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Saint-Vaast-la-Hougue
Saint-Vaast-la-Hougue
Le port de plaisance de Saint-Vaast-la-Hougue.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Gilbert Doucet
2020-2026
Code postal 50550
Code commune 50562
Démographie
Gentilé Saint-Vaastais
Population
municipale
1 700 hab. (2020 en diminution de 9,33 % par rapport à 2014)
Densité 271 hab./km2
Population
agglomération
3 565 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 17″ nord, 1° 16′ 03″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 10 m
Superficie 6,28 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Saint-Vaast-la-Hougue
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.saintvaast.fr

    Saint-Vaast-la-Hougue (prononcé [sɛ̃.vlaug]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 700 habitants[1].

    Elle a la particularité de présenter sur son territoire un site majeur de l’œuvre de Vauban : les tours observatoires de Tatihou et de la Hougue, inscrites en 2008 au patrimoine mondial de l'humanité dans le cadre de l'ensemble « fortifications de Vauban »[2].

    Saint-Vaast-la-Hougue fait partie des villes et villages classés « 2 fleurs » au label villes et villages fleuris[3].

    La commune de Saint-Vaast-la-Hougue est élue « Village préféré des Français 2019 » lors de l'émission du diffusée sur France 3.

    Géographie

    Carte de Saint-Vaast-la-Hougue.

    Situé sur la côte est du Nord-Cotentin, Saint-Vaast-la-Hougue abrite un port de plaisance.

    À environ un kilomètre de la côte, l'île Tatihou fait partie de la commune. Elle est accessible à pied à marée basse et un bateau amphibie assure une liaison régulière avec le port. Une tour y a été érigée en 1694 par Benjamin de Combes, élève de Vauban.

    Au sud, le fort de la Hougue, aussi construit en 1694 par Benjamin de Combes, est une base militaire ouverte une fois par an au public lors des journées du patrimoine.

    La commune est traversée par la Saire.

    Tout comme les grands chalutiers amarrés au port, les parcs à huîtres visibles à marée basse entre Tatihou et la côte témoignent de la prédominance de l'activité maritime à Saint-Vaast qui est le plus ancien bassin ostréicole de Normandie[4].

    Saint-Vaast-la-Hougue fait partie des 303 communes françaises identifiées comme gravement menacées par la montée des eaux[5], en raison du réchauffement climatique[6].

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[8].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

    • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
    • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
    • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,1 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,6 °C
    • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 917 mm
    • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,5 j
    • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,2 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Le Theil, mise en service en 1959[13] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[14],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de précipitations de 919,7 mm pour la période 1981-2010[15].

    Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et à 26 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[17] à 10,7 °C pour 1981-2010[18], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[19].

    Urbanisme

    Typologie

    Saint-Vaast-la-Hougue est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[20],[21],[22].

    Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Vaast-la-Hougue, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes[23] et 3 517 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[24],[25]. La commune est en outre hors attraction des villes[26],[27].

    La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[28]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[29],[30].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,1 %), zones urbanisées (26,1 %), terres arables (16,8 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %), zones humides côtières (2,2 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Sancto Vedasto de 1159 à 1189[32], [Ricardus de] Hoga 1216 (personnage)[32], Hougua de Sancto Vedasto au XIVe siècle[32], La Hougue ou Port la Hougue en 1789, Port la Hougue en 1793, Saint-Vaast en 1801, Saint-Vaast-la-Hougue en 1888[33].

    La paroisse est dédiée à Vaast d'Arras, évêque d'Arras[32] puis de Cambrai au VIe siècle, religieux vénéré à l'abbaye de Fécamp en pays de Caux et dont Saint-Vaast constituait un fief[34]. L'abbaye était en autre bénéficiaire du patronage de la paroisse[35].

    Le déterminant complémentaire la-Hougue représente l'appellatif toponymique Hougue, commun en Cotentin, et qui est une variante de Hogue[32], fréquent ailleurs en Normandie. Il est issu du vieux norrois haugr et désigne en général un tertre, une hauteur[32],[36]. Dans le cas présent la Hougue désigne un promontoire qui domine le port[32].

    Dans les chartes du XIVe siècle la paroisse est appelée la Hougue de Saint-Vaast en l'Isle du Cotentin[37]. Sous la Convention nationale (1792-1795), lors de la période révolutionnaire, la commune porte les noms de La Hougue et de Port-la-Hougue. Elle reprend le nom de Saint-Vaast jusqu'en 1888, date à laquelle elle devient Saint-Vaast-la-Hougue[33].

    La prononciation est [sɛ̃.vlaug][36].

    Le gentilé est Saint-Vaastais.

    L'ancienne paroisse de Rideauville a été rattachée en 1793[32]. Il s'agit d'une formation en -ville au sens ancien du « domaine rural », précédée du nom de personne Ridel fréquent dans la Manche et plus généralement en Normandie.

    Histoire

    Préhistoire

    Des fouilles, dirigées par Gérard Fosse (1948-2019), ont révélé une occupation humaine datée du Moustérien sur le site du Fort de Saint-Vaast-la-Hougue[38]. Dès 1832, A. Bigot avait démontré l'occupation ancienne de Saint-Vaast avec la découverte d'un gisement de silex à la Hougue[39]. Sur l'île de Tatihou, c'est un gisement datant du bronze ancien qui fut découvert au Clos du Lazaret[40].

    Moyen Âge

    À l'origine, le village avant de s'appeler Saint-Vaast, ne comprend que quelques masures dressées autour d'une église bâtie près du port aux dames, devenue ultérieurement la Porte-aux-dames[41].

    Vers l'an mil[42], près de Saint-Vaast-la-Hougue, Néel Ier de Saint-Sauveur repousse un débarquement anglo-saxon du roi Æthelred le Malavisé : l'invasion anglo-saxonne, échoue grâce à l'énergie de Néel de Saint-Sauveur qui vainc les envahisseurs à la bataille du Val de Saire. Guillaume de Jumièges explique que ce débarquement visait à capturer la personne du duc de Normandie Richard[43]. L'historien François Neveux émet quelques doutes concernant cette affirmation, constatant l'éloignement de Rouen du champ de bataille. Pour lui, il s'agit juste d'un raid de pillage en représailles des expéditions vikings dans le royaume anglo-saxon[44].

    La paroisse médiévale, fief de l'abbaye de Fécamp, est sous le patronage de saint Vaast, qui n'est jamais venu en Normandie, car c'est dans les Flandres qu'il exerça son sacerdoce, comme évêque d'Arras[45]. C'est probablement lors de la construction au XIe siècle de la première église, l'actuelle chapelle des Marins, que les moines de l'abbaye de Fécamp choisirent saint Vaast pour patron[45]. Pour Éric Barré, la dédicace de l'église de la Hougue à saint Vaast, et par extension le nom de la paroisse serait le fruit de rencontre des pêcheurs du lieu avec les pêcheurs d'Artois et de Picardie en baie de Seine[46]. Selon une tradition locale la région aurait été évangélisée par Vaast d'Arras, évêque d'Arras et saint Vigor, évêque de Bayeux au VIe siècle. Alors qu'ils se rendaient vers ce qui deviendra Quettehou, les évêques durent franchir la Bonde sur une planche de bois qui céda au passage de saint Vaast. La Bonde sert toujours de limite entre les deux paroisses[47],[45].

    En 1296, lors de la guerre d'Aquitaine, Saint-Vaast fournit douze navires de guerre[48].

    En 1340, lors de la bataille de L'Écluse, de nombreuses nefs de la Hougue furent coulées : le Saint-Jehan, le Saint-Jame, la Nostre-Dame, le Saint-Esperit, la Jehannète, la Pélerine, la Mignolète, la Sainte-Marie[49].

    Dans le cadre de la guerre de Cent Ans, Édouard III d'Angleterre, en 1346, entreprend une campagne ayant pour but de prendre Paris. Il prépare un nouveau débarquement, qu'il ne sait encore où fixer. Son adversaire, le roi de France, lui épargne de trop longues hésitations en condamnant à l'exil un grand seigneur normand, Geoffroy d'Harcourt, sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte, lequel court se réfugier à la cour d'Angleterre, offrant ainsi à Édouard III le prétexte idéal d'un libre accès en Cotentin. Le , le roi d'Angleterre réunit un millier de navires dans les rades de Portsmouth, Southampton et de l'île de Wight et met à la voile. Le lendemain, le mercredi , la baie n’étant pas fortifiée, vers midi, il débarque à Saint-Vaast-la-Hougue avec 20 000 hommes portée par plus de mille navires. La bourgade et ses environs sont pillés puis incendiés. Le , selon la Chronique de Cambridge, cinq cents garde-côtes, probablement des archers génois engagés par le roi de France, étaient restés dix semaines à surveiller les abords de Saint-Vaast, et n'ayant pas reçu leurs soldes s'étaient tous retirés[50]. En , c'est également à la Hougue que le duc de Lancastre débarque avant de ravager la Normandie[51]. En 1357, une garnison anglaise commandée par Robert de Ewes s'installe à la Hougue[52].

    En 1360, le traité de Brétigny rend à la France toutes les places fortes du Cotentin, à l'exception de celle de Saint-Vaast et de Saint-Sauveur qui restent anglaises[53]. Le fortin ne sera finalement évacué qu'en 1361, et après un versement d'une rançon de 8 000 écus[52].

    En , le duc de Lancastre, futur roi d'Angleterre sous le nom d'Henri V, débarque à la Hougue ; Saint-Pierre-Église et 36 paroisses sont pillées[54],[Note 7].

    Le , plusieurs vaisseaux anglais abordent à la Hougue et leurs occupants ravagent et incendient une trentaine de villages aux alentours dont Vaudreville, Fontenay, Saint-Floxel, Quinéville, Saint-Martin-d'Audouville[55]. Selon Dom Lenoir, les Anglais « ardirent, pillèrent et gastèrent plusieurs villes et paroisses », donnant lieu à l'octroi par le roi de France d'un secours de 1 000 livres aux paroisses sinistrées[56].

    Légende

    Selon une légende, saint Vigor accompagnait l'évêque d'Arras venu évangéliser le Val de Saire vers la fin du Ve siècle. Ce dernier devait résider dans la petite agglomération sur la colline au milieu de vastes forêts, qui deviendra le bourg de Quettehou, plus hospitalier que le littoral. Alors que les deux évangélistes traversent, sur un tronc d'arbre, le ruisseau séparant les futures paroisses de Quettehou et Saint-Vaast-la-Hougue, Vigor laissa passer son maître, et par une feinte maladresse renverse la passerelle improvisée, et de ce fait s'installa à Quettehou[45].

    Droit ecclésiastique

    Les droits des religieux de Fécamp, dans les limites de la paroisse, consistaient dans le droit de patronage et de la perception d'une part des dîmes[47]. Ainsi, l'évêque de Coutances, Hugues de Morville, le deuxième dimanche proche de l'Ascension 1232, sur présentation de l'abbé et du couvent de Fécamp, confère l'église de Saint-Vaast à Godefroy de Saint-Vaast, qui en prend possession dans son intégrité[57]. En 1269, après la mort de Geoffroy, Jehan Picot contesta ce droit mais fut débouté par Jehan de Chevreuse, bailli du Cotentin de 1269 à 1271, qui demanda à l'évêque de Coutances de collationner le candidat des religieux de Fécamp, Richard de Ver[57].

    En 1458 comme rapporté par l'abbé de Fécamp, la paroisse, sis en la vicomté de Valognes, au bailliage du Cotentin était la possession de l'abbaye[58].

    Époque moderne

    Lors de la cinquième guerre de Religion (1574-1576), Montgommery, réfugié en Angleterre après le massacre de la Saint-Barthélemy, débarque à Saint-Vaast avec une armée forte de 5 000 hommes afin de reprendre le Cotentin[59].

    En 1686, Louis XIV, préoccupé par l'évolution de la situation en Angleterre, chargea Vauban d'inspecter les côtes normandes. C'est à la suite de ces inspections effectuées à partir de 1686, dont deux notamment sur le site de la Hougue, que Vauban préconisa la réalisation de différents ouvrages indispensables afin de protéger les côtes normandes dont la fortification de la Hougue et le projet d'un grand port de guerre dans cette rade « rade de la Hougue qu'on tient la meilleure de France »[60]. Le roi décida de ne faire que quelques travaux sommaires au petit havre de Saint-Vaast et le long de la côte de la Hougue. L'absence de ce grand port de guerre de la Manche contribua à la perte des douze vaisseaux de Tourville venus se réfugier dans la baie[60]. Le jeudi , la bataille de la Hougue voit s'affronter au large de Barfleur, entre le cap de la Hougue et la pointe de Barfleur, à sept lieues au large[61], la flotte française menée par l'amiral de Tourville et la flotte anglo-hollandaise. Au terme d'une rude bataille, et du fait d'une marée défavorable, en particulier dans le raz de Barfleur, puis dans le raz Blanchard, douze vaisseaux français ne purent regagner Saint-Malo et seront échoués puis brûlés près de la Hougue et de l'île de Tatihou, ainsi que trois autres près de Cherbourg.

    Tour Vauban de la fortification de la Hougue.

    À la suite de cette défaite, dés , Vauban présenta au roi, les premières esquisses des tours défensives prévues sur l'île Tatihou et sur la presqu'île de la Hougue, ainsi qu'un projet d'un grand port qui devait s'étendre entre le village de Saint-Vaast et l'île Tatihou, qui aurait pu abriter une armée navale toujours à flots du fait de sa position et de la construction de digues en mer[60]. De même, Vauban signala l'importance des îles Saint-Marcouf qui commandaient l'une des extrémités de la rade de la Hougue, et qu'utilisaient les corsaires britanniques pour surprendre les navires marchands[62]. Après quelques travaux de terrassement, faute de crédits le chantier fut arrêté et ne reprit qu'en 1694.

    Les deux tours fortifiées seront construites à partir de par l'ingénieur du roi, Benjamin de Combes, collaborateur de Vauban, et sous la direction de ce dernier[63], sur la butte de la Hougue et sur l'île de Tatihou, comme le nota l'historien Pierre Mangon du Houguet : « Sous la direction de Benjamin de Combes, escuier, directeur général des fortifications des costes de haute et basse Normandie, on bastit les tours de Tatihou et de la Hogue. On commença à y travailler le ». Elles devaient permettre de défendre les baies de Saint-Vaast et de Morsalines contre les agresseurs. De Combes préconisa aussi la création d'un port de guerre dans la baie dont Vauban avait à maintes reprises souligné la vulnérabilité[63]. Malgré l'appui de Vauban, qui plaida à nouveau pour la création du port lors d'une inspection hivernale qui le mena des côtes normandes aux côtes picardes, en et , et une dernière fois les côtes normandes en , séjournant onze jours à la Hougue, le port de guerre ne verra jamais le jour[63],[Note 8]. C'est ainsi que pendant de long mois, construction et entretien nécessitèrent la présence à Saint-Vaast la présence d'ingénieurs et d'entrepreneurs, ce que les registres d'état civil de la paroisse attestent comme un Jean-Louis Rolland, logé dans la maison de Mangon du Houguet, ou un Antoine de Monsure qui épouse Marie Thin, une saint-vaastaise[64].

    En 1756, Antoine Alexis Perier de Salvert (1691-1757) et Antoine Choquet de Lindu (1712-1790) publient, après de longs travaux, un Mémoire sur l'établissement d'un port et d'un arsenal de la marine à La Hougue[65].

    Le service des vaisseaux du roi, obligatoire pour les populations du littoral, une année sur quatre est en temps de guerre un grand consommateur d'homme. Ainsi Rivière, commissaire aux Classes en poste à la Hougue écrit « Depuis plusieurs années de suite on a fait dans cette paroisse de fortes levées pour le service du Roy et les matelots qui ont estés nommés ont emporté avec eux le peu d'aisance qu'il pouvait y avoir dans leurs maisons[66]. »

    Époque contemporaine

    Les travaux de fortifications se poursuivent jusqu'au XIXe siècle, période à laquelle le port de Saint-Vaast-la-Hougue est aménagé par l'ingénieur des Ponts et Chaussées Charles-Félix Morice de la Rue (1800-1880)[67]. La grande jetée est construite de 1828 à 1845 puis les quais de 1846 à 1852[68]. Des brise-lames sont ensuite ajoutés pour délimiter le port. Avant cette période, Saint-Vaast ne disposait que d'un port naturel d'échouage à l'ouest de la pointe de la Hougue, qui était encore utilisé au XIXe siècle[69].

    Lors du Débarquement, devant l'avance des troupes alliées, les allemands quittèrent Saint-Vaast le en mettant le feu aux casernes de l'île Tatihou et détruit les lignes du central téléphonique des P.T.T.[70] Le , le port de Saint-Vaast-la-Hougue est le premier port de la Manche libéré par les Alliés[70]. Le capitaine Brooks O. Norman, de la Troupe A du 24e escadron de reconnaissance de cavalerie mécanisée est accueilli chaleureusement par la population[70]. Pendant 100 jours, le port va connaître une très forte fréquentation ; le port de Cherbourg n'est pas encore libéré[70]. Opérationnel à partir du il va permettre aux Alliés de débarquer 117 185 tonnes de matériel[70].

    Comme dans la ville voisine de Barfleur, le port se vide à marée basse. Une écluse à l'entrée du port est inaugurée en 1982 pour en faire un bassin à flot, partagé entre un port de pêche et un port de plaisance.

    Son activité économique s'est diversifiée du XVIIIe au XXIe siècle. Dans les années 1700-1800, le port était animé par le cabotage[Note 9], la pêche professionnelle[71], sur les bancs de Terre-Neuve, avec la morue verte, et la pêche côtière du « poisson frais », que les marins-pêcheurs revendaient sur le quai, ainsi que le dragage des huitres[66]. Saint-Vaast serait le plus ancien bassin ostréicole de la région, et son premier véritable parc à huitre apparaît en 1558. À l'époque l'espèce locale est l'huitre plate. Au XVIIe siècle, les bancs naturels situés à la pointe de la Percée et aux îles Saint-Marcouf, ainsi que d'huitres ramenées de Granville et Cancale, alimentent les parcs établis sur la côte, principalement à Rideauville. Ainsi Pierre Mangon du Houguet nous parle de deux procès intentés en 1647 et 1648 par les habitants de Barfleur, Granville et Grandcamp contre un Jean Meulan qui prétendait monopoliser la vente des huitres à Paris et Rouen. À partir du XIXe siècle, les rendements diminuant avec l'épuisement des gisements, la pêche à l'huitre disparut pour faire place à l'élevage. En 1964, l'élevage à plat sur l'estran fut remplacé par l'élevage surélevé rendant possible la mécanisation et un développement important de la filière[72].

    Aujourd'hui, la pêche professionnelle est toujours un axe majeur de l'économie locale, mais elle est concurrencée par le tourisme qui s'est étendu au cours du XIXe siècle. Le port est majoritairement occupé par des bateaux de plaisance français et étrangers.

    Politique et administration

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792 ... Georges Crafton
    1794 ... Jacques Gabriel Hamelin
    1794 1796 Louis Basset
    1796 1800 Jacques Guillemette
    1800 1808 Louis Basset
    1808 1813 Alphonse Vaultier
    1813 1823 François-Clément de Boyer de Choisy Ingénieur du Génie
    1823 1830 Gabriel Lamache Propriétaire de parcs et négociant d'huîtres, conseiller général
    1830 1835 Alexandre Asselin
    1835 1837 Pierre Lépiney
    1837 1848 Gabriel Lamache Propriétaire de parcs et négociant d'huîtres, conseiller général
    1848 1848 Charles Prosper Costey
    1848 1860 Gabriel Lamache Propriétaire de parcs et négociant d'huîtres, conseiller général
    1860 1865 Hyacinte-Léopold-Bruno de Boyer
    1865 1868 Charles Prosper Costey Commandant au Havre après son mandat de maire
    1869 1878 Hilaire Hamelin d'Ectot
    1878 1879 Ernest Costey
    1879 1881 Alexandre Asselin
    1881 1885 Hilaire Hamelin d'Ectot
    1885 1886 Jean-Baptiste Ardouin
    1886 1905 Hilaire Hamelin d'Ectot
    1905 1905 Amédée Pénitot
    1905 1908 Gustave Delacroix
    1908 1915 Guillaume Hatin
    1915 1929 Frédéric Brot
    1929 1931 Eugène Crestey
    1931 1937 Auguste Quentin
    1937 1943 Ferdinand Laporte
    1943 1944 Jules Lefèvre Nommé par le Préfet ( Régime de Vichy )
    1944 1946 Édouard Bailly
    1946 1953 Édouard Douzouville
    1953 1955 René Crestey
    1955 1977 Marcel Pignot [73]
    1977 1989 Jules Pinteaux
    1989 1995 René Mercier
    1995 2001 Georges Cazin
    2001[74] mai 2020 Jean Lepetit SE
    (ex-UDI)[75]
    Directeur d'école primaire, conseiller départemental
    mai 2020[76] En cours Gilbert Doucet SE Retraité
    Les données manquantes sont à compléter.

    Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[76].

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[78].

    En 2020, la commune comptait 1 700 habitants[Note 10], en diminution de 9,33 % par rapport à 2014 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +1,9 %). Saint-Vaast-la-Hougue a compté jusqu'à 4 313 habitants en 1851.

    Évolution de la population [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 3983 0892 7923 1843 5023 5754 0813 9054 313
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    4 1934 1624 0983 6643 2832 8052 8442 7132 590
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 8322 6352 5492 1562 0792 0412 0842 2642 273
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    2 4312 3912 2682 3472 1342 0972 0832 0801 904
    2017 2020 - - - - - - -
    1 7301 700-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[79].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Cultes

    Intérieur de l'église Saint-Vaast.

    Culture et spectacle

    • Le Festival des Traversées Tatihou est une manifestation qui a lieu depuis 1995 au mois d'août. Ce festival des musiques du large a lieu à la fois sur le port, à la Hougue et sur l'île de Tatihou, avec un accès pédestre à marée basse.
    • Le Festival du Livre de Saint-Vaast-la-Hougue Ancres & Encres a fêté en sa 12e édition[80]. Michel Mourlet, Jacqueline Monsigny, Jean Raspail, Jean-Paul Rouland et Jean-Pierre Thiollet figurent parmi les auteurs qui ont participé à cette manifestation.

    Enseignement

    L'école maternelle et l’école primaire Marcel-Lepaysant, réunies sur un seul site, le collège Guillaume-Fouace et la ferme aquacole du lycée maritime de Cherbourg qui prépare au baccalauréat professionnel Cultures marines.

    Santé

    Maison de retraite de Saint-Vaast-la-Hougue.

    La commune compte une maison de retraite médicalisée ainsi que deux médecins généralistes et deux kinésithérapeutes. Un cabinet d'infirmières libérales se situe sur le port.

    Écologie et recyclage

    Sports

    La commune compte un club de football, un de tennis et une école de voile (Centre Nautique Est Cotentin). Les aménagements comportent un skate-parc.

    Le football club du Val de Saire qui regroupe les communes de Quettehou, Réville et Saint Vaast la Hougue, fait évoluer une équipe en Ligue de Normandie et deux équipes dans les divisions de District de la Manche.

    Économie et industrie

    Le marché se tient rue de Verrüe le samedi matin.

    Industrie

    • Entreprise Facnor (enrouleurs de bateaux), créée en 1981 la société a été reprise en 2013 par le groupe Wichard (Thiers)[81].

    Activités

    Deux catamarans, quittant Saint-Vaast-la-Hougue.
    Parc à huîtres près du port de Saint-Vaast.

    L'ostréiculture est une activité notoire de la ville, avec plusieurs producteurs qui vendent en France et à l'exportation. Saint-Vaast-la-Hougue, berceau de l'huître normande, dispose de 250 hectares de parcs.

    Petit bateau de pêche face à l'île de Tatihou.

    Le port de pêche et le port de plaisance sont en eau profonde, accessibles à marée haute, et bénéficient de l'orientation à l'est de ce côté de la côte du Cotentin. Le port de plaisance, en activité depuis 1980, comporte 665 places.

    Le tourisme est une activité importante, la ville est une station balnéaire qui compte des hôtels et restaurants et aussi un camping. Saint-Vaast-la-Hougue est dénommée « commune touristique » depuis [82].

    Ressources agricoles de culture maraîchère.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La chapelle des Marins, inscrite au titre des monuments historiques depuis le , est le chœur (XIIe siècle) et l'abside de l'ancienne église de Saint-Vaast, démolie en 1864. Son abside circulaire romane date du XIe siècle[83].
    • L'île Tatihou et son musée maritime.
    • Le fort de l'Ilet, sur l’îlot éponyme, situé à 100 mètres de l'île Tatihou, et qui est entièrement occupé par l'ouvrage fortifié[84].
    • Les fortifications de la Hougue et de Tatihou (à partir de 1694). Les tours de Tatihou et de la Hougue sont inscrites, avec onze autres sites fortifiés par Vauban, au patrimoine mondial de l'humanité le [85]. Dans la typologie des fortifications de Vauban en fonction des différentes frontières géographiques à défendre, en l’occurrence en mer, le système des deux tours représente la protection d'un mouillage[2]. Le fort de la Hougue, toujours propriété de la marine qui autorise la commune de Saint-Vaast-la-Hougue à disposer, dans le cadre d'une autorisation d'occupation temporaire, de la partie centrale du fort où se trouve la tour inscrite parmi les œuvres majeures de Vauban[70].
    • Le feu de Saint-Vaast-la-Hougue est placé à l'extrémité de la jetée, au sommet d'une tourelle octogonale métallique en fonte et fer de 11 mètres de haut. Il a été mis en service le .
    • L'église Saint-Vaast du XIXe siècle et son chœur néogothique, sans clocher[86] par manque de ressources suffisantes, a été ouverte au culte en 1861[87]. Les vitraux, dont une Charité saint Martin, ont été réalisés entre 1902 et 1928 par les ateliers Lorin, dirigés par Charles Lorin[88]. À l'intérieur, notamment la chaire et les fonts baptismaux proviennent de l'église de Rideauville, ainsi que le crucifix dont la translation se fit dans la voiture d'un certain Pierre Groult[89].
    • Les ruines de l'église Saint-Martin de Rideauville. Reconstruite entre 1730 et 1740, le clocher (1786) restauré en 1992 a perdu sa flèche le [87].
    • Le château de Saint-Vaast du XVIIIe siècle[87].
    • Le manoir de Dur-Écu (XVIIIe siècle), au hameau de Saint-Vaast. La maison de maître fut habité par les Beauvalet puis par François-Clément de Boyer de Choisy, ingénieur du Génie, qui fut maire de Saint-Vaast pendant dix ans à compter du et qui avait épousé la petite-fille de Jean-François de Beauvalet, seigneur de Dur-Écu[87]. Le troisième fils de son neveu Honoré-Marie-Bruno de Boyer qui a reçu donation de Dur Écu, Hyacinte-Léopold-Bruno de Boyer qui sera également maire de Saint-Vaast en 1860. La famille Boyer conservera Dur Écu jusqu'en 1885[87].
    Le manoir, enfoui dans son parc avec son logis du XVIIIe siècle, a eu successivement deux chapelles domestiques : la première transformée en étable encore existante, remplacé par une seconde dans une pièce au rez-de-chaussée bénite en 1741, après dispense de l'évêque[87]. Deux mariages au moins y furent célébrés : celui de Marie-Charlotte, fille de Jean-Antoine de Beauvalet, le , avec Gilles Avice de Sortosville.
    • La ferme-manoir du Thôt. Une grande allée la relie à l'ancienne église de Rideauville.
    La seigneurie fut longtemps liée aux familles Pirou et Davy d'Amfreville puis Mesnildot. Puis le domaine sera mis en faire-valoir dans la seconde moitié du XIXe siècle par le révillais Bon Jacques François Noël ( 1890) qui y améliore la race Normande[90].
    • Motte castrale de Dur Écu. Enceinte circulaire de terre[91].
    • L'ancienne corderie à la sortie du bourg, encore couverte de schistes et dont l'activité perdura jusqu'à la Première Guerre mondiale[87].
    • L'ancienne mairie, place de la République.
    • La digue de la Longue Rive ou « le trava » d'une longueur de 2 706 mètres édifiée par l'ingénieur Benjamin de Combes[87] en remplacement d'une ancienne langue de terre, dite des Salines, et d'une première digue qui s'était avérée insuffisante. La nouvelle digue fut financée par plusieurs généralités, surtout celle de Caen à laquelle appartenait Saint-Vaast. L'adjudicataire-entrepreneur en fut, le , Nicolas Le Gendre, de Valognes[92].
    • Le presbytère du XVIIIe siècle.
    • Le pont de Saire, équipé de portes à flot empêchant la mer de remonter dans le cours inférieur de la Saire et d'inonder les prairies avoisinantes. Il fut construit en 1730, sur un ancien passage à gué, et en remplacement d'un pont de bois bâti en 1693[93]. Il sépare Saint-Vaast-la-Hougue de Réville, et fut longtemps qu'un gué avant que Vauban ne propose de construire un pont de pierre pour remplacer le pont de bois édifié à la fin du XVIIe siècle, afin de faciliter le passage de la Saire dont les fonds changes régulièrement, « faisait souvent noyer des gens, spécialement de ceux qui, ayant un peu trop bu du cidre, s'imagineraient y voir des esprits qui, en leur enseignant le chemin, les faisaient perdre »[94].
    • Le jardin de l'hôtel des Fuschias, visible sur rendez-vous[95].
    • L'anse ouverte de la Porte-aux-Dames. Située à l'ouest des remparts de Vauban, son nom vient d'une déformation de sa forme médiévale, le Port-aux-Dames, qui était alors la possession de l'abbaye aux Dames de Caen qui en percevaient les revenus[64].
    • La chapelle des Marins.
      La chapelle des Marins.
    • Fort de la Hougue.
      Fort de la Hougue.
    • Détail de la fortification de l'enceinte du fort de la Hougue.
      Détail de la fortification de l'enceinte du fort de la Hougue.
    • La Hougue, un aperçu de la tour Vauban.
      La Hougue, un aperçu de la tour Vauban.
    • La tour Vauban.
      La tour Vauban.
    • Le phare de Saint-Vaast-la-Hougue, au bout de la jetée.
      Le phare de Saint-Vaast-la-Hougue, au bout de la jetée.
    • Le bord de mer.
      Le bord de mer.
    • Lieu-dit la Porte aux Dames.
      Lieu-dit la Porte aux Dames.
    • Pour l'accès à Tatihou, sur roues à marée basse.
      Pour l'accès à Tatihou, sur roues à marée basse.
    • Les ruines de l'église Saint-Martin de Rideauville.
      Les ruines de l'église Saint-Martin de Rideauville.
    • L'épicerie Gosselin.
      L'épicerie Gosselin.

    Folklore populaire

    Selon une légende locale, les lieux auraient été hanté par un moine damné « le moine de Saire », objet de plusieurs biographies[94].

    Personnalités liées à la commune

    • François Durand (1796-1848), homme politique français, maire de Caen et député du Calvados, y est né.
    • François Roulland (1817-1875), médecin et homme politique français, maire de Caen de 1870 à 1875, y est né.
    • Louis Lacombe (1818-1884), pianiste et compositeur, y est mort.
    • Eugène Boudin (1824-1898), peintre normand qui, entre 1879 et 1883, à peint à Saint-Vaast une trentaine de toiles dont : Port de Saint-Vaast, La Hougue, Tatihou[96],[97].
    • Antoine Guillemet (1841-1918), peintre qui séjourna souvent dans le Cotentin entre 1880 et 1905, et peignit des paysages maritimes de Saint-Vaast, de Morsalines ou de Barfleur[97] : Tour de la Hougue, Rivage de Quettehou, Baie de Morsalines, Les moulins près de Saint-Vaast.
    • Charles-Auguste Auvray (1843, Saint-Vaast - 1909), peintre. Il était le fils d'un maître au cabotage, et dont l'inspiration s'est porteé sur les bateaux et le port de sa cité natale. On lui doit notamment Le port de Saint-Vaast[98].
    • Frank Myers Boggs (1855-1926), peintre a qui l'on doit notamment les toiles : Marée basse à Barfleur, quai à Saint-Vaast, Vue de Morsalines[96].
    • Jean Hubert (1885-1927), concepteur d'avions et pionnier de l'aviation française, y est né.
    • Jean Surin (1912-1945), résistant et inspecteur de police, y est né.
    • Max-Pol Fouchet (1913-1980), écrivain et journaliste, y est né[99].
    • Albert Desile (1914-2004), journaliste, résistant, historien local, y a résidé et y est mort.
    • René Lepelley (1925-2011), spécialiste de la langue normande, y a résidé[100].
    • Michel Hoëllard (né en 1952), écrivain, y réside depuis 2014.
    • Patrick Massieu, (1953-2021), acteur, y est né[101].
    • Tableaux d'Eugène Boudin
    • Saint-Vaast-la-Hougue, 1892Adelaïde, musée d'Australie-Méridionale
      Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
      Adelaïde, musée d'Australie-Méridionale
    • Marine à Saint-Vaast-la-Hougue, 1892Collection privée, vente 2011
      Marine à Saint-Vaast-la-Hougue, 1892
      Collection privée, vente 2011

    Dans la fiction

    • L'enseigne du Soleil Royal. roman / Bruno Robert ; ill., Daniel Lordey. - Paris : P. Téqui, 2007 - (collection Défi ; 25) (ISBN 978-2-7403-1386-2)
    • Dans la série Les Treize Vents de Juliette Benzoni l'action se situe en partie dans la région de Saint-Vaast-la-Hougue. Quatre tomes composent le récit :
      1. Le Voyageur - Pocket (ISBN 2-266-11475-1) ;
      2. Le Réfugié - Pocket (ISBN 2-266-11487-5) ;
      3. L'Intrus - Pocket (ISBN 2-266-06558-0) ;
      4. L'Exilé - Pocket (ISBN 2-266-11477-8).
    • La série Les Six Compagnons de Paul-Jacques Bonzon compte un tome Les Six Compagnons et la Bouteille à la mer qui a pour cadre Saint-Vaast-la-Hougue et les Îles Saint-Marcouf.
    • Les Foulards Rouges - F. H. Fajardie - Livre de Poche
    • La ville et ses environs servent de cadre également à la série Tombelaine dessinée par Bernard Capo sur un scénario de Gilles Chaillet.
    • La bande-dessinée Livret de Phamille de Jean-Christophe Menu (ISBN 978-2-90902-054-9) se déroule en partie à Saint-Vaast-la-Hougue, où l'auteur réside avec sa compagne[102].
    • Le roman Oraison fun de Michel Hoëllard (ISBN 978-2-35122-171-6) consacre un bon quart de ses 330 pages à Saint-Vaast-la-Hougue.
    • Nadine Mousselet, Les Disparus de Tatihou, éditions Epona, 2019 (ISBN 979-10-94524-17-6) situe son action dans une colonie de vacances sur l'île Tatihou.
    • Le film La Marie du Port (1949) a été tourné en partie à Saint-Vaast-la-Hougue[103].
    • Le film Le Mur de l'Atlantique (1970) a été tourné en partie à Saint-Vaast[103].
    • Le film Tumultes (1990) a été tourné en partie à Saint-Vaast[103].

    Philatélie

    • En 1983, un timbre faisant partie de la série Personnages célèbres à l'effigie de Max-Pol Fouchet, rouge et noir, de valeur 1,80 franc surtaxé de 0,40 franc, comporte Vézelay en 2e plan. Ce timbre a bénéficié d'une vente en 1er jour le à Saint-Vaast-La-Hougue et à Vézelay. Il porte le no 282 au catalogue Yvert et Tellier[104].
    • En 2020, à la suite de l'élection de Saint-Vaast village préféré des Français 2019, un timbre est émis au tarif lettre verte à 0,97 . Il est mis en vente officielle le , après une vente en 1er jour le jeudi à Saint-Vaast.

    Gastronomie

    L'huitre creuse de Saint-Vaast, élevée en pleine mer, iodé et charnue, caractérisé par un goût de noisette, est largement appréciée par les connaisseurs.

    Héraldique

    Blason à dessiner Blason
    Parti d'azur à la tour de Tatihou d'or ouverte et ajourée de sable et de sable à la tour de la Hougue aussi d'or ouverte et ajourée aussi de sable sur une mer d'azur ondée de sable et d'azur de l'un en l'autre ; enté d'argent à l'ancre de gueules ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de deux léopards adossés d'or[105] - [106].
    Détails
    Les deux léopards d'or rappellent les armes de la Normandie.
    Officiel.

    Notes et références

    Notes

    1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[9].
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[10].
    4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
    6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    7. Vaudreville, Fontenay, Saint-Floxel, Quinéville, Saint-Martin-d'Audouville sont pillés et les maisons rasées. Valognes, Barneville et Saint-Lô sont abandonnés par la plupart de leurs habitants[55].
    8. C'est Louis XVI, près de 70 ans plus tard qui entreprendra les travaux de création d'un port de guerre…, mais à Cherbourg.
    9. Comme le prouve un rôle d'armement au cabotage, en 1775, de La Thérèze, pour Augustin Valette[66].
    10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

    Cartes

    1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

    Références

    1. Population municipale 2020.
    2. 1 2 UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Fortifications de Vauban », sur UNESCO Centre du patrimoine mondial (consulté le ).
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    6. « Montée des eaux en France : les prévisions alarmantes des scientifiques », sur Reporterre, .
    7. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
    8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
    9. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
    10. Glossaire – Précipitation, Météo-France
    11. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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    18. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
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    39. Thin 2009, p. 11.
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    41. Maurice Lecœur, Le Moyen Âge dans le Cotentin : Histoire & Vestiges, Isoète, , 141 p. (ISBN 978-2-9139-2072-9), p. 18.
    42. Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècle) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 180.
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    45. 1 2 3 4 Thin 2009, p. 18.
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    Voir aussi

    Bibliographie

    • Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 132-167.
    • Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 56-69.

    Articles connexes

    Liens externes