Bayer, Raisio, Nordkalk, TS-Yhtymä, Turku Energia, Teleste, Maskun Kalustetalo, PerkinElmer, Fläkt Woods, Finnsementti, Leaf, Lämpöpuisto, Finnfeeds Finland, Burger-In et Felix Abba[20].

    Principaux secteurs d'emploi

    En 2009 Turku a 94 188 emplois, qui se répartissent comme suit[21]:

    RangSecteurPourcentageRangSecteurPourcentage
    1.Services de santé et services sociaux18,1 %12.Autres services3,1 %
    2.Commerce11,4 %13.Secteur bancaire et financier2,3 %
    3.Industrie10,3 %14.Arts et loisirs2,1 %
    4.Éducation8,9 %15.Secteur immobilier1,1 %
    5.Services administratifs8,6 %16.Eau, égouts, eaux usées et gestion des déchets0,5 %
    6.Logistique6,8 %17.Agriculture, sylviculture et pisciculture0,4 %
    7.Activités spécialisées, scientifiques et techniques6,5 %18.Électricité, gaz, chauffage, climatisation0,2 %
    8.Secteur public, défense nationale, sécurité sociale5,9 %19.Mines et carrières0,0 %
    9.Industrie de la construction5,6 %20.Emplois par particuliers0,0 %
    10Information et communication3,6 %21.Organisations et organismes internationaux0,0 %
    11.Hébergement et restauration3,6 %22.inconnu1,0 %

    Principales sociétés

    En 2020, les principales entreprises de Turku par chiffre d'affaires sont[22] :

    SociétéC.A.
    Meyer Turku Oy968 M
    Bayer Oy956 M
    HKScan Finland Oy689 M
    Turun Osuuskauppa595 M
    Motonet Turku351 M
    Turku Energia Oy229 M
    Wallac Oy192 M
    Lämpöpuisto Oy183 M
    Paloheimo Asset Management Oy167 M
    Me Group Oy Ltd Ab167 M

    Politique et administration

    Évolution démographique

    Évolution démographique
    1860 1870 1880 1890 1900 1910 1920
    16 87019 61723 94730 09631 65841 99345 408
    1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990
    53 68165 475100 514123 285155 069163 933159 539
    2000 2005 2012 2013 2014 2015 2017
    172 107174 824179 529[23]-184 112[24]184 300[25]187 637[1]
    2020 2022 - - - - -
    192 794195 047-----

    Répartition des sièges du conseil municipal

    Pour la période 2012-2016, à la suite des élections municipales de 2012, le partage des sièges du conseil municipal de Turku est le suivant[26] :

    Parti Sièges
    2012
    Écart
    Sièges
    2012-2008
    Pourcentage
    de voix
    Écart
    pourcentage
    de voix
    Parti de la Coalition nationale19025,8 %-1,7
    Parti social-démocrate de Finlande14-120,3 %-1,6
    Ligue verte10-114,5 %-1,4
    Alliance de gauche9-113,4 %-0,7
    Vrais Finlandais6+49,2 %+5,9
    Parti du centre4+15,9 %+0,7
    Parti populaire suédois de Finlande3-15,3 %-0,6
    Chrétiens-démocrates1-12,0 %-0,8
    Liste unis bleus-blancs et indépendants1-1,8 %-
    Parti communiste de Finlande000,7 %0,0
    Parti pirate000,6 %+0,6
    Muutos 2011000,3 %+0,3
    Liste unique Parti progressiste0-0,2 %-
    Parti de l'indépendance (Finlande) (fi)000,1 %+0,1
    Parti des travailleurs (Finlande) (fi)000,1 %+0,1
    Kimmo Sjöholm0-0,0 %-

    Subdivisions administratives

    Culture et éducation

    Turku a été choisie Capitale européenne de la culture 2011 et a organisé les Européade en 2017.

    Religion

    Localisation de Turku.

    Turku abrite plusieurs communautés religieuses et elle demeure le siège de l’Église luthérienne finlandaise[27]. L'Église évangélique-luthérienne de Finlande a 8 paroisses à Turku[28]. Parmi les autres mouvements luthériens actifs à Turku, il y a l'Association luthérienne évangélique de Finlande (fi), l'Association piétiste du Réveil (fi), le læstadianisme et la Société nationale de la Bible (fi). Les autres mouvements chrétiens sont l'Église catholique de Finlande et l'Église orthodoxe de Finlande[29],[30]. D'autres communautés religieuses importantes de Turku sont la communauté juive, la communauté Bouddhiste Vietnamienne[31], et la communauté musulmane[32],[33],[34].

    • La cathédrale de Turku
      La cathédrale de Turku
    • L'église orthodoxe de Turku
      L'église orthodoxe de Turku
    • L'église de Martti
      L'église de Martti
    • L'église Mikael de Turku
      L'église Mikael de Turku
    • L'église de Kakskerta
      L'église de Kakskerta
    • La synagogue de Turku
      La synagogue de Turku
    • L'église d'Harjavalta
      L'église d'Harjavalta
    • Église Saint-Henri de Turku
      Église Saint-Henri de Turku
    • Église de Varissuo
      Église de Varissuo
    • Chapelle œcuménique de Turku
      Chapelle œcuménique de Turku
    • Pagode du Monastère de Liên Tâm
      Pagode du Monastère de Liên Tâm

    Éducation

    La municipalité de Turku assure les enseignements primaire et secondaire en finnois, suédois et anglais[35],[36]. À côté des enseignements gérés par la municipalité, il existe d'autres établissements comme, entre autres, l'école normale de Turku de l'université de Turku, l'Institut des migrations et l'école Steiner de Turku (fi)[37].

    Les principaux établissements d'enseignement supérieur de Turku sont :

    Établissement d’enseignement supérieur Nombre
    d'étudiants
    à Turku
    (2008)
    Nombre
    d'étudiants
    à Turku
    (2012)
    Université de Turku15 48320 227[38]
    Université des sciences appliquées de Turku9 2139 500
    Académie d'Åbo6 1106 450
    École de commerce de Turku2 258-[38]
    Université des sciences appliquées Novia[39]1 1051 220
    Université des sciences appliquées Diakonia2513 000
    Université humaniste des sciences appliquées Humak91
    Total34 511
    Sources[40],[41][42],[43],[44],[45]

    L’académie des Arts de Turku est connue de par le monde, notamment, pour son département de cinéma d’animation (auparavant intégré à l’école d’Art et de Communication de Turku).

    Jumelages

    La ville poursuit une politique de jumelage très active, recherchant les relations avec des secondes villes de leur pays, des centres religieux ou d’anciennes capitales. En 2020, les villes jumelles de Turku sont[46]:

    Sports

    Comme dans la plupart des villes du pays, le sport le plus populaire à Turku est le hockey sur glace ; le TPS Turku évolue dans la plus haute division du pays (SM-liiga) et a remporté le championnat dix fois. Un deuxième club professionnel évolue également à Turku, le TuTo Turku, en seconde division. L’ex-capitaine des Canadiens de Montréal, Saku Koivu est natif de Turku.

    Le football a aussi une place importante en ville, avec l’Inter Turku et le TPS (ce dernier faisant partie de la même organisation que le club de hockey), deux clubs évoluant au sein de la Veikkausliiga. Cette tendance a été confirmée par la construction en 1997 du stade Paavo-Nurmi.

    Turku est aussi le lieu de naissance de la ringuette en Finlande[54]. En 1979, Juhani WahlstenIl crée quelques équipes à Turku. Le premier club de ringuette est le Ringetteläisiä Turun Siniset. Le premier tournoi national a lieu le dans la ville. L'Association locale de ringuette est fondé en 1981 à Turku et fait venir plusieurs entraîneurs canadiens afin de faire de la formation. En 1983, l'association nationale de ringuette de Finlande est fondé à Turku. Les prochains championnats mondiaux des clubs de ringuette se tiendront à Turku, du au [55].

    Personnalités de la ville

    • Hemminki Maskulainen (né vers 1550 à Turku), prêtre et auteur de cantiques ;
    • Herman Spöring (1733-1771), explorateur, naturaliste et illustrateur finlandais
    • Johan Gadolin (1760-1852), chimiste finlandais. La gadolinite porte son nom.
    • Paavo Nurmi (1897-1973), alias le « Finlandais volant », athlète finlandais né à Turku ;
    • Aino Forsten (1885-1937), femme politique ;
    • Gunnel Nyman (1909-1948), designer finlandaise, née à Turku ;
    • Paavo Aitio (1918-1989), homme politique
    • Jarno Saarinen (1945-1973), pilote de vitesse moto, champion du Monde en 1972 ;
    • Mauno Koivisto (1923-2017), 9e président de la République de Finlande ;
    • Henry Leppä (1947-), joueur professionnel de hockey sur glace ;
    • Teuvo Lansivuori (1945-), pilote de vitesse moto ;
    • Stefan Ingves (1953-), gouverneur de la Banque de Suède ;
    • Katharina Bosse (1968-), photographe ;
    • Saku Koivu (1974-), joueur de hockey de la NHL, retraité ;
    • Darude (1975-), producteur et disc jockey de dance ;
    • Miikka Kiprusoff (1976-), ancien gardien de but de l’équipe de hockey des Flames de Calgary ;
    • Mikko Koivu (1983-), capitaine de l’équipe de hockey du Wild du Minnesota, retraité ;
    • Jere Uronen (1994-), joueur de football professionnel au Stade brestois 29 et international finlandais
    • Robin (chanteur) (1998-), chanteur de pop ;
    • Helena Gualinga (2002-), militante écologiste équatorienne, a effectué ses études secondaires à Turku[56] ;
    • Kaapo Kakko (2001-), joueur de hockey de la NHL, évoluant actuellement pour les Rangers de New York.

    Paysage urbain

    Panorama de Turku vu de la cathédrale de Turku.
    Panorama de Turku vu de la cathédrale de Turku.

    Environnement

    Ruissalo et Pikisaari en 2009.

    La superficie de Turku est de 306,37 km2 dont 60,7 km2 d'eau. Les communes voisines de Turku sont Aura, Kaarina, Lieto, Masku, Mynämäki, Naantali, Nousiainen, Pöytyä, Raisio et Rusko. Les collines du sud au nord sont Kakolanmäki, Puolalanmäki, Samppalinnanmäki, Aninkaistenmäki, Yliopistonmäki, Vartiovuorenmäki et Kerttulinmäki[57]. Le point culminant de la ville est Karhunsauna (89 mètres d'altitude) qui se trouve sur Tortinmäki[58]. L’étendue nord-sud de Turku est de 45 km. La partie la plus septentrionale est le quartier de Paattinen intégré en 1973 et le parc national de Kurjenrahka[59]. La largeur maximale de Turku est de 15 km. La partie occidentale de Turku est formé d'îles dont les plus étendues sont Ruissalo, Hirvensalo, Satava et Kakskerta. L'île de Ruissalo est très précieuse par son histoire et par sa diversité naturelle elle est l'un des sites protégés les plus importants de Finlande, elle est intégrée au réseau Natura 2000 Turku possède aussi la moitié de l'île Pähkinäinen à Naantali[60]

    Architecture

    L'immeuble de Turun Sanomat.
    L'hôtel de ville de Turku.
    Le palais des concerts.

    La cathédrale de Turku et le château de Turku datent du Moyen Âge et sont les plus anciens bâtiments de ville. Le plus ancien plan d'urbanisme de la ville date du début du XVIIe siècle. En 1652, sur les ordres de Per Brahe, le géomètre Hans Hansson élabore un premier plan cadastral. En 1828, à la suite du grand incendie Carl Ludwig Engel actualise le plan de la ville. Il reste quelques bâtiments ayant résisté à l'incendie dont la Maison académique et la zone de maisons en bois de Luostarinmäki. Selon le plan de 1828, les rues principales devaient mesurer 45 aunes de large et les rues secondaires 30 aunes et on devait construire en pierres les maisons des rues principales, les rues en bordure du fleuve et les rues bordant la place du marché.

    En plus du plan d'urbanisme Carl Ludwig Engel conçoit aussi des bâtiments comme l'observatoire de Vartiovuori et l'église orthodoxe de Turku. Après l'incendie le quartier entourant le parc de la cathédrale de Turku et l'ancienne grande place du marché est reconstruit largement dans un style néoclassique. On peut citer par exemple l'immeuble Brinkkala, l'ancienne mairie, l'immeuble Hjelt, l'immeuble Juselius et le théâtre suédois de Turku.

    Après l’indépendance de la Finlande, on compte Alvar Aalto et Erik Bryggman parmi les plus importants développeurs de l'architecture de la ville. À l'époque, en conséquence de leurs travaux de conception Turku est un remarquable centre du fonctionnalisme. Parmi les œuvres représentatives du style fonctionnaliste on peut citer l'immeuble de Turun Sanomat ou la Chambre agricole du sud-ouest de la Finlande conçus par Aalto et Hospits Betel ou la chapelle de la Résurrection conçus par Erik Bryggman[61],[62].

    Après la Seconde Guerre mondiale, l'orientation et les priorités de l'architecture de la ville changent. Les architectes sont remplacés par les sociétés de construction car on a besoin de construire rapidement de nombreux logements. On commence à bâtir les premières banlieues comme Iso-Heikkilä, Uittamo et Pääskyvuori. Dans les décennies suivant la Seconde Guerre mondiale on détruit de nombreux bâtiments anciens pour les remplacer par des constructions plus hautes.

    La maladie de Turku (finnois : Turun tauti) est un concept qui se réfère au démantèlement de bâtiments anciens pour faire place à des bâtiments contemporains laids, et qui inclut une culture politique où le pouvoir se trouve concentré dans les mains de quelques-uns. Ce concept de maladie de Turku (suédois : Åbo smitta) apparaît dès 1916 dans la presse d'Helsinki, quand on commence à construire de nouvelles construction de style jugend[63]. Dans les années 1950 et 1960, le concept revient à la mode quand l'architecture moderne s'étend dans toute la ville[15].

    Dans les années 1980, la préoccupation revient au développement de l'image de la ville et des architectes de valeur sont de nouveau sollicités pour concevoir les bâtiments de Turku. L'architecte Benito Casagrande a conçu plusieurs bâtiments de Turku dès les années 1970. Les plus connus sont probablement l'Îlot urbain Hansa et les bâtiments Data-City et Bio-City du parc scientifique de Turku. Parmi les ensembles conçus par des architectes on peut nommer la Bibliothèque principale de Turku, conçue par Asmo Jaaksi, le Centre hospitalier universitaire de Turku, la tour d'habitation Airiston Tähti[64] et les immeubles de bureaux de la Société If.

    Lieux et monuments

    Les lieux et monuments les plus visités en 2011 sont[65] :

    Rang Lieu Visiteurs Rang Lieu Visiteurs
    1.Cathédrale de Turku173 0287.Jardin botanique de l'université de Turku35 518
    2.Aboa Vetus & Ars Nova170 0008.Musée Wäinö Aaltonen25 769
    3.Château de Turku121 0249.Village de Kurala17 005
    4.Forum Marinum118 86210.Musée Sibelius10 524
    5.Musée d'art de Turku80 84811.Musée de la biologie9 769
    6.Musée de l'artisanat de Luostarinmäki44 18412.Musée de la pharmacie et
    Maison Qwensel
    7 480

    Turku compte de nombreux parcs :

    • Asemanpuisto
    • Barkerinpuisto
    • Brahenpuisto
    • Fleminginpuisto
    • Ingegerdinpuisto
    • Kupittaanpuisto
    • Linnanpuisto
    • Lönnrotinpuisto
    • Mannerheiminpuisto
    • Porthaninpuisto
    • Puolalanpuisto
    • Ruissalon Kansanpuisto
    • Runeberginpuisto
    • Samppalinnanpuisto
    • Tuomiokirkonpuisto
    • Tähkäpuisto
    • Vartiovuorenmäki
    • Urheilupuisto

    On peut aussi y voir les statues et monuments mémoriaux publics.

    Transport

    Transport maritime

    Ferries des compagnies Silja Line et Viking Line à quai dans le port de Turku.

    Porte d'entrée de l'archipel finlandais, la région de Turku possède deux ports significatifs : le port de Turku et le Port de Naantali. À eux deux ils forment le port de cargo le plus important de Finlande. Après le port d'Helsinki, le port de Turku est, à côté de celui de Kotka, le deuxième port de Finlande mais il est beaucoup plus important que Kotka pour le trafic de voyageurs[66]. Le port de Turku est relié à la Suède et à l'archipel d'Åland par des liaisons régulières assurées par les compagnies Silja Line et Viking Line qui opèrent sur des traversées à destination de Stockholm et de Mariehamn à raison de deux rotations par jour, l'une partant le matin et l'autre le soir.

    Le transport maritime vers Tallinn, Riga, Visby est saisonnier. Le transport vers Tallinn a débuté en 2006[67].

    Transport routier

    Les axes principaux sont les nationales 1, 8, 9 et 10 ainsi que la kantatie 40 qui encercle Turku. L'autoroute valtatie 8 menant de Turku à Raisio a été construite en 1963[68]. Naantali est reliée à Turku par la voie rapide de Naantali. Les autres voies autoroutières sont la nationale 1 de Turku à Helsinki et la nationale 9 de Turku à Aura.

    Turku est aussi traversé par les routes régionales 222 (Turku-Aura), 110 (Helsinki-Turku) et 204 (Lieto-Eura).

    Transport ferroviaire

    En 1876, la gare principale de Turku devient le terminus de la ligne Hämeenlinna–Tampere–Turku. Sa construction n'a pu débuter qu'en 1874 après plus de dix années de désaccord sur le cheminement de la voie et à cause de problème de financement. La voie côtière atteint Karis en 1899 et Helsinki en 1902[69]. En 1924, la ligne Turku-Uusikaupunki est terminée, le transport de voyageurs s'y terminera en 1992. En 1995, les premiers Pendolino de Finlande commence à circuler entre Turku et Helsinki. Turku est la seule ville de Finlande ayant trois gares de trains à longue distance : la gare de Turku-Port, la gare principale de Turku et la gare de Kupittaa[70].

    Transport aérien

    L'aéroport de Turku, ouvert en 1956, est situé à km au nord du centre-ville. En 2012, il a accueilli 454 948 voyageurs[71]. L'aéroport a des vols à destination d'Helsinki, Oulu, Kittilä, Stockholm, Riga, Copenhague, Gdańsk, Budapest, Bruxelles, Londres, Barcelone, Malaga...

    Voir aussi

    Articles connexes

    • Skanssi
    • L’île d’Hirvensalo[72]
    • Posankka, statue
    • Théâtre suédois de Turku
    • Théâtre municipal de Turku
    • Hall sportif de Kupittaa
    • Festival de musique de Turku
    • Le traité d’Åbo[73]

    Liens externes

    Notes et références

    1. 1 2 (fi) « Tilastokeskuksen PX-Web-tietokannat », Tilastokeskus, (consulté le )
    2. (fi) « Superficie par municipalité au 1er janvier 2011 », Maanmittauslaitos (consulté le )
    3. (fi) « Pyhän Annan kappeli siunattiin käyttöön », Turun Sanomat, (consulté le )
    4. (fi) « Turun hovioikeuden historia », Oikeusministeriö (consulté le )
    5. (fi) « Kreivin aikaan », Turun maakuntamuseo (consulté le )
    6. (fi) Matti J. Kankaanpää, Suuri Pohjansota, Iso Viha ja Suomalaiset, Virrat: T:mi Toiset aijat, (ISBN 952-91-3934-9)
    7. (fi) « Silmäys Turun historiaan » [archive du ] (consulté le )
    8. (fi) « Turku Suomen pääkaupunkina », Ville de Turku, (consulté le )
    9. (fi) « Carl Erik Mannerheim oli Suomen ensimmäinen pääministeri », Helsingin Sanomat, (consulté le )
    10. (fi) « Le plan de Turku avant l’incendie (1808) »
    11. (fi) « Le plan de Turku après l’incendie (1897) »
    12. (fi) « Kun Turku hukkui liekkeihin », Turun Sanomat, (consulté le )
    13. (fi) « Turussa vuonna 1948, filmikatsaus vuodelta 1948 », Yle (consulté le )
    14. (fi) « Puna-armeija Porkkalassa », Yle (consulté le )
    15. 1 2 (fi) Heidi Sommar, « Turun tauti koitui monien rakennusten kohtaloksi », YLE, (consulté le )
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    31. Monastère de Liên Tâm
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    37. (fi) « Perusopetus », Ville de Turku (consulté le )
    38. 1 2 L'école de commerce de Turku est intégrée dans l'Université de Turku depuis 2010
    39. L'école polytechnique suédophone de Turku (Yrkeshögskolan Sydväst) est absorbée en 2008 par l'université des sciences appliquées Novia
    40. (fi) « Ammattikorkeakoulut 2002–2008 », Ville de Turku, (consulté le )
    41. (fi) « Yliopistot 2002–2008 », Ville de Turku, (consulté le )
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    51. « http://goteborg.se/wps/portal/invanare/kommun-o-politik/internationellt-samarbete/nordiskt-samarbete/!ut/p/z1/04_Sj9CPykssy0xPLMnMz0vMAfIjo8ziQw0NAi2cDB0NDEJ9nQw8_czDnDyd_Q09Q8z1wwkpiAJKG-AAjgb6BbmhigCASA6r/dz/d5/L2dBISEvZ0FBIS9nQSEh/ »
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    56. (fi) « Helena Sirén Gualinga, 17, taistelee ilmastonmuutosta vastaan Greta Thunbergin taustalla: "Tämä ei ollut valinta, synnyin tämän keskelle" » [archive du ], Yle Uutiset, (consulté le )
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    63. (fi) Rauno Lahtinen, Turun puretut talot, k&h, kulttuurihistoria, université de Turku, (ISBN 978-951-29-4100-1)
    64. (fi) Hannele Yli-Parkas, « Tikasauto tavoittaa Turun ylimmänkin parvekkeen », Turun Sanomat, (consulté le )
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    66. (fi) « Port of Turku », Port de Turku (consulté le )
    67. (fi) « Turkulaiset haluavat laivalla Turusta Tallinnaan », Turun Sanomat, (consulté le )
    68. (fi) Matti Grönroos, « Valtatie 8 », Matti Grönroos (consulté le )
    69. (fi) Eino Jutikkala, Turun kaupungin historia 1856–1917, p. 213–248, Turku, Turun Sanomat et Kirjapaino OY,
    70. (fi) « 7.13. Rautatieliikenne Turussa 2008-2012 », Ville de Turku, (consulté le )
    71. « MATKUSTAJAT 2012 », Finavia, (consulté le )
    72. dépend administrativement de Turku.
    73. également appelé traité de Turku, fut signé entre la Russie impériale et la Suède à Turku le mettant fin à la guerre russo-suédoise de 1741–1743.
    • (fi) Ella Kivikoski, C.J. Gardberg, Turun kaupungin historia kivikaudesta vuoteen 1366, Turku,
    1. Gardberg, p. 115–324
    • (fi) Eero Kuparinen (ed.), Turun seitsemän vuosisataa, Turku, Turun historiallinen yhdistys,
    1. Toivo T. Rinne et Rainer Fagerlund, Chapitre : Turku uuden ajan alussa p. 79–110