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Real Madrid CF
Logo du Real Madrid CF
Généralités
Nom complet Real Madrid Club de Fútbol
Surnoms El Madrid
Los Blancos, La Casa Blanca[1]
Los Merengues[2]
Los Galácticos
Los Vikingos[3]
Noms précédents Madrid Football Club
Fondation
Statut professionnel Depuis 1910
Couleurs Blanc
Stade Stade Santiago Bernabéu
(84 744 places)
Siège Avenida Concha Espina 1
28036 Madrid
Championnat actuel LaLiga EA Sports FC
Président Florentino Pérez
Entraîneur Carlo Ancelotti
Joueur le plus capé Raúl (741)
Meilleur buteur Cristiano Ronaldo (450)
Site web realmadrid.com

Maillots

Domicile
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2023-2024 du Real Madrid
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Le Real Madrid Club de Fútbol, plus connu sous le nom de Real Madrid ou simplement Real, est un club professionnel espagnol de football, basé à Madrid. Vainqueur de très nombreux titres nationaux et internationaux, il a reçu de la Fédération internationale de football association (FIFA) le titre honorifique de plus grand club du XXe siècle.

Fondé en 1902 par Julián Palacios et les frères Juan et Carlos Padrós, le Madrid Football Club se voit adjoindre en 1920 le titre Real (signifiant « royal » en espagnol) par le roi Alphonse XIII et son nom est hispanisé en 1941 pour devenir Real Madrid Club de Fútbol. Le Real Madrid s'impose au sommet du football européen au milieu des années 1950, sous la présidence de Santiago Bernabéu, en remportant notamment les cinq premières éditions de la Coupe d'Europe des clubs champions. Dans les années 1980, le club possède à nouveau l'une des meilleures équipes d'Europe, surnommée La Quinta del Buitre la bande du vautour »), qui remporte notamment deux fois consécutivement la Coupe de l'UEFA. Le Real Madrid renoue au début des années 2000 avec sa politique de recruter les meilleurs joueurs du monde, ce qui vaut à son équipe le surnom de « Galactiques ». En 2022, le club compte notamment à son palmarès 35 titres de champion d'Espagne, 14 victoires en Ligue des champions et 5 sacres en Coupe du monde des clubs, trois records en la matière.

À domicile, le club évolue habituellement tout en blanc, ce qui lui vaut le surnom de los Blancos les blancs »). Le club évolue depuis 1947 au Stade Santiago Bernabéu, situé dans le centre de Madrid, dont la capacité est de 84 744 places depuis sa dernière rénovation en 2023.

Le Real Madrid entretient des rivalités de longue date avec certains clubs, notamment le FC Barcelone (la confrontation entre les deux clubs, surnommée El Clásico, est l'une des plus célèbres de l'histoire du football) et avec l'autre grand club de la capitale espagnole l'Atlético de Madrid dans le derby madrilène.

Contrairement à la plupart des clubs européens, le Real Madrid est la propriété collective de ses « socios » (ses sociétaires), qui le gèrent depuis sa création. Pourtant, le club est celui qui génère le plus de revenus au monde.

Histoire

1897-1928 : Les débuts

Principaux titres
Coupe d'Espagne : 5

En 1897, un groupe de jeunes de l'Institución Libre de Enseñanza, issus majoritairement des universités d'Oxford et de Cambridge, fonde le premier club exclusif de football de Madrid, le (Societè) Sky Football. Trois ans plus tard, des divergences dans le club ont donné lieu à une défection d'où le club est né et a adopté le nom de Madrid Foot-Ball Club en 1901. Ensuite le Sky Football se rebaptisé New Foot-Ball Club.

Le Madrid Football Club en 1905-1906.

La création est officialisée le [4],[5]. Lors de la première réunion, Juan Padrós est élu président et le club adopte une tenue blanche. La même année, Carlos Padrós, frère du président du Madrid FC et lui-même futur président du club, parvient à organiser à l'occasion du couronnement d'Alphonse XIII le premier tournoi national, appelé Concours Madrid de Foot-Ball Association. Devant son succès populaire, le roi accepte de prolonger le principe du tournoi, rebaptisé Copa del Rey (appelée en français « Coupe du Roi », ou « Coupe d'Espagne »).

Derby madrilène en 1920.
Finale de la Coupe du Roi 1924.

En 1903, le club fonde avec d'autres la Federación Madrileña de Foot-Ball chargé d'organiser tous les ans un Campeonato de Madrid (es) en français : « Championnat de Madrid », dont le vainqueur est qualifié pour la Copa del Rey[5]. Après le départ de plusieurs de ses joueurs à l'Atlético de Madrid, le Madrid FC absorbe le Moderno Football Club (es) (vainqueur du premier championnat régional en 1903), ce qui vaut d'être brièvement rebaptisé Madrid Moderno FC. L'équipe connaît une période de grand succès entre 1905 et 1908 en remportant toutes les éditions du Championnat de Madrid et de la Coupe du Roi, où elle bat en finale l'Athletic Bilbao (ou Club Vizcaya), par trois fois, puis le Vigo Sporting[5].

Les dirigeants du club, devenu incontournable, participent logiquement à la création de la première fédération espagnole de football en 1909. Sur le terrain l'équipe connaît encore le succès en remportant le championnat de Madrid en 1910, 1913, 1916, 1917, 1918 et 1920[5], et la Coupe du Roi en 1917, face aux Basques de l'Arenas Club.

L'onction royale du d'Alphonse XIII.

Le , par un décret d'Alphonse XIII, devenu grand amateur de football, le club reçoit le titre de « Real » (royal), comme l'avait obtenu à partir de 1908 plusieurs clubs de football, dont la Real Sociedad de Fútbol de San Sebastián, le Real Club Deportivo Español de Barcelona, le Real Vigo Sporting Club ou le Real Betis Foot-ball Club de Séville[6]. De ce fait, il acquiert son nom actuel : Real Madrid Club de Fútbol[5],[7]. Cependant ce changement de nom ne lui apporte pas le succès espéré, si ce n'est en championnat régional. Le Real Madrid atteint la finale de la Coupe du Roi en 1924 mais s'incline face au Real Unión de Irun (0-1).

1928-1943 : Premiers titres en Liga et Guerre civile

Principaux titres
Championnat d'Espagne : 2
Coupe d'Espagne : 2

L'idée d'un championnat national sur le modèle anglais apparaît en 1926. La fédération espagnole donne finalement son agrément le pour lancer une Primera División réunissant les dix meilleures équipes espagnoles, parmi lesquelles l'Athletic Bilbao, le FC Barcelone (respectivement vainqueurs de neuf et huit Coupes du Roi), l'Atlético de Madrid et le Real Madrid[7]. La première édition a lieu au printemps 1929. Les Madrilènes dominent le championnat jusqu'à la dernière journée, où une défaite face à l'Athletic Bilbao offre le titre au FC Barcelone[8].

Le gardien de but Zamora.

L'abolition de la monarchie et l'instauration de la Seconde République en touche les symboles du club : il perd son titre de Real (redevenant le « Madrid Football Club ») et doit effacer la couronne, hommage à Alphonse XIII, de son blason. En 1931-1932, les Madrilènes remportent le championnat, la Liga, en restant invaincus. Puis ils conservent leur titre l'année suivante. Ces succès doivent beaucoup aux prouesses de leur gardien de but Ricardo Zamora[7]. Recruté en 1930 pour une somme très importante, il est alors une icône du football espagnol des années 1920 et 1930, au point de donner en 1959 son nom au trophée du meilleur gardien du championnat[9]. En 1934 et 1936, le club remporte deux fois la Copa del Presidente de la República, qui a remplacé la Copa del Rey. La finale de 1936 est aussi le dernier match de Zamora avec Madrid, alors que vient d'éclater la Guerre civile espagnole[9].

L'éclatement de la Guerre civile suspend les activités sportives dans le pays entre 1936 et 1939 (le club remporte en 1936 son 23e et dernier titre en championnat régional, renommé en 1931 Campeonato Regional Mancomunado[5]). À la suite de la défaite des républicains et de la victoire de Francisco Franco, le club retrouve le titre de Real ainsi que son ancien blason.

Le football reprend ses droits alors que sévit dans le reste de l'Europe la seconde Guerre mondiale. En 1943, le Real remporte une victoire 11-1 face au FC Barcelone en demi-finale de la Coupe du Généralissime (renommée ainsi en l'honneur du général Franco), après une défaite 3-0 en Catalogne. Une polémique éclate sur le rôle du directeur de la police, qui serait venu menacer les joueurs de Barcelone avant le match[10]. Le président barcelonais est agressé par des supporteurs madrilènes[11]. Ces accusations n'ont pas été formellement prouvées et le résultat n'a pas été remis en cause[12]. Cependant le président Antonio Santos Peralba est incité par les autorités à démissionner, comme son alter ego barcelonais[13].

1943-1978 : La présidence de Santiago Bernabéu

Le président Bernabéu, ici en 1971.

Des débuts difficiles

Le , Santiago Bernabéu est nommé à l'unanimité président du club. Bernabéu est lié de longue date avec le club madrilène : il a intégré le club en 1909, a joué en équipe première, dont il est devenu capitaine, jusqu'en 1927 (pour un bilan de 689 matchs et plus de 340 buts), avant d'intégrer l'équipe technique. Pendant la Guerre civile, il s'engage avec les forces nationalistes de Franco, puis retrouve en 1939 ses responsabilités sportives au club. Le club madrilène a beaucoup perdu pendant le conflit, notamment en comparaison de l'Atlético Madrid (pris en main par l'armée de l'air et renommé Athletic Aviación de Madrid, les rivaux de Madrid remportent le championnat national en 1940 et 1941). Bernabéu passe plusieurs mois à contacter d'anciens joueurs et membres du club pour l'aider à reconstruire le club. Il met en place une organisation professionnelle et choisit de laisser une large autonomie aux différentes sections du club, qui fonctionnent chacune avec leur propre équipe technique.

L'une des idées majeures de Santiago Bernabéu lors des premières années de sa présidence concerne la modernisation des installations[4]. Estimant que l'Estadio Chamartín n'est plus assez grand pour convenir aux ambitions du club, il fait construire un nouveau stade de 75 000 places, le Nuevo Estadio de Chamartín, inauguré le (le stade sera rebaptisé Estadio Santiago Bernabéu en 1955, en l'honneur du président du club). Les premiers résultats sportifs de l'ère Bernabéu sont cependant plutôt décevants. Lors de la première décennie de sa présidence, le Real Madrid ne remporte pas le championnat (il termine une fois à la 2e place en 1945) mais seulement la Copa del Generalísimo en 1946 et 1947, respectivement face à Valence CF (3-1) et au RCD Español (2-0), ainsi que la première édition de la Coupe Eva Duarte, ancêtre de la Supercoupe d'Espagne organisé par l'ambassadeur d'Argentine en l'honneur d'Eva Perón.

Le club obtient durant cette période le plus mauvais classement de son histoire en Liga avec une 11e place (sur 14) durant la saison 1947-1948, celle de l'inauguration du nouveau stade. Relégable après vingt journées, le Real doit son maintien au recrutement de l'Anglais Michael Keeping pendant l'hiver, qui importe au club la fameuse formation « WM » en vogue à l'époque.

Le Real de Di Stéfano

Di Stéfano, ici en 1959.

En 1953, après un conflit très dur avec le FC Barcelone, arbitré par la FIFA et l'intervention supposée du pouvoir espagnol, le Real Madrid recrute l'attaquant argentin Alfredo Di Stéfano pour environ 5,5 millions de pesetas. Son salaire mirobolant représente 40 % des recettes du club[14],[15]. En , le Real écrase en championnat le FC Barcelone cinq buts à zéro. Di Stéfano, auteur d'un doublé, conquiert le cœur du public madrilène[16]. En fin de saison, le club remporte la Liga, vingt-et-un ans après le dernier titre. Di Stéfano, meilleur buteur avec 29 buts, est avec le jeune Gento, autre recrue, le grand artisan de ce succès.

C'est le début de l'âge d'or du Real Madrid. Le club change de stratégie et décide de faire signer au club des joueurs étrangers de classe mondiale. Le stade est agrandi et sa capacité portée en à 125 000 places. Le club recrute le buteur argentin Héctor Rial sur les conseils de Di Stéfano. Le Real remporte de nouveau le championnat avec cinq points d'avance sur le FC Barcelone, Di Stéfano marquant 25 buts. Pendant l'été 1955, le Real remporte la Coupe latine, qui oppose les champions d'Espagne, d'Italie, de France et du Portugal, en battant, en finale au Parc des Princes, le Stade de Reims[17].

La saison 1955-1956 est celle de la première édition de la Coupe d'Europe. Le Real élimine le Servette de Genève, le Partizan Belgrade et le Milan AC pour atteindre la finale, où il retrouve le Stade de Reims mené par Raymond Kopa. Après un match serré, le Real s'impose quatre buts à trois[18],[19]. Pendant l'été il remporte à Caracas la Petite coupe du monde des clubs pour la 2e fois, après un succès en 1952.

Di Stéfano et Santamaria avec un jeune supporter du Real Madrid.

Quelques semaines plus tard, le Real poursuit sa politique en attirant Kopa, ce qui lui permet de présenter une ligne d'attaque exceptionnelle composée de Di Stéfano, Rial, Kopa et Gento. En décembre, Di Stéfano est tout proche de remporter en fin d'année le premier Ballon d'or, finalement attribué à l'Anglais Stanley Matthews, Kopa étant 3e[20]. Le Real reconquiert le championnat d'Espagne perdu l'année précédente, conserve sa couronne européenne en battant en demi-finale Manchester United puis, en finale, la Fiorentina deux buts à zéro[21], puis remporte la dernière édition de la Coupe latine, face au Benfica Lisbonne. Di Stéfano, meilleur buteur du championnat d'Espagne et de la Coupe d'Europe des clubs champions, remporte à « une majorité écrasante » le Ballon d'or[22].

En 1957-1958, le Real Madrid fait signer un autre grand joueur, le défenseur central uruguayen José Santamaría. Cette saison-là, le jeu du Real est encore plus spectaculaire. L'équipe est sacrée une nouvelle fois championne d'Espagne, dont Di Stéfano reste le meilleur buteur, et retrouve en finale de la Coupe d'Europe le Milan AC. Après un match indécis, le Real s'impose en prolongation, trois buts à deux[23]. Porté par les résultats en équipe de France, Kopa remporte à son tour le Ballon d'or (dont Di Stéfano a été placé « hors concours »)[24].

En 1958, Ferenc Puskás rejoint Gento, Kopa et Di Stéfano à la pointe de l'attaque madrilène. Ce quatuor permet au club, opposé pour la deuxième fois en finale au Stade de Reims, de remporter une quatrième Coupe d'Europe, sur le score de deux buts à zéro. Di Stéfano, meilleur buteur du championnat d'Espagne dont le Real termine second, remporte une 2e fois le Ballon d'or[25]. Les échecs du club en championnat coûtent cependant leur place sur le banc à l'Argentin Luis Carniglia puis au Paraguayen Manuel Fleitas Solich. En , l'ancien capitaine Miguel Muñoz, tout frais retraité, prend place sur le banc. L'association de Di Stéfano et de Puskás connaît son apogée en finale de la Coupe d'Europe en 1960. Le Real est opposé à l'Eintracht Francfort qui a battu en demi-finale le Glasgow Rangers par douze buts à quatre sur les deux matchs. Devant les 135 000 spectateurs du Hampden Park, les Madrilènes livrent leur match le plus abouti, et s'imposent sept buts à trois avec quatre buts de Puskás et trois de Di Stéfano[7]. Le , le Real remporte la première édition de la Coupe intercontinentale, un trophée proposé par Bernabéu, en écrasant à Madrid Peñarol, vainqueur de la Copa Libertadores, sur le score de cinq buts à un[4],[26].

Le Real « yéyé »

Le départ ou la retraite de ces grands joueurs internationaux au début des années 1960 lance l'ère des « Yé-yé » au Real Madrid. Ce surnom provient de la chanson des Beatles She loves you après que plusieurs joueurs de l'équipe avaient posé pour le journal Marca, vêtus de perruques tels les Beatles. Au Real Madrid, il désigne l'équipe entièrement composée de joueurs espagnols que le Real Madrid affichait durant les années 1960.

L'ère des Yéyé débute avec l'arrivée de Miguel Muñoz en tant qu'entraîneur en 1959. En tant que joueur, Muñoz avait fait partie de l'équipe, majoritairement composée de joueurs étrangers, qui avait dominé le football européen dans la deuxième partie des années 1950. Cette fois-ci, en tant qu'entraîneur, il bâtit une équipe essentiellement composée de joueurs espagnols (Ignacio Zoco, José Araquistáin, Amancio, Manuel Sanchís, Pirri...) emmenée par le vétéran Francisco Gento, son coéquipier quand il était joueur.

Les champions d'Europe en 1966.

Le FC Barcelone est le premier club à faire tomber le Real en Coupe d'Europe en 1961. L'arbitrage des Anglais Ellis, à l'aller, et Leafe, au retour, est très critiqué par le Real[27]. Le Real écrase le championnat d'Espagne, qu'il termine avec douze points d'avance sur l'Atlético de Madrid et vingt sur Barcelone. Puskás est meilleur buteur avec 28 buts. Le à Amsterdam, le Real retrouve en finale de la Coupe d'Europe le Benfica d'Eusébio. Malgré trois buts de Puskás, le Real s'incline[28]. Le , lors de la Petite coupe du monde des clubs à Caracas, Di Stéfano est enlevé par des membres du Front national de libération du Venezuela, puis relâché deux jours plus tard devant l'ambassade d'Espagne[29].

Les Madrilènes accèdent de nouveau à la finale de la Coupe d'Europe en 1964, où ils affrontent le fameux Catenaccio de l'Inter Milan d'Helenio Herrera. Miguel Muñoz opte pour une tactique défensive, vivement critiquée par Di Stéfano[30]. L'Inter s'impose trois buts à un. Les tensions entre Di Stéfano et Muñoz deviennent telles que « don Alfredo » ne jouera plus pour le Real. Santiago Bernabéu lui propose d'intégrer la direction technique du club mais le joueur refuse et les deux hommes se séparent fâchés.

Sous la direction de Muñoz, le club poursuit sa domination sur le football espagnol : durant les années 1960, le club remporte huit fois le championnat d'Espagne — et quand il n'y parvient pas, en 1960 et 1966, il remporte Coupe nationale et Coupe d'Europe. En effet, après en avoir été le finaliste malheureux en 1962 et 1964, le Real remporte pour la 6e fois la Coupe des clubs champions européens en 1966, en battant en finale le Partizan Belgrade[31].

La fin de l'ère Bernabéu

L'équipe du Real en 1973.

Les années 1970 sont également excellentes au niveau national, puisque le Real Madrid conquiert la Liga cinq nouvelles fois, ainsi que la Coupe nationale à trois reprises — que ce soit encore sous la direction de Miguel Muñoz, qui quitte le Real en 1974 après seize saisons sur le banc, le Yougoslave Miljan Miljanić puis Luis Molowny, grand joueur du Real du début des années 1950. La très décevante saison 1976-1977 est rattrapée dès l'année suivante par un nouveau titre de champion - le 18e du club. Malgré le recrutement de vedettes internationales, notamment les Allemands Paul Breitner et Günter Netzer, ce succès ne se concrétise plus au niveau européen : le Real s'incline en 1971 en finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (en deux fois) face aux Anglais de Chelsea FC[32] (un match qui signe la retraite de l'emblématique capitaine Francisco Gento), puis est écarté à deux reprises en demi-finale de Coupe des clubs champions européens, en 1973 et 1976.

L'ère Santiago Bernabéu prend fin le lorsqu'il décède à l'âge de 82 ans, le lendemain de l'ouverture de la Coupe du monde en Argentine, après 35 ans à la tête du Real Madrid. L'année suivante, le Real Madrid organise la première édition du Trophée Santiago Bernabéu, trophée amical annuel qui existe encore aujourd'hui.

1981-1990 : La « Quinta del Buitre »

Le bras droit de Santiago Bernabéu Raimundo Saporta déclinant l'offre de prendre sa suite, Luis de Carlos est élu président. L'équipe madrilène poursuit d'abord ses succès. Le Yougoslave Vujadin Boškov, nommé en 1979 à la tête d'une équipe « espagnole » seulement renforcée par l'Allemand Uli Stielike et l'Anglais Laurie Cunningham, recruté pour un montant record, bâtit une équipe de contre-attaque[33]. Elle remporte pour sa première saison le doublé Liga-Coupe, dont la finale oppose le Real à sa propre équipe réserve, la Castilla... Le 2e exercice est cruel : les Madrilènes perdent le championnat à la dernière minute et sont battus en finale de la Coupe d'Europe, la première du club depuis 1966, par les Anglais de Liverpool (1-0)[33],[34]. Il démissionne à l'issue de la saison suivante, qui s'avère beaucoup plus difficile[35], même si finalement l'équipe remporte une nouvelle fois la Coupe d'Espagne.

Tifo commémorant la mémoire de Juanito, mort accidentellement en 1992.

En 1983, malgré le retour de l'idole Alfredo Di Stéfano sur le banc, le Real termine 2e du championnat et s'incline en finale de la Copa et de la Coupe des coupes face aux Écossais d'Aberdeen. Cette période infructueuse dure jusqu'au milieu des années 1980, quand une nouvelle génération de joueurs talentueux apparaît, issue du centre de formation. Cinq joueurs majeurs vont symboliser le renouveau madrilène : Manolo Sanchís (fils de Manuel Sanchís), Martín Vázquez, Míchel, Miguel Pardeza et Emilio Butragueño. Le surnom donné par les journalistes à ces joueurs est la « Quinta del Buitre » (« la bande du vautour » en espagnol)[7], du fait du surnom de leur chef de file, Emilio Butragueño, surnommé le Vautour pour sa capacité à « rôder » dans la surface de réparation pour profiter de la moindre occasion[36],[37].

Avec cette bande, bientôt réduite à quatre à la suite du départ de Pardeza en 1986 mais complétée par des joueurs de grand talent comme le buteur mexicain Hugo Sánchez et les vétérans Juanito, Valdano et Santillana[38], le Real possède l'une des plus belles équipes d'Europe. Le club remporte deux fois la Coupe UEFA, en 1985 et 1986, cinq Liga consécutives entre 1986 et 1990 (un record), une Coupe d'Espagne en 1989 et bat un bon nombre de records en Espagne (plus grand nombre de victoires dans une saison de Liga, plus grand nombre de buts marqués en une saison, etc.). Seul un succès en Coupe d'Europe des clubs champions manque à cette formidable génération, éliminée trois années d'affilée en demi-finale. Cette association prend fin au début des années 1990. Parmi les cinq membres de la Quinta del Buitre, seul Manolo Sanchís effectue toute sa carrière au Real[39],[40].

1991-2000 : Le progressif retour au sommet

Avec la fin de la Quinta del Buitre, le Real Madrid connaît une période de disette. L'équipe madrilène est dominée par la spectaculaire « Dream Team » que Johan Cruyff a construit au FC Barcelone, qui remporte le championnat quatre fois consécutivement entre 1991 et 1994, ainsi que la Coupe des coupes en 1989 et la Coupe des clubs champions en 1992. Le Real ne peut, durant cette période, que s'imposer une fois en Coupe d'Espagne en 1993 et atteindre une demi-finale de la Coupe de l'UEFA en 1992 au niveau européen[41].

Il faut attendre 1995 pour voir le Real des Raúl, Fernando Hierro, Iván Zamorano et Fernando Redondo remporter de nouveau le championnat. Le Real poursuit sa remontée à la suite de l'arrivée de Lorenzo Sanz à la présidence en 1995, qui attire en 1996 l'entraîneur vedette du Milan AC Fabio Capello. Renforcés avec des joueurs reconnus, comme Roberto Carlos, Predrag Mijatović, Davor Šuker et Clarence Seedorf, les Madrilènes remportent la Liga en 1997. Malgré le départ de Capello, remplacé par Jupp Heynckes, le Real met fin l'année suivante à 32 ans de disette dans la « grande » Coupe d'Europe, devenue « Ligue des champions » en 1992, en battant la Juventus en finale (1-0)[42]. Manolo Sanchís, l'emblématique représentant de la « Quinta del Buitre », porte le brassard de capitaine lors de la finale. Il est le seul des cinq de la Quinta del Buitre à accomplir ce qu'ils n'avaient pu réussir ensemble : remporter la « grande » Coupe d'Europe[7]. En décembre, le club remporte la Coupe intercontinentale 1998 face aux Brésiliens de Vasco da Gama.

Devancé par le Barça en championnat en 1999, le Real, repris en novembre par Vicente del Bosque, un fidèle du club, remporte une huitième fois la Ligue des champions en 2000, en battant le FC Valence (3-0) lors de la première finale de la compétition opposant deux clubs du même pays[43],[44]. Malgré ces deux triomphes européens, Lorenzo Sanz perd les élections à la présidence en 2000, du fait de son interventionnisme dans la politique sportive (sept entraîneurs se sont succédé pendant ses cinq ans au club) et des dettes colossales cumulées par le club. Florentino Pérez, qui a formulé de nombreuses promesses, lui succède le [45]. En 2000, le Réal participe à la première coupe du monde des clubs.

Depuis 2000 : L'ère Florentino Pérez

2000-2006 : L'ère « galactique »

Zinédine Zidane (no 5) et David Beckham, deux symboles de l'ère « galactique ».

Le nouveau président Florentino Pérez fait face à une situation financière catastrophique : la dette du club atteint 1,8 milliard de francs, dont de nombreuses créances immédiates, au point de faire craindre pour l'avenir du club. Pourtant il dépense 840 millions de francs pour se renforcer, dont la moitié pour débaucher la vedette du FC Barcelone, Luís Figo[46], alors considéré comme le meilleur joueur d'Europe[47], avec l'objectif de rentabiliser ces recrutements par l'augmentation des recettes du club. Pérez reprend la recette du club dans les années 1950 en recrutant une star internationale chaque été : il recrute ainsi Zinédine Zidane (Juventus) en 2001, Ronaldo (Inter Milan), en 2002, David Beckham (Manchester United), en 2003, Michael Owen (Liverpool), en 2004, Robinho (Santos), en 2005[48]… Au milieu de cette constellation de stars, Raúl, formé au club et présent depuis 1994, incarne lui le madridisme.

Cette équipe acquiert alors le surnom de « Galactiques »[4]. Avec les plus grands joueurs de la planète, le Real Madrid domine durant plusieurs années le football espagnol (2 Ligas en 2001 et 2003, deux supercoupes d'Espagne en 2001 et 2003, deux finales de coupe du Roi en 2002 et 2004) et européen avec une victoire face au Bayer Leverkusen (2-1) en finale de la Ligue des champions 2002 ainsi qu'une Coupe intercontinentale en 2002, une Supercoupe de l'UEFA en 2002 ainsi qu'une finale de Supercoupe de l'UEFA en 2000. Malgré un manque de régularité, cette équipe est alors considérée comme la plus forte du monde : la qualité individuelle de chacun des joueurs est époustouflante et les supporters se régalent du spectacle proposé. Sur le plan économique, le club se rétablit : l'augmentation des recettes permet de combler sa dette et de moderniser ses installations (l'inauguration du nouveau complexe sportif de Valdebebas compense la vente du précédent centre à la ville de Madrid).

Néanmoins la politique de Florentino Pérez de recruter uniquement des superstars du football et de laisser partir des joueurs moins médiatiques mais plus dévoués finit par être remise en cause du fait des mauvais résultats du club qui surviennent lors des saisons suivantes. On reproche à Pérez de privilégier d'abord l'aspect marketing du club plutôt que l'aspect sportif en recrutant uniquement des joueurs à vocation offensive au détriment de l'équilibre de l'équipe. De plus, les changements réguliers d'entraîneurs depuis le limogeage de Vicente del Bosque en 2003 (que Pérez ne jugeait pas assez à l'image du Real qu'il voulait) n'est pas pour favoriser l'équilibre du club.

Le , à l'occasion d'un conseil extraordinaire des dirigeants du club, Florentino Pérez remet sa démission. Après un intérim assuré, c'est finalement Ramón Calderón qui devient le nouveau président du Real Madrid le .

2006-2009 : L'intermède Calderón

Principaux titres
Championnat d'Espagne : 2
Les joueurs célèbrent leur succès en Supercoupe d'Espagne contre le FC Valence (août 2008).

Calderón nomme un ancien joueur du Real Madrid, Predrag Mijatović, au poste de directeur sportif. Quelques jours plus tard, il tient l'une de ses promesses électorales en faisant venir Fabio Capello pour diriger l'équipe. Il profite également de la relégation de la Juventus pour attirer Fabio Cannavaro et Emerson et enrôle le buteur néerlandais de Manchester United, Ruud van Nistelrooy. L'entraîneur italien remet le Real sur les bons rails en permettant au club de remporter la Liga à égalité de points mais avec une meilleure différence de but particulière face au FC Barcelone. Cependant Capello n'est pas conservé par Calderón, on lui reproche principalement son approche tactique trop défensive qui déplaît aux supporters, toujours amateurs de jeu offensif et spectaculaire. La nouvelle élimination du club en 1/8e de finales de la Ligue des champions face au Bayern Munich a aussi été mal digérée.

L'allemand Bernd Schuster est nommé entraîneur à la place de Capello. Il fait aussi bien que son prédécesseur puisqu'il remporte la Liga avec 9 points d'avance sur Villarreal et 18 sur le FC Barcelone. Les catalans, en grande difficulté cette saison-là, ont d'ailleurs subi l'humiliation du Pasillo (haie d'honneur des joueurs blaugrana pour saluer le nouveau champion madrilène) et ont été corrigés 4-1 à Bernabéu. Cependant le Real déçoit toujours au niveau européen, ayant encore été éliminé au stade des 1/8e de finales par l'AS Rome.

La saison 2008-09 est beaucoup plus difficile pour le Real. Le FC Barcelone, qui a remplacé Frank Rijkaard par Pep Guardiola durant l'intersaison, est revenu à son meilleur niveau. L'entraîneur Bernd Schuster, défaitiste avant le premier Clásico de la saison, est limogé et remplacé par l'espagnol Juande Ramos qui avait permis au FC Séville de remporter 2 Coupes de l'UEFA consécutives. Il ne peut néanmoins pas empêcher la perte du titre en Liga pour le Real qui encaisse au passage une lourde défaite lors du Clásico à Bernabéu (2-6) et est une nouvelle fois éliminé en 1/8e de finales de la Ligue des champions face à Liverpool.

Cette mauvaise saison ainsi que des suspicions de fraude lors de l'élection de juillet 2006 poussent Ramón Calderón à présenter sa démission au début de l'année 2009, moins de 3 ans après être arrivé à la tête du club.

Depuis 2009 : Le retour de Florentino Pérez

Le début de la seconde ère « galactique »

Florentino Pérez, déjà président entre 2000 et 2006, se présente officieusement puis officiellement comme candidat à la présidence. Les autres candidats qui s'étaient présentés face à lui se retirent peu à peu, faute de moyens financiers ou prévoyant une large victoire de Pérez, largement soutenu. Faute d'autre candidat, Pérez est officiellement nommé président du Real Madrid le . La nouvelle direction du Real comprend le retour de l'Argentin Jorge Valdano (joueur du Real entre 1984 et 1987 puis entraîneur entre 1994 et 1996) ainsi que de la nomination de Zinédine Zidane (légende du club entre 2001 et 2006) en tant que conseiller du président, tandis que Juande Ramos est remplacé par l'entraîneur de Villarreal, le Chilien Manuel Pellegrini.

Les idées de Pérez n'ont pas grandement évolué en trois ans puisqu'il promet toujours l'achat de grands joueurs de renommée internationale pour redorer le blason du club et proposer un jeu offensif et spectaculaire qui plaira aux socios. Pérez joint la parole aux actes : le , il obtient la signature du Brésilien Kaká la perle rare en provenance du Milan AC pour 65 millions d'euros puis celle du Portugais Cristiano Ronaldo pour la somme record de 94 millions d'euros[7]. En l'espace de deux jours, le Real Madrid vient de conclure deux des quatre plus gros transferts de l'histoire du football et compte désormais dans ses rangs deux des trois derniers ballons d'or. Pour compléter ce mercato, le Real Madrid embauche le défenseur Raúl Albiol, le milieu de terrain Xabi Alonso et l'attaquant français Karim Benzema. Enfin, le club profite de ses options d'achat pour faire revenir deux des joueurs qu'il a formés : Álvaro Arbeloa et Esteban Granero. Ce sont ainsi 248 M€ qui ont été dépensés pour l'achat de ces joueurs, le but avoué de Florentino Pérez étant de permettre au club de décrocher sa 10e Ligue des champions dont la finale se joue le dans l'antre du Real, le stade Santiago Bernabéu.

Malgré ces dépenses, le Real Madrid termine la saison 2009-2010 sans gagner aucun titre et offre deux visages bien différents. En Coupe d'Espagne, il est sévèrement battu dès les 1/16e de finales par le modeste club de 3e division Alcorcón et en Ligue des champions, il est éliminé pour la sixième année consécutive en 1/8e de finales par l'Olympique lyonnais. Cependant, en championnat, il offre un visage séduisant puisqu'il termine la saison avec un total de 96 points et est doté d'une puissance offensive impressionnante : 102 buts inscrits lors des 38e journées (2,68 buts par match) dont 60 à Santiago Bernabéu (3,16 buts par match) où seul le FC Barcelone a pu prendre des points. Gonzalo Higuaín et Cristiano Ronaldo deviennent d'ailleurs, à égalité, la paire d'attaquants la plus prolifique de l'histoire de la Liga (53 buts à eux deux, soit autant que le duo Eto'o-Messi la saison précédente). C'est cependant insuffisant pour s'emparer du titre qui revient au FC Barcelone qui s'est imposé lors des deux Clásico.

La période Mourinho

Ainsi, le , comme tous les entraîneurs du Real Madrid de ces vingt dernières années n'ayant gagné aucun titre lors de leur première saison au club, Manuel Pellegrini est licencié par Florentino Pérez à la suite d'une réunion du conseil d'administration[49]. Pressenti depuis plusieurs mois pour le remplacer, le grand technicien portugais José Mourinho parvient, le , à résilier son contrat avec l'Inter Milan pour s'engager avec le Real Madrid[50].

Au mercato estival 2010, Mourinho exige des recrues mais beaucoup moins coûteuses que l'été précédent. Florentino Perez remet donc la main à la poche et débloque une enveloppe de presque 100 millions d'euros pour s'attacher les services de l'Argentin du Benfica Ángel Di María, des deux stars allemandes du Mondial 2010 Sami Khedira (Stuttgart) et Mesut Özil (Werder Brême), du Portugais de Chelsea Ricardo Carvalho et des Espagnols Sergio Canales (Racing Santander) et Pedro León (Getafe). Le Real recrute aussi au mercato d'hiver le Togolais Emmanuel Adebayor qui est prêté par Manchester City, à la suite de la hernie discale de l'Argentin Gonzalo Higuaín, absent pour quatre mois. Les Madrilènes remportent la Coupe d'Espagne de football 2010-2011 en battant le rival barcelonais sur le score de 1 à 0 après prolongation, sur un but de Cristiano Ronaldo : premier titre après une saison vierge (le dernier titre était la Supercoupe d'Espagne 2008). Après toute cette campagne, le Real termine la saison 2010-2011 deuxième, pour la troisième fois consécutive, avec 92 points mais avec une équipe plus spectaculaire et séduisante notamment grâce à un CR7 historique inscrivant 40 des 102 buts marqués par le Real. Celui-ci dépasse les records de 38 buts marqués par Zarra et Sanchez en donnant l'impression d'un nouveau "Di Stéfano".

La saison 2011-2012 commence par la Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone. Le match aller s'est déroulé le au Stade Santiago Bernabéu et s'est soldé par un match nul 2 buts partout. Au match retour le au Camp Nou, le FC Barcelone s'est imposé 3 buts à 2 et a remporté le titre. Le championnat commence ensuite par une large victoire contre le Real Saragosse 6 buts à 0, ce qui permet au Real Madrid de prendre d'entrée la première place au classement. Le Real Madrid perd cependant sa place de leader dès la 4e journée, à la suite de la défaite contre Levante. Le premier Clasico du championnat a eu lieu au Stade Santiago Bernabéu et, malgré l'inscription du but le plus rapide d'un Clásico par Karim Benzema en moins d'une minute de jeu, le Real Madrid perd 3 buts à 1. En Ligue des champions, le Real Madrid finit premier de son groupe avec 6 victoires en 6 matchs.

Le Real rencontre de nouveau le FC Barcelone, au stade des quarts de finale de la Coupe du Roi. Au match aller au stade Bernabéu, le Real perd 2 buts à 1, avant d'aller faire un match nul 2 partout au match retour. Cependant, le Real Madrid est éliminé à ce niveau de la compétition. En championnat, grâce à une victoire 2 buts à 1 contre le FC Barcelone le , le Real Madrid s'assure quasiment d'obtenir le titre en Liga, en possédant 7 points d'avance sur son rival. En Ligue des champions, le Real Madrid est cependant éliminé en demi-finale contre le Bayern Munich, à la suite d'une séance de tirs au but à la suite des deux matchs. Finalement, le , à la suite de la victoire 3 buts à 0 contre l'Athletic Bilbao, le Real Madrid gagne officiellement son 32e titre en championnat d'Espagne. Finalement, le Real Madrid finit la saison en battant plusieurs records en championnat, comme notamment le nombre total de points, s'élevant à 100, le nombre de victoires, s'élevant à 32 en 38 matchs, le nombre de victoires à l'extérieur, s'élevant à 16 en 19 matchs, ainsi que le plus grand nombre de buts inscrits, s'élevant à 121.

Au mercato estival, le Real enregistre les arrivées de Luka Modrić, en provenance de Tottenham Hotspur pour 35 millions d'euros et de Michael Essien en prêt avec option d'achat arrivant du Chelsea FC. La saison 2012-2013 commence par une victoire en supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone (défaite 3-2 à l'aller ; victoire 2-1 au retour). Les débuts en Liga sont plus compliqués pour l'équipe de José Mourinho puisque après 17e journées, le Real pointe déjà à 16 longueurs du rival barcelonais et à 7 points de l'Atlético Madrid. Le ils perdent la finale de la Copa del Rey 2-1 face à l'Atlético Madrid. Le et par consentement mutuel, Florentino Pérez, président du Real Madrid annonce le départ de Mourinho en fin de saison.

La dixième avec Ancelotti
Match de Ligue des champions 2013-2014.

Le , Carlo Ancelotti est officiellement entraîneur du Real pour trois saisons. Le mercato estival est de nouveau chargé pour le club madrilène : ils réalisent leur premier achat de l'été dès le en recrutant le jeune Daniel Carvajal, ancien joueur du Real Madrid Castilla, en provenance du Bayer Leverkusen pour la somme de 6,5 millions d'euros. Le , le brésilien Casemiro intègre l'équipe A du Real Madrid, qui a levé l'option d'achat de 6 millions d'euros à la suite du prêt accordé par le São Paulo FC. Le , l'espagnol Isco quitte Málaga et rejoint le Real Madrid pour 30 millions d'euros (27 millions + 3 millions de bonus). Asier Illarramendi, ancien joueur de la Real Sociedad, signe à Real Madrid pour 32,19 millions d'euros. Finalement, le 1er septembre, Gareth Bale s'engage pour six ans avec le club de la capitale espagnole pour un montant de 91 millions d'euros. En tout, le Real Madrid aura dépensé 165,69 millions d'euros.

Ces achats s'avèrent payant pour le club puisque Carlo Ancelotti, épaulé de Zinédine Zidane, parvient à remporter la Coupe d'Espagne 2-1 face au FC Barcelone. Parallèlement, le Real remporte la Ligue des champions en éliminant Schalke 04 ; Borussia Dortmund ; le Bayern Munich. En finale, le Real bat l'Atlético Madrid 4-1 après prolongation. C'est la dixième (Décima en espagnol) Ligue des champions de l'histoire du club. Le Real remporte également la Coupe du Roi en s'imposant 2-1 en finale face au FC Barcelone grâce notamment à un but de Gareth Bale.Cependant, en Liga, le Real termine à la 3e place à seulement trois points de l'Atlético Madrid, champion, et à égalité avec le FC Barcelone.

Les joueurs du Real Madrid célébrant la 10e Ligue des champions de l'histoire du club au Stade de la Luz.
Célébration au siège de la Communauté de Madrid.
Parenthèse Benítez

Le , Carlo Ancelotti est limogé du Real Madrid a la suite d'une saison 2014-2015 sans titres majeurs, c'est donc l'espagnol Rafael Benítez qui est nommé pour 3 saisons. Le club fait revenir Denis Cheryshev, Casemiro et Lucas Vázquez, tous de retour de prêts.

Le , la RFEF prononce l'exclusion du Real Madrid de la Coupe du Roi à la suite de l'infraction du règlement de la compétition. En effet, le Real a aligné une composition d'équipe invalide lors du match aller des 16e de finale face à Cadix CF, le joueur Denis Cheryshev avait reçu un match de suspension à la suite d'une accumulation de cartons jaunes lors de sa saison avec Villarreal CF, il n'avait donc pas l'autorisation de jouer ce match.

Domination sans partage en Europe avec Zidane (2016-2018)
Deportivo de La Coruña vs. Real Madrid.
Sergio Ramos avec la Ligue des champions en 2016.

Le , Rafael Benítez est limogé du Real Madrid à la suite de résultats décevants en Liga BBVA. Il est remplacé par le français Zinédine Zidane, nommé pour 3 saisons.

Le , le Real perd le derby de Madrid face à l'Atlético (1-0) et anéantit pratiquement toutes ses chances de remporter la Liga 2015-16 en ayant 12 points de retard sur le FC Barcelone, premier du championnat. Cependant, le , le Real remporte le Clásico face au FC Barcelone sur le score de 1-2 au Camp Nou alors que les madrilènes n’étaient pas favoris.

Le , l'équipe de Zidane réussit une remontée face au VfL Wolfsbourg (3-0) après avoir perdu 2-0 au match-aller en Allemagne et se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions pour la 6e année consécutive face à Manchester City. Le Real finit par se qualifier pour la finale à San Siro face à son voisin madrilène l'Atletico. L'équipe remporte la 11e Ligue des Champions de l'histoire du club sur le score de 1-1 (5-3 t.a.b).

Le , lors du premier match officiel de la saison 2016-2017, le Real Madrid est confronté au FC Séville pour la Supercoupe de l'UEFA 2016. Les madrilènes l'emporte sur le score de 3-2 après prolongations et remportent la 3e Supercoupe de l'UEFA de l'histoire du club.

Le , le Real Madrid bat l'Espanyol Barcelone (0-2) en championnat et enchaîne une 16e victoire consécutive en Liga, Zidane établit un nouveau record dans l'histoire du club. Cependant, lors du match suivant, les madrilènes ratent l'occasion de battre le record du Barça en faisant match nul contre Villarreal (1-1).

Le , le Real bat l'Altético Madrid au Stade Vicente Calderón (0-3) grâce à un triplé de Cristiano Ronaldo, qui devient le meilleur buteur de l'histoire du derby madrilène.

Le , le Real Madrid et le FC Barcelone s'affrontent au Camp Nou lors d'un Clasico décisif pour la suite du championnat, les madrilènes avaient l'occasion de mettre les barcelonais a 9 points s'ils remportaient le match. Le Real fut d'abord mené 1-0 (but de Luis Suárez) avant d'égaliser a la 90e minute grâce au capitaine Sergio Ramos. Le match se termine par le score de 1-1 et le Real conserve ses 6 points d'avance sur le Barça et poursuit sa série d'invincibilité, qui est de 33 matchs sans la moindre défaite toutes compétitions confondues.

Le , le Real bat le Deportivo La Corogne lors de la 15e journée de la Liga (3-2) grâce à Sergio Ramos, encore buteur dans le temps additionnel. Cette victoire permet aux hommes de Zidane d’enchaîner un 35e match consécutif sans défaite toutes compétitions confondues en 2016, invaincus depuis la défaite face à Wolfsburg en avril dernier (2-0). Zinédine Zidane bat donc le record de Leo Beenhakker établit lors de la saison 1988/1989 qui était de 34 matchs sans défaite[51].

Le , le Real termine son année 2016 en remportant un 3e titre international, la Coupe du monde des clubs, face au club Japonais Kashima Antlers en prolongations grâce notamment au triplé de Cristiano Ronaldo. C'est la 2e fois que les merengues remportent ce trophée.

Le , le Real Madrid affronte le FC Séville en huitièmes de finale de la Coupe du Roi. Un match de record puisque l'équipe de Zidane enchaîne un 40e match consécutif sans défaite toutes compétitions confondues et bat le record espagnol détenu par le FC Barcelone, qui était de 39 matchs sans défaite TTC[52].

Le , le Real affronte une nouvelle fois le FC Séville, cette fois ci c'est lors de la 18e journée du championnat d'Espagne. Le merengues, pourtant dominateurs, sont battus par l'équipe de Jorge Sampaoli et s'inclinent pour la 1re fois après une série de 40 matchs sans défaites toutes compétitions confondues. C'est un record pour un club espagnol.

Le 1er mars, contre Las Palmas en Liga (3-3), le Real Madrid marque un but pour la 45e fois consécutive dans un match officiel toutes compétitions confondues et bat l'ancien record d'Espagne établit par le FC Barcelone entre 1942 et 1944, qui était de 44 matchs de rang en marquant un but[53].

Le , le Real Madrid bat le Bayern Munich en 1/4 de finale retour de la Ligue des champions après les prolongations (4 buts à 2), grâce au triplé de Cristiano Ronaldo et devient le 1er club de l'histoire à se qualifier en demi-finale de la compétition pour la 7e saison consécutive[54].

Le , après 5 ans d'attente, le Real remporte la Liga. Son 33e titre de Champion d'Espagne.

Les joueurs du Real Madrid avec Manuela Carmena, Maire de Madrid, pour célébrer le 33e titre de champion d'Espagne.
Sergio Ramos avec une réplique du trophée de Champion d'Espagne offerte à Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid.

Le , le Real Madrid remporte la Ligue des champions en battant en finale la Juventus Turin (1-4). Le Real devient le 1er club de l'histoire à conserver son titre dans l'ère moderne de la C1 depuis 1992[55].

Le Real Madrid célébrant la victoire en Ligue des champions 2016-2017 avec Cristina Cifuentes.

Le , le Real Madrid remporte la Supercoupe de l'UEFA. Les madrilènes remportent le trophée pour la 2e année consécutive. C'est le 6e titre gagné par Zinédine Zidane sur 8 possibles depuis qu'il a été nommé entraîneur du club en .

Le , le Real Madrid remporte la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone en ayant gagné 3-1 au Camp Nou au match aller et 2-0 au match retour au Santiago Bernabéu. C'est la 10e Supercoupe d'Espagne de l'histoire du Real et le 7e trophée de Zidane.

Le , le Real remporte pour la 3e fois de son histoire la Coupe du monde des clubs face au club brésilien Grêmio (1-0) et clôture l’année 2017 avec 5 titres gagnés sur 6 possibles, un record dans l’histoire du club.

Le , le Real Madrid se qualifie en demi-finale de la Ligue des champions pour la 8e fois consécutive (depuis 2011), et bat son propre record qu'il avait établi la saison passée (7)[56].

Le , contre le Bayern Munich en Ligue des champions, le club madrilène atteint la barre des 150 victoires dans la compétition. Ce qui est un record[57].

Le , le Real Madrid remporte la Ligue des champions pour la 13e fois contre Liverpool (3-1) et devient la 1re équipe à gagner la compétition trois années de suite (depuis la nouvelle formule adoptée en 1993) après les victoires en 2016 et 2017. C'est également la première équipe à faire le triplé depuis le Bayern Munich (1974, 1975, 1976). Le Real Madrid domine l'Europe, c'est en effet le 4e trophée glané en cinq ans (2014 puis 2016, 2017, 2018). Zinédine Zidane devient le premier entraîneur de l'histoire de la Ligue des champions de l'UEFA, depuis sa création en 1955, à remporter trois coupes consécutivement. Zidane devient, déjà, le coach avec le plus de titres en C1 en deux ans et demi de carrière, il rejoint Carlo Ancelotti et Bob Paisley, de plus Zidane était déjà entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti en 2014[58].

Sergio Ramos soulevant la Ligue des champions 2017-2018.

Le , Zinédine Zidane tient une conférence surprise à Madrid, aux côtés du président du Real Florentino Pérez pour annoncer sa décision de quitter son poste d'entraîneur du club. « Je pense qu'il faut le faire, pour moi, pour le club, pour tout le monde. Cette équipe doit continuer à gagner. Et pour cela, elle a besoin d'un autre discours. D'une autre méthode de travail », explique-t-il[59].

Parenthèses Lopetegui et Solari

Le , Julen Lopetegui, sélectionneur de l'Espagne, est nommé entraîneur du Real Madrid pour les 3 prochaines saisons. Il devait rester en poste lors de la Coupe du monde mais la fédération espagnole le destitue de son poste quelques heures avant le début de la compétition[60],[61].

Le , le Real Madrid annonce dans un communiqué officiel que Cristiano Ronaldo quitte le club après 9 ans : « Le Real Madrid a décidé d'accéder à la volonté du joueur de quitter le club pour rejoindre la Juventus FC »[62],[63]. Le portugais aura marqué 450 buts en 438 matchs (meilleur buteur de l'histoire du club) et remporté 16 trophées : 4 Ligues des champions, 3 Coupes du monde des clubs, 3 Supercoupes de l'UEFA, 2 Championnats d'Espagne, 2 Coupes d'Espagne et 2 Supercoupes d'Espagne.

Le , le Real Madrid et l'Atlético de Madrid s'affrontent dans un derby européen en finale de la Supercoupe de l'UEFA 2018. Le Real à l'occasion d'écrire encore un peu plus l'histoire en devenant la 1re équipe à remporter trois fois de suite la compétition après 2016 et 2017. Cependant les merengues sont mal menés puisque dès la 49e seconde de jeu Diego Costa ouvre le score pour l'Atlético. Le Real égalisera (Benzema 27e, 1-1) puis prendra l'avantage grâce à Ramos sur pénalty (63e, 2-1) mais verra de nouveau Diego Costa marquer un but (79e, 2-2). Le match a été jusqu'en prolongations et le Real encaisse 2 nouveaux buts qui verront le trophée lui échapper des mains. C'est la 1re finale internationale perdue par le Real Madrid depuis l'an 2000 (1-2 contre Boca Juniors en Coupe intercontinentale), 18 ans d'invincibilité et 12 finales remportées consécutivement dont : 5 Ligue des champions de l'UEFA, 3 Supercoupe de l'UEFA, 3 Coupe du monde des clubs de la FIFA, 1 Coupe Intercontinentale [64].

Le , au lendemain de la défaite humiliante face au FC Barcelone lors du Clásico au Camp Nou (5-1) et à la suite des mauvaises performances de l'équipe qui se trouve notamment à la 9e place en championnat, le Real Madrid décide de rompre le contrat de Julen Lopetegui et nomme l'argentin Santiago Solari au poste d'entraîneur en intérim pendant 2 semaines maximum, la durée légale. Le il est officiellement confirmé en tant qu'entraîneur pour 3 saisons, jusqu'en [65],[66].

Pour ces débuts, il remporte son premier match en Coupe du Roi contre Melilla (4-0). Puis se suivent 3 autres victoires dont deux en Liga et une en Ligue des champions. Il remporte donc ses quatre premiers matchs pour un total de 15 buts marqués, deux buts encaissés et trois clean-sheets.

Le , le Real Madrid concède sa plus lourde défaite à domicile dans son histoire en coupe d'Europe en perdant 0-3 au Santiago Bernabéu contre le CSKA Moscou[67].

Le , le Real Madrid remporte la Coupe du monde des clubs de la FIFA contre Al-Aïn (4-1), avec notamment un but du capitaine Sergio Ramos. Après les victoires en 2016 et 2017, le Real Madrid réalise un triplé historique et devient le premier club de l'histoire à remporter 3 fois consécutivement la Coupe du monde des clubs. De plus, le Real Madrid dépasse le FC Barcelone (3 titres) et devient le club le plus titré dans cette compétition (4 titres). Enfin, Sergio Ramos et Marcelo remportent leur 20e titre avec le maillot blanc[68].

Le , le Real Madrid est éliminé en 1/2 finale de la Coupe du Roi par le FC Barcelone. Les merengues ont fait un match nul au Camp Nou (1-1), puis ont subi une lourde défaite au Santiago Bernabéu (0-3).

Le , le Real Madrid, triple tenant du titre, est éliminé en 1/8e de finale de la Ligue des champions contre l’Ajax Amsterdam au Bernabéu (1-4), et ce malgré avoir remporté le match aller à la Johan Cruyff ArenA (1-2). Cette défaite marque un coup d’arrêt pour le Real, en effet, la dernière élimination du club en Ligue des champions datait du face à la Juventus Turin. De plus, le Real n’avait plus échoué en huitième de finale depuis la saison 2009/2010 face à l’Olympique lyonnais. Depuis, le Real Madrid s’est qualifié en demi-finale 8 fois consécutivement et a remporté 4 fois le trophée. Cette élimination marque aussi la fin de plus de 1000 jours de règne en tant que Champion d’Europe[69],[70].

Le retour de Zidane (2019-2021)

Le , au lendemain de la victoire du Real Madrid contre le Real Valladolid (1-4), le club annonce que Santiago Solari est destitué de son poste d’entraîneur de l’équipe première à la suite d'une semaine catastrophique et trois matchs perdus consécutivement à domicile, une semaine qui aura fait perdre les 3 titres au Real. Deux Clásicos perdus en 4 jours contre le Barça en Coupe du Roi (0-3, éliminé en 1/2 finale) et en Liga (0-1, distancé à 12 points). Sorti en 1/8 de finale face à l’Ajax Amsterdam en Ligue des champions, le Real Madrid annonce le retour de Zinédine Zidane[71]. De ce fait, bien que Zidane ait fait des merveilles auparavant avec le Real, il n’a pu que limiter les dégâts et positionne le club à la 3e place de Liga avec 68 points, l’un des pires totaux de points gagnés dans l’histoire du club en une saison de championnat.

Mais l’avantage qu’a eu Zidane, à cause du fait que le Real Madrid n’avait plus rien à jouer en championnat, c’est qu’il pouvait analyser les joueurs dont il disposait et les besoins à chaque poste. De ce fait, bien avant l’ouverture officielle du mercato en Espagne, le Real enregistre plusieurs recrues estivales comme Eden Hazard, l’attaquant de Chelsea (100 millions d’euros), Luka Jović à l’Eintracht Francfort pour 60 millions d’euros, le jeune brésilien Rodrygo acheté à Santos contre 45 millions d’euros. Il faut rajouter à cela les transferts de deux défenseurs, Éder Militão, en provenance du FC Porto et Ferland Mendy, le jeune français de 24 ans acheté à l’Olympique Lyonnais contre 48 millions d’euros[72],[73],[74],[75],[76],[77].

Au niveau des départs, le Real Madrid se sépare de Mateo Kovačić, qui rejoint définitivement Chelsea à la suite de son prêt d’un an survenu la saison passée, le montant du transfert s'élève a 50 millions d’euros[78]. Marcos Llorente est transféré à l'Atlético de Madrid contre 40 millions d'euros. Le jeune attaquant Raúl de Tomás rejoint le Benfica Lisbonne pour un montant de 20 millions d'euros. Ensuite, c'est le Français Théo Hernandez qui quitte le club et rejoint l'AC Milan contre 20 millions d'euros également.

Durant l'année 2020, le Real Madrid remporte la Supercoupe d'Espagne contre l'Atlético de Madrid et est sacré champion d'Espagne devant le FC Barcelone[79],[80].

Palmarès

La Plaza de Cibeles est le lieu de célébration des titres du Real Madrid.

Titres et trophées

Historiquement, le Real Madrid CF est le club le plus reconnu sur la scène mondiale, ayant remporté 27 compétitions internationales, ce qui en fait le club le plus victorieux sur la scène européenne[81] mais aussi le premier sur la scène internationale en ce qui concerne les compétitions officiellement reconnues par l'UEFA et la FIFA. En remportant le Ligue des champions de l'UEFA en , le Real Madrid conforte son statut de club le plus titré d'Europe avec un 95e titre gagné, un record absolu. En 2022, le Real Madrid détient notamment le record du nombre de titres en Liga (35 titres), en Ligue des champions (14 titres) et en Coupe du monde des clubs (5 titres).

En , le club est élu meilleur club de football du XXe siècle par la FIFA. Il a aussi reçu l'ordre du mérite de la FIFA en 2004. Le Real Madrid est autorisé à porter l'écusson des vainqueurs multiples (Multiple-winner badge) sur son maillot pour les matchs de Ligue des champions, l'ayant remportée à plus de cinq reprises. Le club détient également à ce titre et de façon permanente le véritable trophée de la Coupe des clubs champions[82].

Compétitions officielles

Compétitions nationales Compétitions internationales

Compétitions actuelles

  • Championnat d'Espagne (35) (record)
    • Vainqueur : 1932, 1933, 1954, 1955, 1957, 1958, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965, 1967, 1968, 1969, 1972, 1975, 1976, 1978, 1979, 1980, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1995, 1997, 2001, 2003, 2007, 2008, 2012, 2017, 2020 et 2022.
    • Vice-champion : 1929, 1934, 1935, 1936, 1942, 1945, 1959, 1960, 1966, 1981, 1983, 1984, 1992, 1993, 1999, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013, 2015, 2016, 2021 et 2023.
  • Coupe d'Espagne (20)
    • Vainqueur : 1905, 1906, 1907, 1908, 1917, 1934, 1936, 1946, 1947, 1962, 1970, 1974, 1975, 1980, 1982, 1989, 1993, 2011, 2014 et 2023
    • Finaliste : 1903, 1916, 1918, 1924, 1929, 1930, 1933, 1940, 1943, 1958, 1960, 1961, 1968, 1979, 1983, 1990, 1992, 2002, 2004 et 2013.
  • Supercoupe d'Espagne (12)
    • Vainqueur : 1988, 1989, 1990, 1993, 1997, 2001, 2003, 2008, 2012, 2017, 2020 et 2022.
    • Finaliste : 1983, 1995, 2007, 2011, 2014 et 2023.

Anciennes compétitions

  • Coupe de la Ligue d'Espagne de 1983 à 1986 (1)
    • Vainqueur en 1985.
    • Finaliste en 1983.
  • Coupe Eva Duarte de 1947 à 1953 (1)
    • Vainqueur en 1947.
  • Copa Gran Peña de 1902 (1)
    • Vainqueur en 1902.

Compétitions actuelles

Anciennes compétitions

Compétitions régionales

Dès sa création, le futur Real Madrid dispute le championnat local (en). Sa première édition est organisée sous le nom Championnat de Madrid en 1902-1903[5]. Il reste d'abord non officiel, bien qu'il soit qualificatif pour la Coupe du Roi. Repris en 1913 par la RFEF, la fédération royale espagnole, il devient dès lors le Championnat régional de Madrid, jusqu'en 1931. Le club remporte le championnat 18 fois, en 1904, 1905, 1906, 1907, 1908, 1913, 1916, 1917, 1918, 1920, 1922, 1923, 1924, 1926, 1927, 1929, 1930 et 1931[5].

À partir de 1932, après l’avènement de la Seconde République espagnole, le championnat change souvent de format en étant élargi aux équipes des régions avoisinantes. Il est souvent appelé à cette époque Trofeo Mancomunados. Le club madrilène remporte le trophée chaque année de 1932 à 1936, avant que n'éclate la Guerre civile.

Compétitions amicales

De par son prestige, le Real Madrid est régulièrement invité à des compétitions de gala dans le monde entier, et a remporté ainsi de nombreux trophées amicaux. On peut citer notamment le Trophée Santiago Bernabéu, qu'il organise lui-même depuis 1979 et qu'il a remporté pour la 28e fois en 2018, le Trophée Teresa-Herrera de La Corogne, remporté en 2013 pour la 9e fois, ainsi que le Trophée Naranja de Valence, le Trophée de la ville de Barcelone, le Trophée Ramón de Carranza de Cadix, le Trophée Costa del Sol de Malaga, la Coupe Mohammed V au Maroc ou encore le World Football Challenge (et son remplaçant l'International Champions Cup) aux États-Unis, tous remportés au moins une fois.

Records sportifs

Nombre de titres

Championnat d'Espagne

  • Plus grand nombre de saisons consécutives : 88 (codétenu avec l'Athletic Bilbao et le FC Barcelone) (record espagnol partagé)
  • Plus grand nombre de victoires : 1508 (record espagnol)
  • Plus grand nombre de victoires en une saison : 32, soit 84,21 % des matchs (2012) (record espagnol)
  • Plus grand nombre de victoires à l'extérieur en une saison : 16, soit 84,21 % des matchs (2012) (record espagnol)
  • Plus grand nombre de points en une saison : 100 Points (2012), codétenu avec le FC Barcelone (record espagnol partagé)
  • Plus petit nombre de défaites en une saison : 0 (1932), codétenu avec l'Athletic Bilbao (record espagnol partagé)
  • Plus grand nombre de buts marqués en une saison : 121, soit 3,18 par match en moyenne (2011-2012) (record espagnol)
  • Plus grand nombre de buts marqués en phase aller : 67, soit 3,53 par match en moyenne (2011-2012) (record espagnol)
  • Plus grand nombre de joueurs ayant été meilleur buteur : 13 joueurs (26 fois à eux tous) (record espagnol)

Palmarès individuels

  • Plus grand nombre de titres pour un joueur en Liga : Francisco Gento, 12 titres. (record espagnol absolu)
  • Plus grand nombre de titres pour un joueur en Ligue des champions : Francisco Gento, 6 titres. (record absolu)

Divers

  • Plus large victoire en finale de Coupe d'Espagne : Real Madrid 6-1 Castilla (1980), codétenu avec l'Athletic Bilbao (record espagnol partagé)
  • Record d'invincibilité à domicile : 2940 jours (8 ans et 18 jours) soit 121 matchs (record espagnol)
  • Plus grand nombre de matchs consécutifs sans défaites toutes compétitions confondues : 40[83] (Saisons 2015-2016 et 2016-2017) (record espagnol)
  • Plus grand nombre de matchs consécutifs en marquant au moins un but toutes compétitions confondues : 73 (Saisons 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018) (record absolu partagé)[84]
  • Victoires consécutives en matchs officiels toutes compétitions confondues : 22 (2014)[85] (record espagnol) — à deux matchs du record mondial détenu par le club brésilien de Coritiba (24)[86].
  • Plus grand nombre de qualifications consécutives en demi-finale de la Ligue des champions : 8[56] (record absolu)
  • Plus grand nombre de titres consécutifs en Ligue des champions ancienne formule (1955-1992) : 5 (1956, 1957, 1958, 1959, 1960) et nouvelle formule (depuis 1993) : 3 (2016, 2017, 2018) (record absolu)
  • Carlo Ancelotti a signé une 78e victoire pour son 100e match le 22 février 2015 avec les Madrilènes pour 10 nuls et 12 défaites. Il devance de justesse José Mourinho qui en a réalisé 77 lors de son passage à Santiago Bernabéu. Dans l’histoire du club, aucun entraîneur n’a encore fait mieux que l’entraîneur arrivé du PSG.
  • Cristiano Ronaldo, l'attaquant du Real Madrid, est le premier joueur de l'histoire de la Liga à marquer 30 buts ou plus lors de six saisons consécutives. (record espagnol)
  • Cristiano Ronaldo est le premier joueur à avoir atteint la barre des 50 buts pendant six saisons consécutives (2011-2016). (record absolu)

Personnalités du club

Présidents

Depuis sa création[87], le Real Madrid a appartenu et a été géré uniquement par ses membres appelés socios, au contraire de la plupart des clubs européens. Santiago Bernabéu reste celui qui a été le plus longtemps président du club (35 ans de 1943 à 1978). En , l'ancien joueur du Real Madrid, Alfredo Di Stéfano, a été nommé président d'honneur. Mais un des présidents du Real Madrid est aujourd'hui dans l'histoire du football. Il s'agit de Florentino Pérez qui a réalisé 4 des 10 transferts les plus onéreux de l'histoire (Cristiano Ronaldo, Bale, Rodríguez, Zidane).

Florentino Pérez est l'actuel président du club depuis 2009.
Pays Nom Période
1Drapeau de l'EspagneJulián Palacios1900-1902
2Drapeau de l'EspagneJuan Padrós1902-1904
3Drapeau de l'EspagneCarlos Padrós1904-1908
4Drapeau de l'EspagneAdolfo Meléndez1908-1916
5Drapeau de l'EspagnePedro Parages1916-1926
6Drapeau de l'EspagneLuis de Urquijo1926-1930
7Drapeau de l'EspagneLuis Usera1930-1935
8Drapeau de l'EspagneRafael Sánchez Guerra1935-1936
9Drapeau de l'EspagneAntonio Ortega Gutiérrez1937-1938
10Adolfo Meléndez1939-1940
Pays Nom Période
11Antonio Santos Peralba1940-1943
12Santiago Bernabéu1943-1978
13Luis de Carlos Ortiz1978-1985
14Ramón Mendoza1985-1995
15Lorenzo Sanz1995-2000
16Florentino Pérez2000-2006
17Ramón Calderón2006-2009
18Vicente Boluda2009
19Florentino Pérezdepuis 2009

Entraîneurs

Pays Nom Période
1Drapeau de l'EspagneJuan de Carcér1920-1926
2Drapeau de l'EspagneSantiago Bernabéu1926-1927
3Drapeau de l'EspagnePedro Llorente1926-1927
4Drapeau de l'EspagneJosé Berraondo1927-1929
5Drapeau de l'EspagneJosé Quirante1929-1930
6Lippo Hertzka1930-1932
7Robert Firsth1932-1934
8Francisco Bru1934-1941
9Juan Armet de Castellví1941-1943
10Ramón Encinas1943-1945
11Drapeau de l'EspagneJacinto Quincoces1945-1946
12Drapeau de l'EspagneBaltasar Albéniz1946-1947
13Drapeau de l'EspagneJacinto Quincoces1947-1948
14Michael Keeping1948-1950
15Drapeau de l'EspagneBaltasar Albéniz1950-1951
16Héctor Scarone1951-1952
17Drapeau de l'EspagneJuan Antonio Ipiña1952-1953
18Enrique Fernández Viola1953-1954
19Drapeau de l'EspagneJosé Villalonga1954-1957
20Luis Carniglia1957-1959
21Drapeau de l'EspagneMiguel Muñoz1959-1959
22Luis Carniglia1959-1959
Pays Nom Période
23Manuel Fleitas Solich1959-1960
24Drapeau de l'EspagneMiguel Muñoz1960-1974
25Drapeau de l'EspagneLuis Molowny1974-1974
26Drapeau de la République fédérative socialiste de YougoslavieMiljan Miljanić1974-1977
27Luis Molowny1977-1979
28Drapeau de la République fédérative socialiste de YougoslavieVujadin Boškov1979-1982
29Luis Molowny1982-1982
30Alfredo Di Stéfano1982-1984
31Amancio Amaro1984-1985
32Luis Molowny1985-1986
33Leo Beenhakker1986-1989
34John Toshack1989-1990
35Alfredo Di Stéfano1990-1991
36Drapeau de la République fédérative socialiste de YougoslavieRadomir Antić1991-1992
37Leo Beenhakker1992-1992
38Benito Floro1992-1994
39Vicente del Bosque1994-1994
40Jorge Valdano1994-1996
41Vicente del Bosque1996-1996
42Arsenio Iglesias1996-1996
43Fabio Capello1996-1997
44Jupp Heynckes1997-1998
Pays Nom Période
45Guus Hiddink1998-1999
46John Toshack1999-1999
47Vicente del Bosque1999-2003
48Carlos Queiroz2003-2004
49José Antonio Camacho2004-2004
50Mariano García Remón2004-2004
51Vanderlei Luxemburgo2004-2005
52Juan Ramón López Caro2005-2006
53Fabio Capello2006-2007
54Bernd Schuster2007-2008
55Juande Ramos2008-2009
56Manuel Pellegrini2009-2010
57José Mourinho2010-2013
58Carlo Ancelotti2013-2015
59Rafael Benítez2015-2016
60Zinédine Zidane2016-2018
61Julen Lopetegui2018-2018
62Santiago Solari2018-2019
63Zinédine Zidane2019-2021
64Carlo Ancelottidepuis 2021

Joueurs emblématiques

Joueurs célèbres d'hier et d'aujourd'hui

À l'occasion des 110 ans du club, le site internet du journal Marca organise un vote auprès de ses internautes pour désigner le onze idéal des joueurs du Real Madrid de 1902 à 2012[88]. Le résultat est dévoilé le . L'équipe type des 110 ans du Real Madrid est la suivante : Casillas - Roberto Carlos, Hierro, Sergio Ramos - Redondo, Zidane - Míchel, Puskás - Di Stéfano, Raúl et Cristiano Ronaldo[89].

En , le Real Madrid affronte Galatasaray avec un seul joueur espagnol au coup d'envoi[90]. À la suite de cette rencontre, Marca organise un vote afin que ses internautes désignent le onze type des joueurs étrangers du Real Madrid[91]. Le résultat du vote, publié le est le suivant : Illgner - Roberto Carlos, Varane, Cannavaro - Redondo, Zidane, Figo, M. Laudrup - Cristiano Ronaldo, Ronaldo et Di Stéfano[92].

Sur son site internet, le Real Madrid a désigné 208 joueurs comme étant des « joueurs de légende »[93].

  • Agüero (1965-1966)
  • Ico Aguilar (1971-1979)
  • Agustín (1975-1990)
  • Amancio (1962-1976)
  • José Amavisca (1994-1998)
  • Nicolas Anelka (1999-2000)
  • Antonio Ruiz (1957-1962)
  • Carlos Aranda (1999-2002)
  • José Araquistáin (1961-1968)
  • Álvaro Arbeloa (2009-2016)
  • Marco Asensio (2016-2023)
  • Atienza I (es) (1953-1955)
  • Atienza II (1954-1960)
  • Juan Bagur Coll (1959-1961)
  • Gareth Bale (2013-2022)
  • Elvir Baljić (1999-2002)
  • Sabino Barinaga (1940-1950)
  • José Becerril (1953-1958)
  • David Beckham (2003-2007)
  • Goyo Benito (1969-1982)
  • Karim Benzema (2009-2023)
  • Berasaluce (1955-1960)
  • Drapeau de l'Espagne Santiago Bernabéu (1911-1928)
  • Antonio Betancort (1961-1971)
  • Paul Breitner (1974-1977)
  • Julio César Britos (1953-1955)
  • Brunet (1957-1958)
  • Emilio Butragueño (1982-1995)
  • Francisco Buyo (1986-1997)
  • Miguel Cabrera (1947-1954)
  • Antonio Calpe (1965-1971)
  • Camacho (1973-1989)
  • Campa (es) (1953-1955)
  • Canário (1959-1962)
  • Fabio Cannavaro (2006-2009)
  • Santiago Cañizares (1994-1998)
  • Casado (1960-1966)
  • Casemiro (2013-2022)
  • Kiko Casilla (2015-2019)
  • Iker Casillas (1999-2015)
  • Castaño (1955-1958)
  • Celades (2000-2005)
  • César Sánchez (2000-2005)
  • Chendo (1982-1998)
  • Chus Alonso (1935-1948)
  • Drapeau de l'Espagne Ciriaco Errasti (1931-1936)
  • Fábio Coentrão (2011-2017)
  • José Corona (1943-1948)
  • Cosme (es) (1952-1955)
  • Cristiano Ronaldo (2009-2018)
  • Laurie Cunningham (1979-1982)
  • Danilo (2015-2017)
  • Pedro de Felipe (1964-1972)
  • Vicente del Bosque (1968-1984)
  • Luis del Sol (1960-1962)
  • Ángel Di María (2010-2014)
  • Alfredo Di Stéfano (1953-1964)
  • Didi (1959-1960)
  • Diego López (2004-2014)
  • Rogelio Domínguez (1957-1962)
  • Drapeau de l'Espagne Eulogio Aranguren (1911-1921)
  • Evaristo de Macedo (1962-1965)
  • Drapeau de l'Espagne Félix Pérez (es) (1921-1928)
  • Félix Ruiz (1961-1969)
  • Felo (1960-1965)
  • Fernando Sanz (1995-1999)
  • Luís Figo (2000-2005)
  • Flávio Conceição (2000-2003)
  • Gabriel Alonso (1951-1954)
  • Ricardo Gallego (1973-1989)
  • Mariano García Remón (1966-1986)
  • Drapeau de l'Espagne Gaspar Rubio (1928-1930)
  • Francisco Gento (1953-1971)
  • Geremi (1999-2002)
  • Rafael Gordillo (1985-1992)
  • Fernand Goyvaerts (1965-1967)
  • Ramón Grosso (1959-1976)
  • Guti (1995-2010)
  • Héctor Ramos (1958-1959)
  • Iván Helguera (1999-2007)
  • Herrera (1958-1962)
  • Fernando Hierro (1989-2003)
  • Hugo Sánchez (1985-1992)
  • Asier Illarramendi (2013-2015)
  • Bodo Illgner (1996-2001)
  • Ipiña (1939-1949)
  • Isco (2013-2022)
  • Isidro (1961-1965)
  • Iván Campo (1998-2002)
  • Jaime (1997-1999)
  • Jaime Blanco (1965-1968)
  • James Rodríguez (2014-2020)
  • Jesé (2013-2016)
  • José Luis (1964-1976)
  • Drapeau de l'Espagne José María Peña (1926-1932)
  • Joseíto (1951-1959)
  • Juanito (1953-1957)
  • Juanito (1977-1987)
  • Juanito Alonso (1949-1963)
  • Júlio César (1999-2000)
  • Kaká (2009-2013)
  • Aitor Karanka (1997-2002)
  • Christian Karembeu (1998-2000)
  • Keylor Navas (2014-2019)
  • Sami Khedira (2010-2015)
  • Raymond Kopa (1956-1959)
  • Mateo Kovačić (2015-2018)
  • Michael Laudrup (1994-1996)
  • Drapeau de l'Espagne Jaime Lazcano (1928-1934)
  • Simón Lecue (1935-1942)
  • Rafael Lesmes (1952-1960)
  • Drapeau de l'Espagne Luis Regueiro (1931-1936)
  • Antonio Maceda (1985-1988)
  • Drapeau de l'Espagne Alberto Machimbarrena (1913-1918)
  • Claude Makélélé (2000-2004)
  • Manolín (es) (1955-1956)
  • Manolín Bueno (1959-1971)
  • Marcelo (2006-2022)
  • Marcos Llorente (2017-2019)
  • Marquitos (1954-1962)
  • Ramón Marsal (1955-1961)
  • Martín Vázquez (1983-1990)
  • Enrique Mateos (1953-1961)
  • Steve McManaman (1999-2003)
  • Miché (1958-1961)
  • Míchel (1982-1996)
  • Míchel Salgado (1999-2009)
  • Vicente Miera (1961-1969)
  • Miguel Ángel (1967-1986)
  • Miguel Muñoz (1948-1958)
  • Predrag Mijatović (1996-1999)
  • Óscar Miñambres (2001-2007)
  • Luis Molowny (1946-1957)
  • Drapeau de l'Espagne Juan Monjardín (1919-1929)
  • Álvaro Morata (2012-2017)
  • Fernando Morientes (1997-2005)
  • Pedro Munitis (2000-2002)
  • Narro (es) (1948-1954)
  • Joaquín Navarro (1949-1957)
  • Günter Netzer (1974-1976)
  • Joaquín Oliva (1950-1957)
  • Drapeau de l'Espagne Manuel Olivares (1931-1934)
  • Michael Owen (2004-2005)
  • Mesut Özil (2010-2013)
  • Pachín (1959-1968)
  • Pahiño (1948-1953)
  • Pantaleón (1959-1960)
  • Christian Panucci (1997-1999)
  • Miguel Pardeza (1983-1987)
  • Francisco Pavón (2000-2007)
  • Pazos (es) (1953-1954)
  • Pedro Parages (1902-1909)
  • Pepe (2007-2017)
  • Pepillo II (1959-1962)
  • Pereda (1958)
  • Pérez-Payá (1953-1957)
  • Pirri (1964-1980)
  • Javier Portillo (2002-2005)
  • Ferenc Puskás (1958-1967)
  • Drapeau de l'Espagne Félix Quesada (1922-1936)
  • Jacinto Quincoces (1931-1942)
  • Raúl (1992-2010)
  • Raúl Bravo (2001-2007)
  • Fernando Redondo (1994-2000)
  • René Petit (1914-1917)
  • Héctor Rial (1954-1961)
  • Roberto Carlos (1996-2007)
  • Rodríguez (es) (1953-1954)
  • Ronaldo (2002-2007)
  • Roque Olsen (1951-1957)
  • Rubio (1955-1958)
  • Drapeau de l'Espagne Sotero Aranguren (1911-1918)
  • Isidoro San José (1976-1986)
  • Manuel Sanchís (1964-1971)
  • Manuel Sanchís Jr (1983-2001)
  • José Santamaría (1957-1966)
  • Santillana (1971-1988)
  • Juan Santisteban (1954-1964)
  • Sávio (1997-2002)
  • Clarence Seedorf (1996-1999)
  • Seoane (1953-1956)
  • Fernando Serena (1963-1968)
  • Sergio Ramos (2005-2021)
  • Sobrado (es) (1951-1954)
  • Santiago Solari (2000-2005)
  • Uli Stielike (1977-1985)
  • Davor Šuker (1996-1999)
  • Carlos Sutter (1956-1957)
  • Ramón Tejada (1965-1966)
  • Manuel Torres (1957)
  • Jorge Valdano (1984-1987)
  • Ruud van Nistelrooy (2006-2010)
  • Raphaël Varane (2011-2021)
  • Vázquez (es) (1953-1954)
  • Manuel Velázquez (1958-1977)
  • José Veloso (1965-1969)
  • José Vicente (1960-1964)
  • Víctor (1996-1998)
  • José Vidal (1959-1963)
  • Villa (1958-1959)
  • Wilson (1955-1956)
  • Xabi Alonso (2009-2014)
  • Drapeau de l'Espagne Ricardo Zamora (1930-1936)
  • Iván Zamorano (1992-1996)
  • José María Zárraga (1949-1962)
  • Zé Roberto (1997-1998)
  • Zinédine Zidane (2001-2006)
  • Ignacio Zoco (1962-1974)

Le tableau suivant présente la liste des capitaines principaux du Real Madrid depuis 1902.

Liste des capitaines du Real Madrid
Nom Période
1er Arthur Johnson1902
2eDrapeau de l'Espagne José Giralt1902-1903
3e Federico Revuelto1903-1904
4eDrapeau de l'Espagne Luciano Lizárraga1904-1905
5eDrapeau de l'Espagne José Ángel Berraondo1905-1909
6e?1909-1914
7eDrapeau de l'Espagne José María Castell1914-1916
8eDrapeau de l'Espagne Alberto Machimbarrena1916-1918
9eDrapeau de l'Espagne Santiago Bernabéu1918-1921
10eDrapeau de l'Espagne Juan Monjardín1921-1924
11eDrapeau de l'Espagne Perico Escobal1924-1927
12eDrapeau de l'Espagne Félix Pérez1927-1928
13eDrapeau de l'Espagne Félix Quesada1928-1935
14eDrapeau de l'Espagne Eugenio Hilario1935-1936
Nom Période
15e Antonio León1939-1942
16e José Ramón Sauto1942-1944
17e Juan Antonio Ipiña1944-1949
18e Sabino Barinaga1949-1950
19e Clemente Fernández1950-1952
20e Luis Molowny1952-1956
21e Miguel Muñoz1956-1958
22e Juan Alonso1958-1960
23e José María Zárraga1960-1962
24e Paco Gento1962-1971
25e Ignacio Zoco1971-1974
26e Amancio Amaro1974-1976
27e Pirri1976-1980
28e Miguel Ángel1980-1986
Nom Période
29e Santillana1986-1988
30e José Antonio Camacho1988-1989
31e Agustín Rodríguez1989-1990
32e Chendo1990-1998
33e Manuel Sanchís1998-2001
34e Fernando Hierro2001-2003
35e Raúl2003-2010
36e Iker Casillas2010-2015
37e Sergio Ramos2015-2021
38e Marcelo2021-2022
39e Karim Benzema2022-2023
40e Nacho2023-

Joueurs les plus titrés

Gento (ici en 1967) est le joueur le plus titré du Real Madrid.

Le joueur madrilène ayant remporté le plus de titres de champion d'Espagne est Paco Gento (1953-1971), lauréat à douze reprises. Suivent ensuite Pirri (1964-1980) avec dix trophées et Amancio Amaro (1962-1976) avec neuf couronnes.

Par ailleurs, Paco Gento a remporté la Ligue des champions à six reprises.

Top dix des joueurs les plus titrés du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 3] Autres[note 4] Total
1er Marcelo 2007-2022 6 2 8 9 25
1er Karim Benzema 2009-2023 4 3 9 9 25
3e Paco Gento 1953-1971 12 2 6 4 24
4e Nacho 2012- 3 2 9 9 23
4e Luka Modrić 2012- 3 2 9 9 23
6e Sergio Ramos 2005-2021 5 2 7 8 22
6e Dani Carvajal 2013- 3 2 9 8 22
8e Manuel Sanchís 1983-2001 8 2 4 7 21
9e Toni Kroos 2014- 3 1 8 8 20
10e Alfredo Di Stéfano 1953-1964 8 1 5 4 18
10e José Antonio Camacho 1974-1989 9 4 2 3 18
10e Iker Casillas 1999-2015 5 2 5 6 18
10e Raphaël Varane 2011-2021 3 1 7 7 18
10e Lucas Vázquez 2015- 3 1 7 7 18

Statistiques au .

Joueurs les plus capés en compétitions officielles

Depuis octobre 2009, le joueur le plus capé de l'histoire du Real Madrid est Raúl avec 741 matchs officiels joués.

Depuis septembre 2009, le joueur le plus capé de l'histoire du club en Liga est Raúl avec 550 matchs joués.

Raúl (ici en 2007) fut capitaine du Real Madrid pendant de nombreuses saisons.
Top dix des joueurs les plus capés du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 5] Autres[note 6] Total
1er Raúl 1994-2010 550 37 132 22 741
2e Iker Casillas 1999-2015 510 40 152 23 725
3e Manuel Sanchís 1983-2001 523 67 99 21 710
4e Sergio Ramos 2005-2021 469 48 129 25 671
5e Karim Benzema 2009-2023 439 49 133 27 648
6e Santillana 1971-1988 461 84 87 13 645
7e Paco Gento 1953-1971 428 74 95 4 601
7e Fernando Hierro 1989-2003 439 43 103 16 601
9e José Antonio Camacho 1973-1989 414 61 90 12 577
10e Pirri 1964-1980 417 67 75 2 561

Statistiques au .

Meilleurs buteurs en compétitions officielles

Cristiano Ronaldo (ici lors de la finale de la Ligue des champions 2018) est le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid.
  • Depuis le , Cristiano Ronaldo est le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid toutes compétitions confondues avec 450 buts inscrits.
  • Le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid en Ligue des champions est Cristiano Ronaldo avec 105 buts inscrits, record auparavant détenu par Raúl.
  • Le meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid en Liga est Cristiano Ronaldo avec 311 buts inscrits, record jusqu'alors détenu par Raúl.
  • Le meilleur buteur du club sur une saison de Liga est Cristiano Ronaldo avec 48 buts inscrits en 2014-2015.
  • Le meilleur buteur du club sur une saison de Ligue des champions est Cristiano Ronaldo avec 17 buts inscrits en 2013-2014.
  • Le meilleur buteur du club sur une saison toutes compétitions confondues est Cristiano Ronaldo avec 61 buts inscrits en 2014-2015.
Top dix des meilleurs buteurs du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 7] Autres[note 8] Total
1er Cristiano Ronaldo 2009-2018 311 22 105 12 450
2e Karim Benzema 2009-2023 238 25 78 13 354
3e Raúl 1994-2010 228 18 66 11 323
4e Alfredo Di Stéfano 1953-1964 216 40 49 3 308
5e Carlos Santillana 1971-1988 186 49 47 8 290
6e Ferenc Puskás 1958-1966 156 49 35 2 242
7e Hugo Sánchez 1985-1992 164 19 23 2 208
8e Paco Gento 1953-1971 126 22 30 4 182
9e Pirri 1964-1980 123 25 23 1 172
10e Emilio Butragueño 1984-1995 123 16 27 5 171

Statistiques au .

Meilleurs passeurs en compétitions officielles

Karim Benzema (ici en 2021) est le meilleur passeur de l'histoire du Real Madrid.
  • Depuis le , Karim Benzema est le meilleur passeur de l'histoire du Real Madrid (depuis que les passes décisives sont comptabilisées) toutes compétitions confondues avec 165 passes décisives.
  • Le meilleur passeur de l'histoire du Real Madrid en Ligue des champions est Cristiano Ronaldo avec 31 passes décisives, record auparavant détenu par Raúl.
  • Le meilleur passeur de l'histoire du Real Madrid en Liga est Karim Benzema avec 119 passes décisives, record jusqu'alors détenu par Cristiano Ronaldo.
Top dix des meilleurs passeurs du Real Madrid en compétitions officielles
Rang Joueurs[note 2] Période Liga Copa Europe[note 7] Autres[note 8] Total
1er Karim Benzema 2009-2023 119 12 28 6 165
2e Cristiano Ronaldo 2009-2018 95 3 31 2 131
3e Raúl 1994-2010 80 4 29 1 114
4e Marcelo 2007-2022 72 4 24 3 103
5e Roberto Carlos 1996-2007 64 4 30 4 102
6e Guti 1995-2010 66 7 19 1 93
6e Luís Figo 2000-2005 59 6 25 3 93
8e Toni Kroos 2014- 64 4 17 5 89
9e Ángel Di María 2010-2014 61 10 14 0 85
10e Mesut Özil 2010-2013 54 10 16 1 81

Statistiques au .

Distinctions individuelles

Meilleurs joueurs et espoirs Meilleurs buteurs Meilleurs gardiens, attaquant, milieux, défenseurs et entraîneurs
Super Ballon d'or (1)
Ballon d'or (12)[note 9]
FIFA World Player (4)
The Best, Joueur de la FIFA (3)
Meilleur footballeur de l'année UEFA (2)
Prix UEFA du Meilleur joueur d'Europe (5)
Ballon d'or adidas (4)
Ballon d'argent adidas (3)
Onze d'or (5)[note 10]
Trophée Alfredo Di Stéfano (6)
Prix LaLiga MVP (2)
Prix LaLiga du Meilleur joueur (2)
Trophée Bravo (3)
Soulier d'or (4)[note 11]
Meilleur buteur de C1 (16)
Meilleur buteur de C2 (1)
  • Santillana : 1983 (8 buts)
Meilleurs buteurs de Coupe du monde des clubs de la FIFA (6)
Pichichi (28)
  • Manuel Olivares Lapeña : 1933 (16 buts)
  • Pahiño : 1952 (28 buts)
  • Alfredo Di Stéfano : 1954 (27 buts), 1956 (24), 1957 (31), 1958 (19) et 1959 (23)
  • Ferenc Puskás : 1960 (26 buts), 1961 (27), 1963 (26) et 1964 (20)
  • Amancio : 1969 (14 buts) et 1970 (16)
  • Juanito : 1984 (17 buts)
  • Hugo Sánchez : 1986 (22 buts), 1987 (34), 1988 (29) et 1990 (38)
  • Emilio Butragueño : 1991 (19 buts)
  • Iván Zamorano : 1995 (28 buts)
  • Raúl : 1999 (25 buts) et 2001 (24)
  • Ronaldo : 2004 (24 buts)
  • Ruud van Nistelrooy : 2007 (25 buts)
  • Cristiano Ronaldo : 2011 (40 buts), 2014 (31) et 2015 (48)
  • Karim Benzema : 2022 (27 buts)
Prix Puskás de la FIFA (1)
Plus beau but de C1 (4)
Prix LaLiga du Plus beau but (2)
Meilleur gardien de football de l'année (5)

Trophée Yachine (1)

The Best, Gardien de but de la FIFA (1)
Trophée Zamora (17)
  • Ricardo Zamora : 1932 et 1933
  • José Bañón : 1946
  • Juan Alonso : 1955
  • José Vicente Train : 1961, 1963 et 1964
  • Araquistáin : 1962
  • Antonio Betancort : 1965 et 1967
  • Andrés Junquera : 1968
  • Miguel Ángel : 1976
  • Agustín : 1983
  • Francisco Buyo : 1988 et 1992
  • Iker Casillas : 2008
  • Thibaut Courtois : 2020
Prix LaLiga du Meilleur gardien (2)
Meilleur attaquant de l'année UEFA (5)
Meilleur milieu de l'année UEFA (2)
Meilleur défenseur de l'année UEFA (5)
Meilleur gardien de l'année UEFA (3)
Prix LaLiga du Meilleur attaquant (1)
Prix LaLiga du Meilleur milieu (4)
Prix LaLiga du Meilleur défenseur (4)
Entraîneur de l'année FIFA (1)
The Best, Entraîneur de la FIFA (1)
Meilleur entraîneur de l'année UEFA (2)
Prix IFFHS du meilleur entraîneur de club (6)
Trophée Miguel Muñoz (4)

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel du Real Madrid pour la saison 2023-2024. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif professionnel du Real Madrid pour la saison 2023-2024[94]
Joueurs Encadrement technique
No P. Nat.[note 12] Nom Date de naissance Sélection[note 13] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la Belgique Courtois, ThibautThibaut Courtois 11/05/1992 (31 ans) BelgiqueChelsea FC2018-2026
13 G Drapeau de l'Ukraine Lunin, AndriyAndriy Lunin 11/02/1999 (24 ans) UkraineZorya Louhansk2018-2024
25 G Drapeau de l'Espagne flèche vers la droite Arrizabalaga, KepaKepa Arrizabalaga 03/10/1994 (29 ans) EspagneChelsea FC2023-2024
2 D Drapeau de l'Espagne Carvajal, DaniDani Carvajal 11/01/1992 (31 ans) EspagneBayer Leverkusen2013-2025
3 D Drapeau du Brésil Militão, ÉderÉder Militão 18/01/1998 (25 ans) BrésilFC Porto2019-2025
4 D Drapeau de l'Autriche Alaba, DavidDavid Alaba 24/06/1992 (31 ans) AutricheBayern Munich2021-2026
6 D Drapeau de l'Espagne Nacho, Nacho Capitaine 18/01/1990 (33 ans) EspagneFormé au club2013-2024
17 D Drapeau de l'Espagne Vázquez, LucasLucas Vázquez 01/07/1991 (32 ans) EspagneEspanyol Barcelone2015-2024
20 D Drapeau de l'Espagne García, FranFran García 14/08/1999 (24 ans) Espagne espoirsRayo Vallecano2023-2027
22 D Drapeau de l'Allemagne Rüdiger, AntonioAntonio Rüdiger 03/03/1993 (30 ans) AllemagneChelsea FC2022-2026
23 D Drapeau de la France Mendy, FerlandFerland Mendy 08/06/1995 (28 ans) FranceOlympique Lyonnais2019-2025
5 M Drapeau de l'Angleterre Bellingham, JudeJude Bellingham 29/06/2003 (20 ans) AngleterreBorussia Dortmund2023-2029
8 M Drapeau de l'Allemagne Kroos, ToniToni Kroos 04/01/1990 (33 ans) AllemagneBayern Munich2014-2024
10 M Drapeau de la Croatie Modrić, LukaLuka Modrić 09/09/1985 (38 ans) CroatieTottenham Hotspur2012-2024
12 M Drapeau de la France Camavinga, EduardoEduardo Camavinga 10/11/2002 (21 ans) FranceStade rennais FC2021-2027
15 M Drapeau de l'Uruguay Valverde, FedericoFederico Valverde 22/07/1998 (25 ans) UruguayCA Peñarol2018-2027
18 M Drapeau de la France Tchouaméni, AurélienAurélien Tchouaméni 27/01/2000 (23 ans) FranceAS Monaco2022-2028
19 M Drapeau de l'Espagne Ceballos, DaniDani Ceballos 07/08/1996 (27 ans) EspagneReal Betis2017-2027
21 M Drapeau de l'Espagne Díaz, BrahimBrahim Díaz 03/08/1999 (24 ans) Espagne AC Milan2023-2027
24 M Drapeau de la Turquie Güler, ArdaArda Güler 25/02/2005 (18 ans) TurquieFenerbahçe SK2023-2029
7 A Drapeau du Brésil Júnior, ViníciusVinícius Júnior 12/07/2000 (23 ans) BrésilCR Flamengo2018-2023
11 A Drapeau du Brésil , RodrygoRodrygo 09/01/2001 (22 ans) BrésilSantos FC2019-2025
14 A Drapeau de l'Espagne flèche vers la droite , JoseluJoselu 27/03/1990 (33 ans) EspagneRCD Espanyol2023-2024
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Davide Ancelotti
Préparateur(s) physique(s)
  • Antonio Pintus
  • Francesco Mauri
Entraîneur(s) des gardiens
  • Luis Llopis

Délégué

  • Chendo

Directeur sportif

  • José Ángel Sánchez

Légende

Consultez la documentation du modèle

En grisé, les sélections de joueurs internationaux chez les jeunes mais n'ayant jamais été appelés aux échelons supérieurs une fois l'âge-limite dépassé ou les joueurs ayant pris leur retraite internationale.

Joueurs prêtés
P.Nat.NomDate de naissanceSélectionClub en prêtContrat
D Drapeau de l'Espagne Vallejo, JesúsJesús Vallejo 05/01/1997 (26 ans) Espagne espoirs Grenade CF2015-2025
D Drapeau de l'Espagne Marín, RafaRafa Marín 19/05/2002 (21 ans) Espagne -18 ans Deportivo Alavés2023-2026
30 M Drapeau du Brésil Reinier, Reinier 19/01/2002 (21 ans) Brésil -23 ans Frosinone Calcio2020-2026

Image et identité

Maillot

Premier match du club entre ses membres.
Uniforme Madridista dans la première décennie du XXe siècle.

À domicile, le Real Madrid s'habille[95] intégralement en blanc (bien qu'en 1911 les chaussettes furent noires et bleu sombre). En 1925, et pour une année le maillot et les caleñons furent changés pour une version blanche écrue et noire s'inspirant de l'uniforme des Corinthians de Londres. Les chaussettes noires de cet uniforme sont restées jusqu'en 1954. Au début des années 1940, l'équipement fut de nouveau changé pour ajouter des boutons au maillot ainsi que l'écusson du club au niveau du cœur (il y figure encore aujourd'hui). Le , lors d'un match contre l'Atlético de Madrid au Metropolitano, le Real Madrid devint la première équipe espagnole à revêtir un maillot portant des numéros. À l'extérieur, les couleurs traditionnelles du Real Madrid sont soit noir intégral, soit tout en violet ou tout en bleu. Cependant l'équipe essaye d'arborer sa tenue traditionnelle blanche (merengue, « meringue » en français[2]) dans la mesure du possible.

Domicile
1902-1908
1902-1908(2)
1908-1911
1911-1914
1914-1920
1920-1925,
1926-1931
1925-1926
1931-1941
1941-1952
1953-1954
1954-1955
1955-1980
1960(3)
1980-1982
1982-1984
1984-1986
1986-1989
1989-1990
1990-1992
1992-1993
1993-1994
1994-1996
1996-1997
1997-1998
1998-2000
2000-2001
2001-2002
2002-2003(4)
2003-2004
2004-2005
2005-2006
2006-2007
2007-2008
2008-2009
2009-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
2013-2014
2014-2015
2015-2016
2016-2017
2017-2018
2018-2019
2019-2020
2020-2021
2021-2022
2022-2023

Note:(1): Selon les actes fondateurs, le club a deux uniformes en fonction de la nature de la rencontre. Note(2): En raison des règlements de l'époque, le Real Madrid doit jouer leurs matchs officiels contre d'autres associations avec le blason de la ville de Madrid. Note(3): En 1960, le Real Madrid a participé à la première Coupe intercontinentale portant le blason de l'UEFA comme représentant européen dans la compétition. Note(4): Pendant l'année civile 2002, couvrant les moitiés des saisons 2001-02 et 2002-03, une chemise toute blanche a été utilisé (sans publicité et parrainage) pour marquer le "Centenaire du Club".

Période Equipementier Sponsor
1980–1982 Adidas Aucun
1982–1985 Zanussi
1985–1986
Parmalat
1986–1989
Hummel
1989–1990 Reny Picot
1990–1992 Otaysa
1992–1994 Teka
1994–1998 Kelme
1998–2001 Adidas
2001–2002 RealMadrid.com
2002–2005 Siemens Mobile
2005–2006 Siemens
2006–2007 BenQ Siemens
2007–2013 Bwin.com
2013– Fly Emirates

L'équipement du club est fabriqué par Adidas depuis 1998. Le premier sponsor du Real Madrid fut Zanussi de 1982 à 1985. Par la suite, le club fut sponsorisé par Parmalat et Otaysa avant qu'un contrat de longue durée soit signé avec Teka en 1992. En 2001, ce contrat prit fin et le club utilisa pour une saison le logo Realmadrid.com afin de promouvoir son site web. Ensuite, en 2002, un accord fut conclu avec Siemens Mobile et en 2006, le logo BenQ Siemens apparut sur le maillot. Ensuite, le sponsor du Real Madrid est devenu Bwin.com à la suite des problèmes économiques de BenQ Siemens. Depuis 2013, il s'agit de Fly Emirates.

Logos

Le premier écusson avait un dessin simple qui consistait en un entrelacement des trois initiales du club, MCF pour Madrid Club de Fútbol, sur un fond bleu marine apposé sur le maillot blanc. Cependant, à cette époque, le règlement exigeait que pour les matchs entre clubs, l'équipe devait porter le blason de la ville de Madrid au lieu de celui du club. Le premier changement sur l'écusson intervient en 1908 lorsque les lettres adoptent une forme plus simple et sont inscrites dans un cercle.

Le second changement n'intervient qu'en 1920 sous la présidence de Pedro Parages. En effet, par un décret du roi Alphonse XIII du , le club reçoit l'onction royale et il est alors rebaptisé Real Madrid Club de Fútbol. Pour symboliser ce changement, le dessin de la couronne d'Alphonse XIII est ajouté au sommet de l'écusson. Avec l'abolition de la monarchie et la proclamation de la Seconde République en 1931, tous les symboles royaux (la couronne et le titre de Real) sont supprimés. La couronne est remplacée par une bande sombre en travers de l'écusson, symbolisant la Castille. En 1941, deux ans après la fin de la guerre civile espagnole, la couronne royale est réintroduite et la bande sombre conservée.

En 2012, le club signe avec un accord avec les Émirats arabes unis afin de construire un parc thématique dont l'inauguration aura lieu en 2015 sur une île artificielle, le Real Madrid Resort Island. Afin de ménager les sensibilités des partenaires et de la clientèle locale de confession musulmane, le club espagnol a alors choisi de supprimer la croix, symbole catholique, qui figure au sommet de la couronne surmontant l'écusson. Cette solution est également retenue lors de l'accord avec la Abu Dhabi Bank pour l'émission d'une carte de paiement électronique au nom du Real. Dans le reste du monde, la croix reste présente sur l'écusson et les maillots.

  • Historique des logos du Real Madrid
  • 1902-1931
    1902-1931[96]
  • 1902-1908
    1902-1908
  • 1908-1920
    1908-1920
  • 1920-1931
    1920-1931
  • 1931-1941
    1931-1941
  • 1941-1997
    1941-1997
  • Depuis 1997
    Depuis 1997

Structures du club

Stades

Le Nuevo Estadio de Chamartín (rebaptisé Estadio Santiago Bernabéu en 1955).
Vue intérieure du stade Santiago Bernabéu.

Après avoir changé plusieurs fois de terrain, l'équipe s'installa au Campo de O'Donnell en 1912 qui resta sa résidence pendant onze ans. Après cette période, le club déménagea pour un an au Campo de Ciudad Linea, un petit terrain d'une capacité de 8 000 spectateurs. Puis le Real Madrid s'installa au Estadio Chamartín qui fut inauguré le et pouvait accueillir 22 500 spectateurs : c'est dans ce stade que le Real fêta son premier titre de champion d'Espagne en 1932. Après plusieurs années de succès, Santiago Bernabéu, élu président du club en 1943, décida que l'Estadio Chamartín n'était plus assez grand pour convenir aux ambitions du club. Un nouveau stade fut construit et inauguré le  : c'est le Stade Santiago Bernabéu tel qu'il est connu de nos jours, même s'il ne fut appelé par ce nom qu'à partir de 1955. Le premier match qui se tint au Bernabéu fut le match joué entre le Real Madrid et le club portugais de Belenenses qui vit la victoire du Real 3-1 avec un premier but signé Sabino Barinaga.

La capacité du stade a fréquemment changé, culminant à 120 000 places après l'extension de 1953. Depuis, il y a eu une réduction progressive du nombre de places du fait des modernisations (par exemple, les dernières places debout disparurent durant la saison 1998-99 en raison des réglementations de l'UEFA interdisant ce genre de places pour les compétitions qu'elle organise) pour atteindre la capacité actuelle de 81 044 depuis 2011. Un projet de toit rétractable est actuellement à l'étude.

Le Bernabéu a accueilli la finale de l'Euro 1964, de la Coupe du monde 1982, de la Coupe des clubs champions 1956-1957, 1968-1969, 1979-1980 et la finale de la Ligue des champions 2009-2010. Le stade possède sa propre station de métro sur la ligne 10 appelée Santiago Bernabéu. Le , le Bernabéu reçoit la qualification de « stade élite », rebaptisée par la suite catégorie 4 UEFA.

Le , le Stade Alfredo-Di-Stéfano est inauguré. Le match inaugural voit l'opposition du Real Madrid avec le Stade de Reims, remake de la finale de la Coupe des clubs champions 1956. Le Real remporte ce match 6-1 avec des buts inscrits par Sergio Ramos, Antonio Cassano (2), Roberto Soldado (2) et José Manuel Jurado. Ce stade, d'une capacité de 5 000 places, est devenu la résidence du Real Madrid Castilla et a été nommé en l'honneur d'un ancien joueur du Real Madrid, Alfredo Di Stéfano, aussi président d'honneur du club.

Centre d'entraînement

La Ciudad Real Madrid est le nom donné aux installations d'entraînement du Real Madrid situées à Valdebebas près de l'aéroport de Barajas. Elle remplace l'ancienne Ciudad Deportiva qui était le centre d'entraînement du club jusqu'en 2003. Le complexe a été surnommé (et est principalement connu sous ce nom) Valdebebas en raison de sa localisation, au sein du parc naturel de Valdebebas. Inauguré en 2005, ce centre s'étend sur 120 hectares et comprend plus de 21 000 m2 d'infrastructures.

La Fabrica

Le Real Madrid compte en ses rangs 7 joueurs issus de son centre de formation (La Fabrica), celui-ci est l'un des centres de formation les plus prolifiques au monde puisque pas moins de 107 joueurs professionnels en activité en sont issus que ce soit en Espagne ou dans le reste de l'Europe. On peut citer Nacho, Dani Carvajal, Kiko Casilla, Lucas Vázquez qui jouent en équipe première au Real Madrid. Mais également d'autres grands joueurs évoluant en Europe comme Iker Casillas (FC Porto), Diego López (AC Milan), Juan Mata (Manchester United), Juanfran (Atlético Madrid), Esteban Granero (Real Sociedad), Álvaro Negredo (FC Valence), Roberto Soldado (Tottenham Hotspur), Javi García (Zénith Saint-Pétersbourg), Daniel Opare (Standard de Liège)… L’équipe d'Espagne championne d'Europe 2008 comportait 5 joueurs issus de la Fabrica contre 3 lorsqu’elle a remporté la coupe du monde 2010 puis 4 lorsqu’elle est championne d'Europe 2012.

Aspects juridiques et économiques

Aspects juridiques

Direction actuelle

L'actuel président du club est Florentino Pérez. Le directeur des relations institutionnelles est Emilio Butragueño. Il y a aussi plusieurs vice présidents : le 1er est Fernando Fernández Tapias, le 2e Eduardo Fernández De Blas, et le 3e Pedro López Jiménez. Le poste de secrétaire est quant à lui occupé pas Enrique Sanchéz Gonzaléz. Paco Gento est président d'honneur du club.

Aspects économiques

Éléments comptables

En 2014, selon Deloitte Touche Tohmatsu, le Real est le club le plus riche du monde, avec des revenus estimé à 549,5 millions d'euros.

Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du Real Madrid CF saison après saison.

Historique du budget prévisionnel du Real Madrid CF
Saison 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023
Budget 440 M€[97] 500 M€[98] 500 M€[99] 515 M€[100] 520 M€[101] 580 M€[102] 610 M€[103] 690 M€[104] 567 M€[105] 822 M€[106] 617 M€[107] 653 M€[108] 769,6 M€[109]
Légende : M€ = millions d'euros.

Sponsoring

Le sponsor maillot du club qui est utilisé depuis 2013 est Fly Emirates. Depuis 1998, l'équipementier du Real est Adidas. Hormis le sponsor maillot, le Real Madrid a des sponsors tels que :

Transferts les plus chers de l'histoire du Real Madrid

Arrivées
Rang Joueur Indemnité[110] Provenance Année
1er Eden Hazard 115 M€ Chelsea FC 2019
2e Jude Bellingham 103 M€ Borussia Dortmund 2023
3e Gareth Bale 101 M€ Tottenham Hotspur 2013
4e Cristiano Ronaldo 94 M€ Manchester United 2009
5e Aurélien Tchouaméni 80 M€ AS Monaco 2022
6e Zinédine Zidane 77,5 M€ Juventus FC 2001
7e James Rodríguez 75 M€ AS Monaco 2014
8e Kaká 67 M€ AC Milan 2009
9e Luka Jović 63 M€ Eintracht Francfort 2019
10e Luís Figo 60 M€ FC Barcelone 2000
Départs
Rang Joueur Indemnité[111] Destination Année
1er Cristiano Ronaldo 117 M€ Juventus FC 2018
2e Ángel Di María 75 M€ Manchester United 2014
3e Casemiro 70,65 M€ Manchester United 2022
4e Álvaro Morata 66 M€ Chelsea FC 2017
5e Mesut Özil 47 M€ Arsenal FC 2013
6e Mateo Kovačić 45 M€ Chelsea FC 2019
7e Robinho 43 M€ Manchester City 2008
Achraf Hakimi Inter Milan 2020
9e Raphaël Varane 40 M€ Manchester United 2021
10e Gonzalo Higuaín 39 M€ SSC Naples 2013

Autres équipes

Équipe réserve

Équipe féminine

Basket-ball

Culture populaire

Réseaux sociaux

Le , le Real Madrid devient le premier club sportif à dépasser les 100 millions de fans sur sa page Facebook officielle[112]. En 2021, le club réitère ce même record sur Instagram.

Supporters et rivalités

Pour la plupart des matchs à domicile, la majorité des sièges du stade est occupée par des abonnés, qui sont au nombre de 68 670 en moyenne. Le Real Madrid possède la meilleure affluence moyenne de tous les temps dans le football espagnol et attire régulièrement plusieurs dizaines de milliers de fans à Santiago Bernabéu. Ainsi, pour la saison 2008-2009, le club possédait la deuxième meilleure affluence moyenne en Europe avec environ 76 317 spectateurs par match de championnat.

Le club possède de nombreux fans et entretient des rivalités de longue date avec certains clubs, notamment le FC Barcelone (les deux clubs s'affrontant lors des fameux El Clásico). Le club possède aussi des rivalités avec l'Atletico Madrid et Getafe.

El Clásico

Un Clásico entre le Real Madrid et le FC Barcelone.

La rivalité avec le FC Barcelone traduit selon certains les rivalités politiques entre Castillans et Catalans. Depuis les débuts du football en Espagne, le Real Madrid et le FC Barcelone ont respectivement été considérés comme le représentant de l'État Espagnol et de la Catalogne, d'autant plus que les deux villes ont culturellement évolué dans des directions différentes[113].

Durant les années 1950, la rivalité s'intensifia quand les deux clubs se disputèrent la signature de l'Argentin Alfredo Di Stéfano qui finalement intégra l'effectif du Real Madrid et participa aux nombreux succès du club lors de la décennie qui suivit. Les années 1960 virent la rivalité s'étendre au niveau européen lorsque les clubs se rencontrèrent deux années de suite en Coupe d'Europe, le Real Madrid s'imposant en 1960 et le FC Barcelone en 1961. En 2000, la rivalité fut renforcée à la suite de la décision controversée de Luís Figo de quitter les Catalans pour rejoindre le club madrilène. Les deux équipes se rencontrèrent à nouveau en Coupe d'Europe lors de la Ligue des champions 2001-2002 où le Real Madrid, futur vainqueur, remporta un duel qui fut qualifié par les médias espagnols de « match du siècle ».

Étant les deux clubs les plus couronnés de succès en Espagne, la rivalité se renouvelle chaque année, chaque équipe luttant afin de remporter le championnat, avec, depuis quelques années aussi, l'Atlético Madrid.

Le derby madrilène

Supporters du Real Madrid pour la réception de l'Atlético de Madrid à Santiago Bernabéu lors de la saison 2006-2007.

Le voisin le plus proche du Real Madrid est l'Atlético de Madrid ce qui engendre là aussi une certaine rivalité entre les supporters des deux clubs. Bien que l'Atlético fut fondé par trois étudiants basques en 1903, des dissidents du Madrid Club de Fútbol les rejoignirent en 1904. Les deux équipes se rencontrèrent pour la première fois le lors de la troisième journée de la première édition de la Liga. Ce fut le premier derby officiel de ce nouveau championnat et le Real s'imposa 2-1. La rivalité se porta par la suite à l'échelon européen lorsque les deux clubs se rencontrèrent en demi-finale de la Coupe d'Europe 1959 : le Real s'imposa 2-1 au Bernabéu mais l'Atlético gagna 1-0 au Metropolitano. L'égalité engendra alors un troisième match que le Real gagna 2-1. Cependant l'Atlético obtint sa revanche lorsque, menés par l'ancien entraîneur du Real Madrid José Villalonga, ils vainquirent les Merengues lors de deux éditions consécutives de la Copa del Generalísimo en 1960 et 1961.

Entre 1961 et 1989, lorsque le Real dominait la Liga, seul l'Atlético offrait une certaine opposition puisqu'il remporta la Liga en 1966, 1970, 1973 et 1977. En 1965, l'Atlético devint la première équipe à battre le Real Madrid depuis huit ans. Cependant, les résultats de ces dernières années sont en faveur du Real Madrid.

Le petit derby désigne des matchs contre le Rayo Vallecano situé dans le quartier de Vallecas, à Madrid mais aussi contre Getafe CF qui est situé à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid.

Notes et références

Notes

  1. 1 2 Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. 1 2 3 4 Les noms qui apparaissent en gras indiquent les joueurs qui évoluent actuellement en équipe première.
  3. Dans la colonne « Europe » sont inclus tous les titres remportés dans les compétitions UEFA.
  4. Dans la colonne « Autres » sont inclus tous les titres remportés en Coupe intercontinentale, Coupe du monde des clubs FIFA, Coupe de la Ligue, Coupe Latine et Supercoupe d'Espagne.
  5. Dans la colonne « Europe » sont inclus tous les matchs disputés en compétitions UEFA.
  6. Dans la colonne « Autres » sont inclus tous les matchs disputés en Coupe intercontinentale, Coupe du monde des clubs FIFA, Coupe de la Ligue, Coupe Latine et Supercoupe d'Espagne.
  7. 1 2 Dans la colonne « Europe » sont inclus tous les buts marqués en compétitions UEFA.
  8. 1 2 Dans la colonne « Autres » sont inclus tous les buts marqués en Coupe intercontinentale, Coupe du monde des clubs FIFA, Coupe de la Ligue, Coupe Latine et Supercoupe d'Espagne.
  9. Ronaldo, Zinédine Zidane, Michael Owen, Kaká et Cristiano Ronaldo ont remporté un Ballon d'or quelques années avant d'arriver au club. Par ailleurs, d'autres joueurs du Real ont obtenu des places d'honneur tels que Alfredo Di Stéfano (2e en 1956), Raymond Kopa (2e en 1959, 3e en 1956 et 1957), Ferenc Puskás (2e en 1960), Amancio (3e en 1964), Emilio Butragueño (3e en 1986 et 1987), Predrag Mijatović (2e en 1997), Davor Šuker (2e en 1998), Raúl (2e en 2001), Roberto Carlos (2e en 2002) et Cristiano Ronaldo (2e en 2009, 2011, 2012 et 2015).
  10. D'autres joueurs du Real ont obtenu des places d'honneur tels que Luís Figo (2e en 2000), Zinédine Zidane (2e en 2002 et 2003) et Cristiano Ronaldo (2e en 2009 et 2012, 3e en 2011).
  11. Ronaldo et Cristiano Ronaldo ont remporté un Soulier d'or quelques années avant d'arriver au club. Par ailleurs, d'autres joueurs du Real ont obtenu des places d'honneur tels que Raúl (3e en 1999 et 2001), Ruud van Nistelrooy (3e en 2007) et Cristiano Ronaldo (2e en 2012 et 2013, 3e en 2016).
  12. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  13. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Références

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  69. Triple tenant du titre, le Real Madrid humilié à domicile par l’Ajax Amsterdam est éliminé de la Ligue des Champions.
  70. La Juventus détrône le Real Madrid.
  71. Zidane revient au Real Madrid.
  72. Officiel : le Real Madrid s’offre Rodrygo
  73. Officiel : le Real Madrid s’offre Éder Militão.
  74. Communiqué officiel : Jović.
  75. Communiqué officiel : Hazard.
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Voir aussi

Articles connexes

  • Real Madrid (club omnisports)

Liens externes